‹ Les industries chimiques et pharmaceutiquesChapitre 72 sur 160 · RÉSIDUS · texte numérisé non relu

RÉSIDUS

Série des résidus

de i"jel.

Série

des résidus

de

9' jet.

Va8dine<

Résidu noir (vaseline brute).

oran^

blonde

dlron

blanche

Vaselines industridles

Brai de Blackpot

Graisse crPétrocine'^

Coke de pétrole . . . .

Pétrocène brut

Pétrocène cristallisé .

Applications phannaceutiques.

Isolants âectriques.

Pour enduits.

Pour la fabrication des charbons électriques.

Produits de laboratoire.

PRODUITS DBRIYBS d'bPURATIOH.

Goudrons acides de pétrole

Goudrons neutres

Brai de goudron

Huile de goudron

Acide snlfnriqne â 60 degrés

Acide sulfbuiqae r^néré à 66 àefrréa

Sulfate de fer, sulfate d« cuivre, sulfate d'anunoniaque, superphosphate

Pour la fabrication du superphosphate.

Pour la fabrication du gai riche.

Pour vernis et enduits.

Pour imprimerie.

Oiokériie. .

naturelle brute, noire fondue . .

verte

siRIl OZOKÉRITB.

SBRIB ciRBSINB.

blanche i

supérieure .

supérieure .

spéciale . . .

ordinaire . .

naturdle. . .

Gérësine. . . { jaune < naturelle . .

( franc

orange franc

rouge franc

Cire minérale jaune

Cire minérale blanche raffinée

Brai minéral noir

Cire noire pour cuirs

Isolants; cirages, etc.

La même année, diaprés des procèdes étudiés par ses chimistes, die a instaiié dans son usine du Rouen, des ateliers pour la régénération de i*acide sulfîirique ayant servi à IMpuration des pétroles et jusqu'alors inutilisés. La production de ces acides, concentrés à 66 degrés, est annuellement de 6oo tonnes.

A Tapparition de Tautomobilisme, die a enfin préparé une essence spécide pour les moteurs qui actionnent les voitures.

Ce n'est pas seulement en France que s*exerce l'activité industrielle de MM. Deutsck. En Espagne, ils possèdent, sous la raison socide Deutsch et G'*, quatre raffineries de pétrole k Alicante, Séville, Santander et Barcdone. A Séville, ils ont installé également une fabrique d'acide sulforique.

Enfin en Russie, au Caucase, ils ont contribué à la création et au développement de la Société cornmerdak et industrielk de Naphte Caspiemie et Mer Noire, actuellement une des plus considâ^les de Rakou pour l'extraction, la raffinerie et le conmierce du pétrole. Soucieux des intérêts de leur personnel, MM. Deutsch ont établi : i"" des primes k l'ancienneté; a** des retraites et pensions; 3*" une caisse d'épargne; 3* des participations dans les économies de fabrication.

MM. Fen AILLE ET Despeavx, rue du Conservatoire, à Paris.

Dès l'apparition des pétroles bruts américains, en 1 86 1, la maison Fenaille et Despeaux, travaillant à Aubervilliers, près Paris, et à Rordeaux, les huiles de résine, peut essayer, la première, avec son matérid de chaudières à résine, la distillation des huiles de pétrole.

En i86a , la fabrication des huiles et essences d'éclairage est complètement installée et se développe rapidement

En 187 A, la maison installe dans le port de New-York de vastes entrepôts pour l'emmagasinement du pétrole et le chargement des navires. Le matériel des usines est doublé.

En 188 A, die crée l'usine de Rouen, une des plus importantes de France, et qui reçoit annuellement, tant pour ses besoins que pour ceux de l'usine d'Aubervilliers, près Paris, environ 55o,ooo hectolitres par an.

La Raffinerie de Rordeaux, rdiée au port par un (rpipe line» conduite en fonte, travaille environ 380,000 hectolitres par an.

Depuis qudques années, l'importance de production des raffineries a nécessité la cr^tion de dépôts de vrac chargés de l'alimentation r^onale de la France, tels que Lyon, Girancourt, Vemon, Resançon, Ch&lons-sur-Mame, Nevers, Roanne, Limoges, Clermont-Ferrand , etc.

Les principdes marques sont : SaxoUme, Benzo-moteur, PétréoKne,

M. Hàmel (^Henry), Quai Valmy, 31, à Paris.

Cette maison s'occupe spécidement du traitement des produits destinés au grdssage. Elle possède une usine k New-York en vue de la préparation de la ValvoUne.

Dans son usine de Pantin elle fabrique des grdsses consistantes, des grdsses à voitures; die y rectifie, y modifie les huiles minérdes, américdnes on russes, pour les transformer en huiles «rcompound, etc., suivant les différents emplois auxquels elles sont affectées.

A côté de cette industrie, la maison s'occupe paiement de la fabrication du caoutchouc souple sous toutes ses formes et dans toutes ses applications pour les différents besoins de l'industrie, de la chirurgie, etc.

Elle prépare égdement le caoutchouc durci pour les cylindres de papeterie, les pompes en durd employées par les fabriques de produits chimiques pour la manipulation des acides.

ARTS CHIMIQUES ET PIlAllMAClE. 193

MM. Kmstnsb et C", à Bellevue, commune de Ghoui (Haut-Rhin).

L'âablifiement de Bdievue a M fondé , en 1818, par M. Charies Kestner, dëjà propriétaire de la fabrique de produits chimiques de Thann (Haut-Rhin).

Il était destiné à lexploitalion d^un gite de terre alumineuse et à la fabrication de produits dérivés delà distillation du bois. La falnrication du sulfate d'alumine fut abandonnée au bout de peu d'années, mais la distillation du bois fut continuée.

Après la guerre de 1 87 1 , les Etablissements de Thann firent partie de la Société anonyme des produits chimiques et Tusine de BeHevue, sur le territoire français, continue è être exploitée par les edants de Charles Kestner.

Ezpbitation. — L'usine distille par an environ 10,000 stères de bois provenant, pour les deoi tiers, de forêts appartenant à la famille Kestner et ntuées sur le territoire de Belfort, et un tiers d'achats fûts dans le voisinage.

fttxluits fabriqués. — Charbons de bois, acide pyroligneux, pyrolignite de fer, de chaux, de soade, de plomb, d'alumine, acide acétique pur, alcool méthylique, huile de goudron de bois, ^.

Actaellement l'usine fabrique suilout du pyrolignile de fer pour les teinturiers d'Alsace et des Vosges, du méthylène type régie et du méthylène 99-100 degrés nécessaires à certaines fabrications particulières, ainsi qu'aux usines de produits chimiques de Thann et de Mulhouse.

Il faut ajouter qu'à côté de ces produits , rÉtablissement est seul à fabriquer en France du musc Baur.

Inatitntions ouvrières. — Participation aux bénéfices. — M. Kestner avait fondé à Thann et à Bellevue des institutions ouvrières : caisses de prévoyance et de secours , prêts pour faciliter lacfaatde maisons ou de terres de culture, etc.; d'autre part, tous les contremaîtres et ouvriers participent aax bénéfices de l'Établissement.

MM, Lambiotte frères, rue des Francs-Bourgeois, à Paris. — Usines à Prémery et à Demeurs (Nièvre) et à Mai'behau (Belgique).

La première usine créée par MM. Lambiotte hères et fils fut celle de Marbehau (Belgique). ËQ 1886, fut montée celle de Prémei'y et, en 1891, la maison a accpiis les anciennes forges de la marine, à Demeurs (Nièvre) et les a transformées en usines de distillation du bois.

Depuis 189'^, mort de M. Lambiotte père, la maison a pris nom Lambiotte frères, et n'a cessé d'améliorer les procédés de fabrication. En 1897, fut inventé un procédé de dessiccation du bois (lirevel français N" 271 i3i), grftce auquel l'usine peut sécher 600 stères de bois par jour. Cela permet de ne travailler que des bois renfermant peu d'eau hygrométrique et d'obtenir, par une distillalioii ralioiuielle, des produits meilleurs, tout en augmentant les rendements d'une façon sensible.

fttNlaciion. — L'augmentation de bois mis en œuvre depuis l'époque de la fondation de la maison ^ coQsidérabie. Ainsi, en 1881, on ne distillait que 8,000 stères par an et, en 1899 , on en a dis- ^^1^ i8o,&9o stères, soit journellement la charge d'un train.

Les différentes usines consomment environ 33,ooo tonnes de houille annuellement et occupent un l^sonncl (le 700 ouvriers et employés.

EM. Lambiotte frères ne se bornent point à piéparer les produits bruts de la distillation , ils ont développé leur industrie autant qu'elle peut l'être dans l'état actuel de la science. Ils ont perfectionné d leurs extrêmes limites les méthodes de purification des phénols les plus usités, contenus dans le goudron de bois de hêtre, préparent les diflerenles variétés de créosotes exigées j)ar le Codex français et les pharmacopées étrangères, ainsi cpie les principaux dérivés employés en médecine , et ont été

Gn. XIV. — Cl. 87. — T. 11. iH

IHI'RIMIUIB ^ATIUHALK.

les premiers à produire régulièrement du gaiacol cristallise naturel. Le tableau, qui Ggure page 5âo, est un rénimë de tous les produits que fabrique cette maison.

Eu ^ard à leur grande production, MM. Lambiotte livrent une bonne partie de leur mëthylèoe et leur acétone au gouvernement français et à divers gouvernements étrangers pour la Cabrication de k poudre sans fumée.

MM. Lassai LLï (/.) ^r E. Bichbbois, rue Camille-DesmeulinSy 33, à Issy-les-Moulineaux.

Cette maison, fondée en i865 par M. Bourgeois, était principalement destinée à la fabrication du bitume; on y distillait très peu de goudron. Par suite de diverses circonstances, elle fut reprise, en 1893, parles propriétaires actuels qui ont, au contraire, cherché à développer la distillation du goudron.

En 1899 , ils ont traité 5,ooo tonnes de goudron qui ont donné :

Huiles légères pour ia fabrication des benzols et benzines loo tonnes.

Huiles lourdes épurées pour la fabrication de Tacide phénique brut, de la crésiiine pour le créosolage, Téciairage (au moyen des appareils Wells, Seigle, etc.), le démoulage 969

Naphtaline brute pour la fabrication de la naphtaline blanche, du noir léger, la

production des nuages artiticiels 35o

Anihracènc pour la fabrication de Talizarine artificielle 3o

Brai sec on gras pour la fabrication des agglomérés de houille, du bitume, des

charbons électnques, du vernis noir métallique, etc d,ooo

Parmi les sous-produits obtenus par dissolution ou mélange avec d^autres matières , nous citerons :

La earboleine, huile lourde spéciale, frâctiounée entre des points déterminés, qui sert à la préservation des bois. Ce produit est homogène et ne renferme aucun colorant.

La crésiline, sorte de savon liquide, à base d'huile et d'acide phénique, qui, mélangé avecTeau dans la proportion de 3 ii 5 p. 0/0, constitue un désinfectant. Produit analogue à la créoline, au crésyl leyes, au laurénol, lysol, etc., qu*il remplace très avantageusement.

Coabarine. — Sorte de peinture hydrofuge et antiseptique fabriquée avec les huiles de goudron.

Mattiepour toitures plates. — Dérivé du goudron qui remplit le même rôle et possède les mêmes propriétés que les produits: mastic végétal, ciment volcanique , etc.

Bitume pour parquets et daUages, — Produits qui se préparent en mélangeant intimement du brai en fusion avec plus ou moins de carbonate de chaux et de Targile pulvérisée, et séchés au feu.

Karohe progressive de l'usine. — En 1893-1893, le chiffre d'affaires de la maison était de i&/ï,ooo francs, en 1896-1897 il s'élevait à &5o,ooo francs et en 1899-1900 il atteignit 767,000 francs. Ce résultat serait dû à Timportanoe qu*a prise la fabrication des produits secondaires énumérés plus haut

L'exposition de la maison comportait, naturellement, des échantillons de toutes les matières extraites du goudron, ainsi que des mélanges artificiels fabriqués.

MM. Pages-Camus et C'% rue Barbette, à Paris, — Usines à Ivry-Port et à Vitry-sur-Seine (Seine).

Fondée en i8a3, cette maison s'est, depuis, constamment développée, s'efforçant d'apporter à son matériel et ses procédés de fabrication toutes les améliorations provoquées par les découvertes phy-

siques, chimiques ou mécaniques. Elle fabrique et purifie tous les produits de la distillation du bois, méthylène, acide acétique, acétates de plomb, de cuivre, etc., acétone. Les échantillons exposés par celte maison se recommandaient par leur beauté et leur pureté.

MM. Pluchb st C^, rue de la Victoire, 48, à Paris. Usines à Balaruc, près Cette.

Celte usine a été créée, en 1881, dans le but d'approvisionner la r^ion eu liquides propres à Tédairage, pétrole, essences. Comme accessoire, ^e produit des superphosphates de chaux pour engrais et huiles pour graissage.

Montée avec Tobjectif initiai de lui faire produire environ 35o f&ts par jom% son développement commercial Fa amené graduellement à installer des appareils (j A grandes chaudières de 5 00 fûts) qui lui permettent de produire un millier de fûts par jour.

Elle a monté la fabrication de caisses etd*estagnons destinées k la livraison du pétrole dans les pays chauds, Algérie, Tunisie, etc.

Le personnel nécessaire à ces divers services est d'environ a 00 ouvriers et ouvrières.

Société anonyme des huiles minérales de Colombes, rue Saint-Lazare, 60 , à Paris.

Constituée en 1 868 , la Société prit la suite de la Société Darcet et C*, qui s'occupait de la distillation des schistes français du bassin d'Autun et du boghead d'Ecosse.

Abandonnant, en 1878, le traitement des huiles de schiste, la Société ne s'occupa plus que de la distillation du pétrole et, dès 1878, die présenta à Texposition une huile de pétrole absolument blanche, obtenue par filtration sur l'argile et se faisait ainsi l'initiatrice du procédé actuellement employé pour le traitement des résidus de pétrole , en vue de la fabrication de la vaseline.

Dans le cours de sa longue pratique, la Société a notablement perfectionné ses procédés de distillation : i*" de l'huile lampante, de façon à lui maintenir un haut degré d'inllammabilité et une composition constante ; a* de ses essences auxquelles elle a assuré une grande homogénéité ; 3* de sa gazoline ou éther de pétrole qu'dle donne comme constituée uniquement de butane et de pentane.

Ces perfectionnements ont contribué à augmenter les rendements dans de notables proportions , comme le montrent les chiffres suivants :

ARCIBIIIIB ROUVKLLB MSTILLATIOir. DUTIUATIOR.

PBOB0IT8. —

Gaxoline 8.5 8.9

Steiline 36.5 89.5

Essence 89.3 89.6

Résidus 99.1 19.7

Total i oo.oo i oo.oo

Sous le nom de Steiline, elle fabrique spécialement une essence pour les voitures automobiles et les tricycles à moteur, et qu'elle considère comme un mélange d'hexane , d'heptane et d'octane.

Dans le traitement des sous-produits, elle a imaginé de laver les gaz riches en les faisant barbotter dans une huile de pétrole appropriée, maintenue au moyen d'une machine à glace à une température ti^ès basse. Ces hydrocarbures , ainsi récupérés , sont ensuite séparés par distillation et font retour à la masse d'essence biiitc.

D'autres amâiorations ont été introduites dans le traitement des eaux blanches et dans celui des goudrons acides.

La maison a également entrepris Tëtude du pëtrocène brut contenu dans les derniers produits de la pyrogénation des résidus de pétrole. Elle a séparé le chrysène qui forme la partie principale du pélrocène et se propose d'en continuer Tétude.

Le service d'exploitation et commercial de la Société a également reçu de l'extension. Des dépôts ont été établis dans plusieurs centres de la France pour amener la diffusion des produits de la maison. A l'intérieur de l'usine, toutes les précautions ont été prises pour limiter les risques d'incendie. Quant à l'hygiène des ouvriers, elle est observée par l'établissement de vestiaires , lavabos , de salles de bair.s et de douches. Une caisse de retraites pour la vieillesse, à laquelle la Société contribue pour une lar^ part, fonctionne dans l'Établissement.

Société anonyme de la Raffinerie de pétrole de Dlnkerqve, rue Saint-Lazare, 76, à Paris. — Société au capital de 1, 5 00,0 00 francs. — Siège social à Dunkerque.

Constituée en 1896 , cette Société possède k Petile-Synthe (Dunkerque) ses établissements composés de deux parties distinctes , savoir :

1* Une usine pour le railinage des pétroles bruts, américains et russes, avec bâtiments annexes i;our l'emballage et l'expédition ;

3° Un vaste entrepôt pour la manutention des pétroles bruts, destinés à Tapprovisionnement eu matières premières des diverses raffineries de pétrole de la région du Nord.

L'usine, fondée en 1 86â par M. Trysti*am père et acquise par la Société actuelle, raffine annuellement environ /i5,ooo barils de i/i5 kilogrammes de pétrole brut, dont les 9/10 sont des pétroles américains de la Pensylvanie ou de l'Ohio, et le dernier dixième des distilleries de Bakou. Les divers produits fabriqués sont : le pétrole ordinaire de densité (0.806), le pétrole de luxe (o.yoS), l'essence pour moteur (0.680 à 0.690) , ainsi que les sous-produits : huiles pour graissage, goudron de pétrole, coke de péirole, etc.

L'entrepôt a été créé de toutes pièces en 1895, et peut recevoir 90,000 fûts de 180 litres de pétrole brut. Le péirole arrive dans le port de Dunkerque dans des navires citernes pouvant contenir 5,000 tonnes en moyenne, en est extrait au moyen de pompes aspirantes et foulantes qui l'envoient par une conduite de m. 9a5 de diamètre (pipe line) dans les réservoirs de l'usine, qui est située k 3 kilomètres.

Société de carbonisation et produits chimiques de Vovtré, à Voutré (Mayenne).

Cette Société a été fondée , on 1 87 1 , pour effectuer la carbonisation en vase clos des bois environnants, situés dans les départements de la Sarthe, de l'Orne et de la Mayenne.

L'usine s'approvisionne presque totalement en bois de chêne écorcé, que la région foui-nit eu abondance, et carbonise actuellement environ 10,000 tonnes de bois.

La fabrication de ses produits chimiques a suivi un développement parallèle à celui de la carbonisation. Bornée primilivemeul à l'acétate de soude et au méthylène, elle embrasse aujourd'hui la plupart des sous-produits qui renferment de l'acide acétique.

L'usine de Voutré produit actuellement :

âoo,ooo litres de méthylène à 90 degrés, qu'elle vend soit pur, soit k l'état de méthylène propre a la dénaturation ;

800 tonnes d'acétate de soude blanc;

1 5o tonnes d acétate de plomb et 100 tonnes do verdet raffiné.

Enfin , par un irailement ultérieur de son acëtaie de soude blanc, elle produit de s5o à 3oo tonnes d*acide acétique bon gfoût, à la dilution de ho p. loo, qui trouve son principal dëbouchë dans le conunercc de la droguerie et celui de la pharmacie. Elle fabrique, par le même procède, Tacide crislaliisable.

En raison des besoins croissants de sa dientèle, Tusine de Voutré transforme encore de notables quantités d*acétate de chaux brut, qu'elle achète soit en France, soit en Amérique. Elle produit ainsi annuellement de 5oo à 600,000 litres d'acide acétique industriel, à divers degrés, qui trouve son écoulement dans les mdienneries, les teintureries, les fabriques de céruse, etc.

L acétone qu'elle produit est transformé en iodoforme par un procédé breveté par MM. Suillot et H. Raymond. La production d'iodoforme est d environ 3,000 à s, 5 00 kilogrammes par an.

Une partie de l'acétate de soude est converti en vert de Schweinfurt pour la peinture des carènes des navires. La maison en produit environ 3oo,ooo kilogrammes par an.

Deux cents ouvriers sont employés dans l'usine, qui est édairé à la lumière électrique et est munie des appareils les plus nouveaux et les plus perfectionnés.

Société indvstbielle d Aiguillon (Lot-et-Garoime).

Jeune Société, fondée en 1889, au capital de 180,000 francs, pour l'exploitation de procédés de distillation de débris ligneux : sciure, copeaux, brindilles, aiguilles et pommes de pins, écorces, etc., qui se trouvent en si grande abondance dans les Laides.

Les procédés et plans des appareils sont dus à MM. Raden Chronow et Lacombe , ingénieurs.

Outre les produits de la distillation pyrogénée, conune Tacide acétique, le méthylène, l'acétone et les goudrons, qu'elle compare aux goudrons de Norvège,' la Société se propose de recueilh'r le produit de la combustion des gaz, c'est-à-dire l'acide carbonique, et de le condenser pour le livrer au commerce. La disposition des appareils semble ingénieuse, mais nous doutons fort qu'un acide préparé de la sorte, même après des lavages, soit dans les conditions voulues pour être employé impunément aux usages auxquels il est destiné. Tout acide provenant d'une combustion, la mieux réglée, peut, . en effet, renfermer des traces d'oxyde de carbone dont on ne peut le débarasser, industriellement pariant, qu'en faisant entrer le gaz carbonique en combinaison avec un carbonate alcalin, et décomposant ensuite par la chaleur le bicarbonate formé.

La Société ^La Térébenthine française n, rue de la Victoire, 46, à Paris. Société anonyme au capital de 2,000,000 de francs.

Cette maison, fondée en 189&, possède actuellement huit usines à vapeur disséminées dans les départements de la Gironde et des Landes et est de beaucoup la plus importante fabrique d'essence de térébenthine et de produits résineux. *

On sait que la conifère exploitée dans ces r^ons est le pin maritime. La résine qu'on en extrait est soumise à la distillation soit à feu, soit par la vapeur d'eau. Il n'y a pas moins de 180 usines ou ateliers dans lesquels se Mi cette distillation.

La Société tria Térébenthine )» travaille exclusivement à la vapeur, chacune de ces usines possède un générateur de 55 mètres carrés de surface de chauffe. U en résulte une certaine constance dans la fabrication, qui fait que les produits obtenus possèdent toujours la même composition et les mêmes propriétés.

La maison fabrique également différentes variétés de braies et de colophanes plus ou moins colorées suivant l'époque à laquelle la résine a été récoltée et traitée ; la térébenthine molle ou gomme, récollife

au printemps, à iouvei^tui'e de la campagne, donne, en effet, des colophanes clairs, tandis que la récolte d'automne ne fournit que des brais. Les brais et les colophanes représentent environ trois fois et demi le poids de Tessenoe fabriquée.

Indépendamment des produits directs de la distillation de la résine, la maison s*est attachée à préparer un savon de résine spécial pour le collage du papier. Cette préparation, qui donne lieu k bien des déboires dans les papeteries, s'effectue dans les usines mêmes de la Société en faisant arriva* la colophane encore chaude et liquide en contact avec la soude , dans certaines conditions déterminées.

Ce savon résineux, qu'dle a exposé dans la Classe 88 (fabrication du papier), répond d'une manière complète au but qu'elle s'est proposé d'atteindre, et le mode de fabrication, entièrement automatique, dans des appareils à vapeur, (rassure une fixité absolue au produit qui reste toujours de composition immuable et en tout semblable à lui-même n. rrSa dissolution immédiate et facile dans l'eau chaude donnerait un lait d'une grande blancheur qui , mélangé à la pâte èi papier dans des proportions convenables et après addition de sul&te d'alumine nécessaire à la précipitation de la résine, permet d'obtenir un collage parfait , etc.»

La fr Térébenthine française i) a &briqué dans ses usines jusqu'à i,5oo,ooo kilogrammes d'essence , ce qui représente le dixième enviion de toute la production française. Ses ventes sont encore augmentées d'une quantité importante simplement achetée aux meilleurs fabricants de la r^on , ce qui lui a permis d'arriver à expédier près de 3 millions de kilogrammes en une année.

Quant aux brais et colophanes, l'écoulement se fait partie en France, partie à l'étranger, pour la fabrication des vernis, savons, etc., la France ne consommant que 55à ôop.ioo de sa production.

MM. Stern frères et 0\ rue Victor-Hugo, à Pantin.

Cette maison a été fondée en 1 88i et s'occupe de la febrication des huiles et vaselines de graissage pour les machines et des parements. Elle possède une usine à Pantin, d'une superficie de 7,000 mètres, une usine d'exportation à Hambourg, port libre, et une troisième située à Cologne, dont le but est de desservir le marché allemand. La Société a , en outre , une maison à Londres , une autre à Tivin et des dépôts dans tous les grands centres industriels d'Europe.

Les spécialités fabriquées par la maison se divisent :

1* En produits de graissage pour organes de machines à vapeur : transmissions, cylindres; pour moteurs à gaz , etc. ;

â"* En vaselines et huiles de vaselines pharmaceutiques et industrielles, blanches et jaunes;

3" En produits divers tels que : le carbolinéum rrStemT) , enduit hydrofuge pour la conservation du bois; les produits spéciaux intéressant la carrosserie, les automobiles, etc. ;

&" En parements et apprêts, pour tissus de coton et de laine en écru et en couleurs;

5" En appareils de gi*aissage construits spécialement pour le graissage à la graisse consistante.

Des spécimens de ces différents produits ont été exposés à la Classe 87, dans la vitrine de la Société.

A elle seule , la maison de Pantin ferait un chiffre d'affaires de 1 million par an.

ALLEMAGNE

(iomme la France, l'Allemagne compte parmi ses nombreuses industries chimiques des établissements qui s'occupent de la distillation du bois , de la houille et du pétrole. Elle ne semble toutefois pas avoir encore une fabrication courante des produits résineux. Quant à ses distilleries de bois, tout en étant très nombreuses, elles ne suffisent pas,

car TAUemagne reçoit du dehors une bonne partie des produits provenant de la carbonisation du bois, n est vrai que, de tous les pays du monde, l'empire allemand est celui qui consomme le plus d'acide acétique et le plus d'alcool mëthylique.

Plus que tout autre pays, il est intéressé à tirer le meilleur parti possible de la houille, dont il possède des gisements considérables dans le bassin de la Ruhr qui, à lui seul, livre , bon an mal an , h peu près la moitié de toute la houille allemande , et dans les régions industrielles de la Silésie, de la Sarre, d'Aix-la-Chapelle, de la Saxe et de la Bavière. Les fabriques de matières colorantes consomment à elles seules environ ââ,ooo tonnes de benzols par an, sur les 3 0,000 tonnes qu'absorbe l'ensemble de l'industrie.

Ces chiffres, qui ne concernent que les benzols, montrent surabondamment l'intérêt majeur qu'a l'Allemagne d'exploiter d'une façon économique ses richesses houillières, et d'en extraire sur place la matière première qui forme la base d une industrie dont elle a le droit d'être fière. Nous l'avons, d'ailleurs, fait remarquer aux généralités placées en tête de ce chapitre, comme la France et la Belgique, elle substitue des fours à récupération partout où Ton distille la houille en vue de la fabrication du coke.

A part les gisements pétrolifères de Pechelbronn, en Alsace, ceux du Hanovre et quelques autres sources de peu d'importance, l'xAUemagne n'est pas bien riche en naphte et se trouve tributaire des autres pays de production , comme la Russie et les Etats-Unis.

Il est cependant à remarquer c[ue, pour modeste qu'elle est, l'industrie pétrolière est également en progression dans l'empire , car les puits ont livré , en 1900, 358,397 barils , alors qu'en 1 889, ils n'ont produit que 193,333 barils. La production a donc presque doublée en 1 s ans.

AcTIBlfGESELLSCHAPT fSb TbBBR- VHD ErDÔL-InDUSTRIB.

Siège de la société à Berlin. — Directeurs : MM. Dr. G. Krâmer, Ed. Rôhl. Capital en actions : 1,800,000 marcks.

Les fabriques sont situées à Erkoer, près Berlin, Niederau, près de Dresde, Grabow, au Mecklembourg, Pasing, près Munich.

Le personnd de ces usines comprend && employés (chimistes, ingénieurs et commerçants) et 34o ouvriers.

Les matières premières sont : le goudron de houille, les huiles de goudron et le pétrole.

Les produits fabriqués par la société sont: benzène, toluène, xylène, phénol et crësylol; naphtalène, acénaphtène, anthracène, phënanthrène ; pyridine, carbazol, acide benzoïque, poix, goudron pour toitures; ammoniaque et sels ammoniacaux ; benzine, pétrole, huiles à graisser.

La société dispose, pour son exploitation, de 16 chaudières de 83o mètres carrés de surface de chauffe totale et de 89 machines à vapeur et pompes diverses. Les fabriques sont situées à proximité des lignes de chemin de fer et sont raccordées avec elles. La société possède , pour le transport de ses matières premières et de ses produits fabriqués, jU wagons-citernes d'un chargement total de 830,5 tonnes.

La société a âaboré des méthodes de séparation industrielle de toute une série de principes de goudron de houille, qu'on n'isolait auparavant qu'en petite quantité et par des procédés compliqués. Grâc^ h ses études, eHe a pu donner à ces corps un intérêt commercial. Il faut citer en première ligne les bases pyridiques, l'acide benzoïque, l'acénaphtène, le phënanthrène, le chrysène, la quinoléïne et l'iso-

quinolëîne; la coumarone et Tindèue, dont ia présence dans le goudron de houSJe a été déterminife dans le laboratoire même de Tusine.

A citer une invention de la société : la purification de Tanthracène. Ce procédé est breveté en Allemagne , et la société a le droit d'exploiter le brevet qui a été ti^ansmis aux Hôcbster Farbwerke.

Institutions philantropiques : une caisse de secours, au capital de i33,Aoo marcks, est destinée à venir en aide aux ouvriers et employés en cas de maladie et à servir aux survivants une pension en cas de décès.

La société a été fondée à Hambourg, en 1881, sous la raison sociale de Chemische Fabrik-Actien- GeselUchaft m Hamburg, par la fusion des fabriques H. Vale, à Grabow, dans le Mecklembourg, M. Julius Rûtgers, à Niederau et Erkner, et de Tusine Hubrich et Widemann, à Pasing, près Municb.

En 1898 , la raison sociale a été changée en celle de Àctiên-GeseUschaftJur Theer- und Erdôl-Industrie , et le siège de la société a été transféré en même temps à Berlin.

Rheiniscbe VàsblinB', ObL' dnd FbtT'Fabrik Gbbr, Stbrn. — Sièges de ia maison à Hambourg et à Cologne. — Propriétaires : MM. Joseph Stern, Léo Stern et Jacques Sonneborn. — Usines à Hambourg, Cologne et Pantin (Paris); succursales pour la vente à Londres et à Turin.

11 y a environ 60 employés et 1 5o ouvriers.

Les matières premières servant à la fabrication sont des résidus de pétrole.

Les produits des usines sont : 1" vaseline filtrée filante, vase^ne pharmaceutique et pai-affine liquide (blanches, neutres, sans odeur, reflet ni saveur); 3* vaselines techniques et huiles de vaseline techniques, blanches et jaunes; graisses consistantes pour machines, et graisses industrielles pour tout usage, huiles pour cylindres et pour machines, huiles végétales condensées, huiles de poisson condensées , huiles de vaseline solubles h Teau , dégras.

Exportation dans tous les pays européens, h l'exception de la Finance, où la maison a une usine spéciale à Pantin , près Paris. On exporte aussi dans l'Afrique du Sud, en Amérique, aux Indes et au Japon.

Les usines possèdent à chaudières, d'une surface de chauffe de a5o mètres carrés, et plusieurs machines à vapeur, de la force totale de i5o HP. Les transpoiis s'effectuent pai' eau et par chemin de fer.

Ernst ScHLiBMÀNy's Expout-CerbsïN'Faemk , société à responsabilité limitée. — Siègo de la maison à Hambourg. — Gérant : M. Ernst Schliemann ; fondé de pouvoirs : M. Georg Reinhardt. — Capital : /too,ooo marcks, réserves non comprises.

La fabrique est située à Hambourg (Steuiwârdcr, port franc).

Le pei*sonnel de la maison se compose de 1 chimisle, 1 contremaître, 1 machiniste, «a employés ol environ 100 ouvriers.

La matière première principale est l'ozokérite.

On produit toutes les qualités de cérésine.

La fabrique exporte en France , et elle a installé des dépôts dans les plus grandes villes. Elle exporte aussi dans tous les pays, surtout à Java.

Le matériel d'exploitation dont dispose l'usine comprend entre autres : 9 chaudières à vapeiu*, de 900 mètres carrés de surface de chauffe; s machines à vapeur, l'une de i& HP, l'autre de 8 HP; 1 pompe k eau , de 1 HP ; 1 pompe à air, de 8 HP ; 1 dynamo et 3 pompes alimentaires pour chan-

ilièi*es (le i o HP. La fabrique est située au boi*d d un lai^e canal et a de bonnes communications avec es quais et la ville ; un embranchement spécial la relie au chemin de fer.

Une des inventions les plus importantes de la maison consiste en un appareil d'extraction continue, qui a été 1 objet d'un brevet; les inventeurs de cet appareil, MM. Ernst Schliemann et Edgar von Boyen , ont aussi introduit une série d'innovations dans la fabrication.

La fabrique possède plusieurs brevets allemands et étrangers.

Dans rintérét de ses ouvriers , la maison a institué des gratifications annuelles et progressives.

La fabrique a été fondée en 1899 , sous le nom de Ernst Schliemann et transformée, en 1898, en one société à responsabilité limitée.

Vbrbin fvr chemische Industrie in Màinz, société anonyme par actions. — Siège do la société à Mayence ; bureau central à Franrfort-sur-le-Mein. — Directeur : M. le D' Gustav Rumpf.

La société exploite 8 usines, savoir: Mombach, Bruecken, Lorch-sur-Rhin , Oevenlrop, Friedrichshutte. Laufach, Wittichen et Sosnovice.

E3le occupe 68 employés et 700 à 800 ouvriers.

Les matières premières traitées dans les usines sont : le bois, la houille, les acides inorganiques, la chaux et le carbonate de soude, etc.

Ces usines produisent : acide acétique de tous degrés de concentration et de pureté pour les arts et i*usage culinaire, acétates, anhydride acétique, méthylène brut, méthylène piv, éther acétique, acétone et cétones, formaldéhyde, trioxy méthylène , préparations du goudron de bois de héti*e, chlorure de chaux, chloroforme, soude caustique, charbon de bois et briquettes de charbon de bois.

La société écoule ses produits dans tous les pays dans lesquels Timportation n'est pas rendue impossible par un régime douanier prohibitif.

Les usines travaillent avec s 5 chaudières, d'une force totale de 1,600 HP, et 17 machines k vapeur, de 800 HP. Cinq des usines de la société sont reliées aux principales lignes de chemins de fer ; toutes les hait se servent, pour le transport intérieur, de chemins de fer a voie étroite.

Elle a créé pour ses ouvriers de nombreuses habitations, des caisses auxiliaires de secours et des caisses de retraite pour la vieillesse , en plus des caisses de secours en cas de maladie et d'infirmité , imposées par l'État.

Elle a aussi institué une caisse de retraite spéciale pour ses employés.

La société anonyme par actions, Verein iiir Chemische Industrie in Mainz , a été fondée en i865 par la réunion de plusieurs petites usines de carbonisation de bois de l'Allemagne centrale. Le siège social était alors à Mayence. La société comprenait h ce moment les usines de Momback, près Mayence, I^orchsur-Rhin, Brucken, près Birkenfeld, Laufach (Bavière) et Wittichen (grand duché de Bade). En 1869, elle fit l'acquisition de l'usine d'Oevenlrop ( Westphalie) et en 1870 , de celle de Friedrichshutte (Hesse). En 1878, le siège central a été transféré de Mayence à Francfort-sur-le-Mein , et, en i883 , on n créé une nouvelle usine h Sosnovice (Pologne) pour la fabrication des acides acéti(pie et sulfuriqne, du chlorare de chaux, du chlorofonne et de la soude causlicpie. Le capital-actions a été porté, il v a trois ans, k 3 millions de marcs.

VNGLETERRE.

La Grande-Bretagne, si riche on industries sachant tirer partie des produits de la distillation sèche des matières organiques, qu'elles s'appellent houille ou huiles minérales.

n'a été représentée à l'Exposition que par trois maisons, qui ne sauraient, à elles seules, donner une image fidèle de l'importance de ces industries.

Burma Oïl Company, à Rangoon (Birmanani).

Cette maison a exposé différents spécimens de pétrole.

MM. LowE {Charles) et C\ à Manchester (Picadilly^.

L'exposition de cette maison se composait d'échantillons d'acide phéaique cristallisé en très beaux cristaux blancs, fondant à âa degrés s 5 ; d'un autre fondant à io degrés; d'un troisième, dont le point de fusion était situé à 35 degrés; et enGn, de phénol liquide. La vitrine contenait, en outre, de l'acide picrique et de Taurine.

Pease et Partners Limited, à Darlington.

Cette maison a exposé du coke et les produits secondaires qu'on obtient dans la fabrication de ce combustible : sidfate d'ammoniaque, benzols, houdron, coaltar, etc.

HONGRIE

Les industries hongroises s'occupant de la distillation sèche du bois, de la houille et l'industrie du pétrole, ont également été représentées à l'Exposition par un certain nombre de maisons.

Produits de la distiUation du bois. — L'Etat hongrois est très riche en forêts (9,094,659 hectares, dont 7,614,490 à la Hongrie et 1,509,160 à la Croatie-Slavonie). Ces forêts occupent 37,99 P* ^ ^^ ^^ '^ superficie totale de l'Etat hongrois. La distillation du bois y occupe deux grandes et plusieurs petites entreprises, qui font face aux besoins du pays et peuvent céder une partie de leur production aux marchés étrangers. Ne pouvant mettre en valeur toute la quantité de goudrons de bois, les distilleries l'emploient au chauffage.

En 1898, la Hongrie a exporté pour 317,338 couronnes d'acétate de chaux, pour i5o,ooo couronnes d'acétone et pour *j5o,ooo couronnes d'esprit de bois et d'alcool méthylique, tandis que les importations ont été tout k fait insignifiantes.

L'essence de térébenthine et, en général, les huiles volatiles obtenues par la distillation des conifères, bien qu'elles soient en partie fabriquées en Hongrie, font l'objet d'importations assez élevées :

IIIPOKTATION8. EXPORTATIONS,

couronnes. rouronacs.

Essence de térébenthine 6oq,oo9 17,168

Autres huiles volatiles 436,595 73,69*1

Comme nous l'avons montré à l'occasion de la grande industrie chimique, l'exploitation des houillères et des charbonnages est, en quelque sorte, à ses débuts. Aussi, l'importation de la houille est-elle encore assez élevée, puisqu'elle a atteint 7,170,] â& couronnes en 1898, tandis que les exportations ont à peine dépassé 100,000 couronnes.

Les usines à gaz emploient leur goudron pour imprégner leurs toits et pour en retirer les divers constituants, mais la production ne suffiit pas pour les besoins, puisqu'on a importé, en 1898, pour 369,998 couronnes de goudron. Mais il existe, en Hongrie, dos gisements d'asphalte très puissants qui suffiront pour une longue série d'années, sans compter les gisements qu'on n'a pas encore commencé à exploiter. Les mines de Pataros et de Felsô Derna sont entre les mains de sociétés par actions qui s'occupent à extraire l'asphalte et à l'ouvrer en vue du pavage. D'autres entreprises travaillent l'asphalte de provenance étrangère. Les importations ont atteint 3^3,995 couronnes et les exportations, /i&,i86 couronnes.

L'industrie du pétrole se trouve encore, pour ce qui concerne la matière brute, dans la phase des essais. Etant donné que les deux pays voisins, la Galicie et la Roumanie, possèdent des puits de pétrole très abondants, il faut supposer que les Carpathes hongroises renferment également des couches pétrolifères.

Des sondages effectués par des particuliers et le gouvernement ont, en effet, mis à jour des sources de pétrole, mais aucune n'est encore l'objet d'une exploitation suivie.

L'industrie des pétroles raffinés a, par contre, pris une grande extension; elle <^tait même fort rémunératrice, mais, dans les derniers temps, la politique douanière a forcé ces usines à ne raffiner que du pétrole de Galicie et à adhérer au syndicat des pétroles ^*\

En 1898, les importations et exportations s'élevaient à :

IHPOBTATIONS.

^ — „i ^ RXPORTATIOHS.

•iDT. %km%i. lAvriNR.

coaronnet). couronnes. couronnes.

Pétrole 7/186, q33 6,998,101 j

dont d'Autriche 4,777/188 8,847,678 > 4,091,615

de Bosnie n 1,679,985 )

Benzine gazoliiie 9 10, 54 9 u \

dont d'Autriche 1 46,7 17 " ^ ^06.996

de Bosnie 59,455 // )

Huile à graisser 8,980,990 » \

dont d'Autriche 898,476 // (1,984,817

de Bosnie 4o,945 « )

Huile bleue et verte 11 7,060 // j

dont d'Autriche io4,869 // > 16,198

de Bosnie 1 9,195^ '/ )

Catalogue spëciat de la Hongrie, p* 970.

20/1 EXPOSITION INIVERvSlîLLE INTERNATIONALE DE 1900.

Los principales maisons qui ont participé à l'Exposition sont :

W. 5/K///V (/fi/iiv), à Budapest.

Cette maison s'occupe surtout des applications du bitume et de lasphalte. Elle a montre des tuiles de bitume pur, de Tasphalte bitumineux, des tourteaux d'asphalte, des carreaux isolateurs d'asphalte.

Elle a expose, en outre, de l'acide phënique, de la chaux phëniquëe, du carbolineum, de la crëoline.elc.

, Compagnie GinfÉBAis autrichienne-hongroise , à Budapest.

Indépendamment des produits secondaires que fabrique toute usine à gaz , cette compagnie a montré une série de tableaux et de photographies de ses installations, des relevés graphiques de la production de l'usine et de la consommation du gaz.

Domaines, mines et usines hongroises de la Société privée des chemins de fer DES États autrichiens et hongrois, à Budapest.

L'exposition de cette société comprenait une statistique de la pix)duction de ses usines et divers échantillons de produits de la raflinene de pétrole d'Oravica.

Industrie hongroise du pétrole (^Société anonyme de l'), Sas-uteza, s/i, à Budapest.

Huiles minérales brutes et raffinées, produits accessoires de la raffinerie; photographies des usines.

Industrie d'huile minérale, société anonyme ci-devant Berg, Adolphe et fils, Kûlsô-sorokséri ut 7 3, à Budapest.

Expose les mêmes produits que la société précédente, ainsi que des photographies de ses usines.

Industrie des hviles de BniAR-SziLÀdY (société «inonymo), à Budapest. Expose divers dérivés de Thuile minérale.

Société anonyme de raffinerie d'huile de pétrole, Zrinyi-utcza, /i, à Budapest.

Pétrole brut et raffiné: produits accessoiœs ; objets se rattachant au raffinage: photographies de l'usine.

AHTS CHfMIQUES ET PHARMACIE. 205

Société anonyme des asphaltes hongroises, à Budapest.

Cette sociëtë exploite les mines d'asphalte de Dénia, dont il est question plus haut. Ces gisemeuls sont constitues par des mélanges intimes de sable, de gravier et d'asphalte , dont une partie raëlangëe avec de nouvelles quantités de sable, trouve son emploi telle quelle, et dont une autre partie, soumise à l'action de Teau bouillante, sert à extraire la matière plastique. Dans cette opération, f asphalte se rassemble à la surface de Teau et il suffit de le décanter.

La société a également exposé de Thuile d'asphalte. Celle-<;i s obtient en soumettant le produit obtenu plus haut à une distillation à une température plus élevée.

Première société anonyme hongroise d'industrie chimique Clotildë, à Nagy Bqsckô (Mâramaros).

Cette société s'occupe tout h la fois de la fabrication des produits de la grande industrie chimique et de ceux provenant de la distillation du bois. Elle produisait, jadis, de la soude d'après le procédé Leblanc, mais y a renoncé et vend une partie de l'acide sulfurique qu'elle fabrique, tandis que le reste est employé à la préparation de sulfate d'alumine avec l'alunite de Munka. Comme ses pyrites sont très cuivreuses, elle en extrait le cuivre.

En ce qui concerne la distillation du bois , c'est une des deux grandes usines auxquelles nous avons fait allusion, et sa production en acide pyroligneux , acétates , méthylène, acétone, goudron de bois, etc. esi considérable.

L'usine emploierait 800 ouvriers.

Société ANoyYME de la fabrique de produits chimiques Bautlin, à Perecseny.

C'est le deuxième des établissements importants de Hongrie qui s'occupe de la préparation des produits pyrogén^ du bois. Elle met en œuvre 1 00,000 mèti*es cubes de bois de hêtre par an et en retire les produits connus , dont elle a exposé divers spécimens à l'état brut et à l'état de pureté.

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