PARTIE, 1»« SECTION — PRIÈRES INDULGENCIÉE
j'aime aussi et je veux aimer mon prochain comme moi-même.
Pour exciter les fidèles à faire souvent ces actes si utiles et même nécessaires au salut éternel, les souverains pontifes ont accordé les Indulgences suivantes :
Indulgences (/?acra//a, p. 19): 1) Indulgence plénière, une fois le mois, au jour de leur choix, pour ceux qui, pendant tout un mois, réciteront dévotement et de cœur les actes susdits. Conditions: confession, communion, prières pour la paix entre les princes chrétiens, pour l'extirpation des hérésies, et pour l'exaltation de la sainte Eglise ' (Benoît XIII, 15 janvier 1728, et Benoît XIV. — Décr. de la S. Congrégation des Indulgences, du 28 janvier 1756\ — 'i) Indulgence plénière, à l'article de la mort (Benoît XIV, ibid.) — 3) Sept ans et sept quarantaines, chaque fois qu'on récite ces mêmes actes dévotement et de cœur (Benoît XIV, ibid. — Benoît XIII n'avait accordé cette Indulgence qu'une seule fois le jour).
En outre, Benoît XIV déclara que ces Indulgences 7ie sont pas attachées à une formule déterminée de ces actes, mais que chacun peut adopter celle qui lui convient^ pourvu qu'il exprime les motifs respectifs des trois vertus -.
4. Acte de foi aux privilèges de Marie et à V infaillibilité du Pape,
0 mi Deus ! credo in le, credo omnia qux tu retelasti, et qux sancta Ecclesia catholica credenda proponit. Credo imprimis beatissimam Virginem Mariam vere esse Dei Genitriceni; credo firmiter et indubitantcr, eam esse slmul matrem et vii'ginem, et liberam ab omni eiiam minimo peccato actuali; item firmiter et indubitanter credo, Mariam in primo
0 mon Dieu! je crois en vous, je crois tout ce que vous avez révélé et que la sainte Église catholique me propose de croire. Je crois en particulier que la bienheureuse Vierge Marie est véritablement mère de Dieu; je crois fermement et sans hésiter qu'elle est en même temps vierge et mère, et exempte de toute faute actuelle, même la plus légère ; je crois fermement
1. Telles sont ordinairement les intentions pour lesquelles les souverains pontifes prescrivent des prières, surtout comme conditions pour gagner les Indulgences plcnières. Toutefois il n'est pas nécessaire, comme nous l'avons dit plus haut (p. 79) qu'on se rappelle toutes ces intentions. C'est pourquoi nous les désignerons dorénavant par les paroles suivantes: prières selon les intentions ordinaires; ou: aux mlentions du Souverain Pontife,
2. D'après cette déclaration de Benoît XIV, il ne suffit plus, pour gagner les Indulgences ci-dessus, de faire intérieurement ces trois acics. Selon I& concession de Benoît XI 11 comme elle est rapportée dans le rescrit de la S. Congrégation du 30 juillet 173o {R-'scr. aulfi,n. 105), elles étaient ausài aùactiées aux actes purement intérieurs. CtV plus liaut, p. 76, § 6, 2.
instanti sux conceptionis fuisse, singulari omnipolentis Dei gratia et pritilegio, intuilur meri' torum Christi Jesu, Salvatoris humant generis, ab omni originalis culpœ labe prseservatam immunem. Item firmiter et indubilanter credo, Romanum Pontificern, cum ex cathedra loquitur, id est, cum, omnium Christianorum Pastoris et Doctoris munere fungens, pro sua su~ prema et aposlotica auctoritate doclrinam de fide et morihus ab universa Ecclesia te^iendam définit, per assistentiam divinam, ipsi in beato Petro promissam, ea infallibilitale pollere, qua divinus Redemptor Ecclesiam suam in definiendo de fide tel moribus instructam esse voluit ; ideoque ejusmodi Roniani Pontificis definitiones ex sese, non autem ex consensu Ecclesiœ, irreformabiles esse. Hœc omnia credo, quia sancta tua Ecclesia, quœ est columma et fundamcntum veritatis, quœ numquam erravit nec umquam errare potest, hsec credenda proponit.
et sans hésiter que Marie, dans le premier instant de sa conception, par grâce spéciale et privilège du Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ Sauveur du genre humain, a été préservée de toute tache de la faute originelle. Je crois fermement et sans hésiter que le Ponlife romain, lorsqu'il parle ex cathedra, c'est-à-dire, lorsque, remplissant la fonction de pasteur et de docteur de l'universalité des chrétiens, définit, en raison de sa suprême autorité apostolique, un point de doctrine concernant la foi ou les mœurs, pour l'imposer à l'Eglise tout entière, jouit, par l'assistance divine qui lui a été promise dans la personne du bienheureux Pierre, de cette infaillibilité dont le divin Rédempteur a voulu doter son Église définissant les choses de la foi ou des mœurs ; et, par conséquent, que ces définitions du Pontife romain sont irréformables par elles-mêmes, et non pas en vertu du consentement de l'Église. Je crois toutes ces choses, parce que votre sainte Église, colonne et fondement de la vérité, qui n'a jamais erré et ne peut jamais errer, les propose à ma croyance.
Indulgence : {Raccolta, p. 35) : Cent jours, une fois le jour, quand on récite cet acte de foi d'un cœur contrit et avec dévotion (Pie IX. — Rescr. de la S. Congrég. des Affaires ecclésiastiques extraord,, du 10 janvier 1871).
S. Offrande pour le commencement de la journée et pour le temps de la sainte Messe.
1. Offrande pour lé commencement de la journée. Seigneur, Dieu lout-puissant, me voici prosterné devant vous pour vous apaiser et honorer votre divine majesté au nom de toutes les créatures. Mais comment le faire, étant moi-même un misera-