‹ Les Indulgences, leur nature et leur usageChapitre 356 sur 396 · II* PARTIE, III' SECTION — TEMPS SPÉCIAUX · texte numérisé non relu

II* PARTIE, III' SECTION — TEMPS SPÉCIAUX

Au sujet des trente messes grégoriennes mentionnées dans le décret précédent (n. I), la S. Congrégation des Indulgences a déclaré en cuire tout récen\ment (24 août 1888), que, suivant la pieuse coutume introduite par saint Grégoire et reçue ensuite par l'Eglise, ces messes ne peuvent pas être dites pour les vivants, et qu'on ne connaît aucune Indulgence pléniére accordée à cette pieuse pratique. Par son décret du 15 mars 1884, la S. Congrégation avait entendu seulement approuver la pratique elle-même et la confiance des fidèles attribuant aux trente messes une efficacité spéciale pour délivrer les âmes du purgatoire [Acla Sanclse Sedis, XXI, 254). Dans une réponse ultérieure (14 janvier 1889), la même Congrégation a déclaré que les trente messes ne devaient pas être dites en l'honneur de saint Grégoire ou avec la commémoration de ce saint, et qu'il n'y avait aucune obligation de faire célébrer ces messes par le même prêtre et au même autel. Par contre, elles doivent se dire durant trente jours consécutifs, et l'on doit les appliquer à l'âme dont on veut obtenir la délivrance de la divine miséricorde (Cfr., sur toute cette matière, la Nouvelle revue théol. xxi, 121 sqq).

C* — Teuipg nuxf|uel(8 sont attachées des Indulgences spéciales.

26. L'Indulgence de l'année sainte ou du Jubilé '. Définition et origine du Jubilé chrétien.

1) On fait contimunément dériver le mot Jubilé de l'hébreu jobel, qui signifie corne de bélier, parce que les prêtres de l'Ancien Testament se servaient d'une trompette qui avait cette forme pour annoncer l'année jubilaire. De là vient que ce mot signifie par excellence joie^ jubilation, cri d'allégresse. Le même mot hébveii jobel a donné naissance aux expressions latines jubilum, cri de réjouissances ; jubilare, jubiler ; jubilœus annus, année jubilaire, année de rémission.

2) L'année du jubilé était en effet pour les Israélites une année de joie, de jubilation et de pardon universel. Nous en trou-

4. Cfr. Bellegambe, Enchiridion theologico-practicum de JubiUeo, Colonise 1721 ; Pasqlaligo, Theoria et Praxis magni Jubilœi atque etiam extraordinarii, Romœ 1630; Minderek, Supplément um titeol. moralis Patris Elbel, Aug. Vinci., 1763, part. V et VI; Loiseaux, Traite canonique et pratique du Jubilé, Tournai, 185'J ; Mclanc/es tftcolofiiques, iV» série, p. 562, V» série, p. 577 ; Theodorus a Spiritu Sancto, Tractatus historico-lheologicus de Jubilseo, Aug. Vinci, 1751. — V. encore l'article Jubilseum du P. Schneider, dans la feuille hebdomadaire de Bonn, das Deutsche Vaterland, au sujet du Jubilé de 1875.

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