ENCRES A ÉCRIRE ET DIMPRIMERIE
Les encres à écrire peuvent se diviser en encres inaltérables qu'on obtient habituellement en traitant une décoction d'une substance tannifère (noix de galle, campéche, dividivi, sumac, etc.) par du sulfate ferreux, et en encres aux couleurs d'aniline qui sont de simples dissolutions de ces matières colorantes dans l'eau ou dans l'alcool.
Les encres communicatives sont presque toutes préparées avec des solutions de colorants artificiels de grande intensité, auxquelles on ajoute du sucre ou de la gomme.
Les encres d'imprimerie sont essentiellement formées par un mélange intimement broyé d'une huile siccative et du noir quand il s'agit d'encre noire, et de cinabre ou d'indigo lorsqu'on a affaire à une encre rouge ou bleue.
Dans ces encres, le pigment coloré est naturellement tenu en suspension dans l'huile siccative; outre ses quaUtés propres, il doit se présenter à un état de division extrême pour donner de la régularité et de la netteté aux impressions de luxe et à la gravure.
Parmi les huiles siccatives en usage dans la préparation des encres, c'est l'huile de lin, préalablement débarrassée des matières albuminoïdes , et à laquelle on fait ensuite subir une cuisson spéciale, qui est surtout employée.
Le nombre des compositions en usage pour les différentes sortes d'impression est considérable, et nécessiterait une étude spéciale de toutes les matières premières qui concourent à leur fabrication, ainsi que des manipulations auxquelles ces matières sont soumises pour arriver jusqu'au produit final. Le cadre et aussi le but de cette étude étant très limités, nous n'insisterons pas davantage sur cet important chapitre de l'industrie chimique.