‹ Les industries chimiques et pharmaceutiquesChapitre 75 sur 160 · BOSNIE-HERZÉGOVINE · texte numérisé non relu

BOSNIE-HERZÉGOVINE

Société anonyme db Bosnie pour l exploitation di bois, à Teslie-en-Bosnie.

Cette sodëté distille annuellement environ 1 5o à 160,000 mètres cubes de hêtre rouge et produit :

Alcool méthylique 9i000 quiiiL m.

Acétate de chaui Â5,ooo

Goudron de bois 69,000

Charbon de bois S95,ooo

Elle prépare également de Tacétone et Tadde acétique à ses diflTérenta états de concentration, jusqu à Tacide glacial. La Sodété exploite encore un procédé spécial de tnom^eaiion du bois de hêtre, qui consiste à injecter le bois de produits antiseptiques sous de fortes pressions. Elle traite ainsi de âo-à 60,000 mètres cubes de bois par an.

Trois cent soixante ouvriers, gagnant de 1 fi*. 70 à 9 fr. 10 par jour, sont occupés dans ces usines. La société leiu* fournit le logement, le médecin, une école, un hôpital et les assure contre les accidents.

Société industrielle Daniga , en Bosnie.

Cette société exploite des huiles minérales et des produits qui en dérivent.

ÉTATS-UNIS

L'industrie des pétroles est la seule de ce groupe qui se soit fait représenter à l'Expotion, mais si le nombre de sociétés participantes est très restreint , on peut affirmer sans crainte que l'une d'elles au moins est aussi puissante, et par ses exploitations, et par son personnel et par sa production , que beaucoup d'autres réunies.

U serait téméraire de vouloir essayer de faire ici l'histoire de l'industrie des pétroles en Amérique, car si elle est trop connue dans ses lignes essentielles, elle demanderait, pour être faite consciencieusement, un cadre plus large que celui dont nous disposons. Cette histoire serait d'ailleurs séduisante à esquisser, car elle nous permettrait de donner un aperçu des prodigieux gisements qu'a possédés et que possède encore l'Amérique, des moyens ingénieux que son génie, fertile en ressources, a employés pour les exploiter et des richesses considérables qu'elle en a tirées. Là comme ailleurs, les difficultés n'ont pas rebuté les premiers pionniers ; leur audace a su faire grand et leur a réussi.

Procédés d'extraction , procédés de traitement, procédés d'écoulement ou de transport, tout a pris une allure gigantesque qui déconcerte l'Européen, peu familiarisé avec cette façon d'envisager les affaires.

Standard ou Company, Broadway, 26, à New- York.

C est la sociëté à laquelle nous faisions allusion plus haut. Sous TimpuLsion et la direction de M. Rockfeller, die a acquis une puissance qui la fait la maîtresse du marché du pétrole aux Etats-Unis, et son action s'étend même en Europe.

Son exposition a été des plus intéressantes. Elle a non seulement montré tous les types de pétrole, et ils sont nombreux, qu'elle exploite, mais elle a encore tenu à faire voir des spécimens de terrains, de fossiles, qu elle a rencontrés dans les sondages qu'elle a fait.

MM. Léonard et Elus, Broadway, 1 1 , à New-York. Comme la société dont il est question plus bas, cette maison n'a expose^ que des huiles à graisser.

Vacvum oïl Company, Rochestkh (Etats-Unis).

Cette société, dont les usines sont à Rochester et à Olean (État de New-York), a une filiale fran çaise, société anonyme au capital de 300,000 francs.

Elle s'occupe de l'épuration des pétroles, dans le but unique de produire des huiles spéciales pour le graissage de toutes sortes de machines; elle vend sur place toutes les huiles légères et d'éclairage qui n'entrent pas dans sa sphère d'action industrielle.

Les usines occupent 3,ooo ouvriers, et sa production annuelle s'élève, en huiles à graisser, à Soo.ooo fûts pétroliers de lyS kilogrammes, qu'elle vend directement au consommateur par l'intermédiaire des entrepôts et magasins créés à cet effet dans les principales villes du monde. Elle n'emploie pas moins de &85 voyageurs et représentants, dont tout le travail est récapitulé par les différents bureaux et soumis à la direction générale de Paris.

ITALIE

Bien que l'Italie renferme plusieurs gisements de pétrole, de peu d'avenir, il est vrai, doux uniques exposants de ce pays ont tenu à montrer les produits qu'ils fabriquent, et encore, ces produits sont-ils obtenus avec de la matière première étrangère.

M. Foltzer (^Emile)j à Meina (Lac Majeur).

Cette maison a été fondée, en 1879, en vue de la fabrication de lubrifiants spéciaux pour les dif« férents usages mécaniques, lubrifiants qui sont obtenus par l'épuration des huiles minérales.

Ses usines de Meina, qui occupent plus de &,ooo mètres carrés, étant devenues insuffisantes, la maison en construit de nouvelles à Rivarolo, près de Gènes. Sa production qui était au début, de 1,000 fiits par an, atteint actuellement 35,ooo fûts, c'est-à-dire 4,â5o,ooo kilogrammes.

A l'usine se trouve annexé un laboratoire technique pourvu des principaux appareils nécessaires à

la dëlennination pratique de la viscosité, du point d'iaflammabilité, du coefficient de friction des produits fabriqués par la maison.

M. Foltzer a exposé différentes buiies pour machines, dynamos, broches, et des hyperthermolines pour cylindres à vapeur surchauffée.

Dans sa notice, pleine d'observations judicieuses et de données intéressantes, M. Foltzer indique les recherches auxquelles il s'est livré sur les huiles lubrifiantes, fait une critique des appareils en usage pour déterminer le degré de viscosité de ces produits, rend compte des modifications qu'il a apportées k certains de ces appareils et montre enfin qu'un véritable esprit scientifique préside à la direction de son établissement.

M. Rbisàch (^Ernest), à Milan.

Comme M. Foltzer, M. Reinach s'est attaché à la fabrication d'huiles lubréfiantes pour le graissage des machines et a comme spécialités la rimcoline, puis des graisses indestructibles poiu* robinets, des graisses anti-rouiiles pour armes et machines , des graisses neutres pour câbles de transmission , etc.

La maison occupe ao ouvriers environ et produit annuellement i,soo,ooo kilogrammes de graisses tliverses.

PORTUGAL

Parmi les nombreux exposants du Portugal, il y en a un qui mérite d'être signalé par rimportance relative de sa production en produits dérivés des arbres résineux.

iW. Làvsrré [Auguste), à Marmha Grande.

A exposé de l'essence de téi'ébenthine pure pour pharmacie, de Tessence ordinaire, de la térébenthine de Venise pour fabrication de capsules, de la térébenthine commune de Venise et de Bordeaux, du goudron végétal, de l'huile neutre de résine, de la colophane pour les fabriques de papier, du brai clair pour la marine, du goudron hydrofuge, de la sève de pin maritime, du charbon v^tal, etc., en i*ésumé tous les produits qu'on peut retirer des résineux par un traitement rationnel.

Cette industrie était monopolisée par le Gouvernement jusqu'en 1893 , époque à laquelle M. Laveiré en est devenu concessionnaire Avant cette époque, on produisait à peine 36 tonnes d'essence et i35 à 1 60 tonnes de résine. Actuellement, le concessionnaire met en œuvre 1,000 tonnes de matière première et en retire 180 tonnes d'essence de térébenthine et 700 tonnes de résine.

ROUMAME.

Bien avant l'année 1860, époque à laquelle les États-Unis, la Russie et la Galicîe tirèrent partie de leurs sources de pétrole, la Roumanie, et surtout la Moldavie et la Valachie, exploitaient d'une façon primitive et peu rémunératrice, il est vrai, leurs sources de pétrole. Il semble môme que cette exploitation remonte au siècle dernier, si l'on s'en tient au récit de certains voyageurs qui ont parcouru ces pays vers 1789 '^\ Quoi qu'il en

(1) Tous ces renselgaenieols sont extraits d'un travail très documenté : Contribution à l'étude des pélrolet roumaine, par M. G. Bourqui , travail fait au laboratoire de chimie organique de TUnivcrsité de Bucarest ( 1 900 )*

Ga. XIV. — Cl. 87. — T. II. i/l

IMPIIIICBIK ««TIOIIALIii

soit de l'histoire du pétrole roumain, après de nombreuses vicissitudes et de nombreux déboires qu ont subis des particuliers et plusieui*s sociétés , dont une des premières ( 1 8 6 5 ) fut une société française au capital de a millions de francs, ce n'est que vers 1891 quune compagnie belge réussit à avoir de bons rendements et à poursuivre d'une façon régulière, et avec bénéfices continus, l'extraction du pétrole de sa concession. A partir de 1 895 , de nombreuses sociétés hollandaises, polonaises, anglaises, se montent et s'organisent et, en 1899, on voit apparaître de nouveaux capitaux étrangers pour une valeur de i5 millions, à l'effet de donner un vigoureux essor à cette industrie. La production augmente d'ailleurs sans cesse, comme le montrent les chiffres suivants :

1886 3,3&5 wagons.

1896 7,4oo

En 1886, le nombre de puits à main était de 908, d'une profondeur variant de 60 à 9 4o mètres , et le nombre des sondes , de 4 8 , avec une profondeur de 1 4o à 85 o mètres. En 1898, les premiers sont au nombre de i,444, dont 569 improductifs, et les secondes, de 193, dont 55 improductives. A côté de ces exploitations, il a fallu monter des raffineries, dont le nombre est d'environ 80 à l'heure actuelle, bien que la plupart ne méritent pas ce nom.

En résumé, on voit, d'après ce qui précède, que les terrains pétrolifères ont une vaste étendue en Roumanie, qu'ils commencent à être exploités avec succès et, n'étaient les grands frais de transport jusqu'aux stations de chargement pour l'exportation , cette industrie serait des plus prospères.

Un certain nombre de sociétés établies en Roumanie se sont fait représenter à l'Exposition, tant dans la Classe 63 (Exploitation des mines), que dans la Classe 87. Leurs produits ont figuré pour la plupart à Vincennes, dans le pavillon du pétrole roumain.

Bbrcà Petrolevm Company Limitbd, société anglaise fondée par M. Costa-Foro (Constantin), administrée par MM. Watson et Youell, à Rucaresl.

C'est une des plus anciennes exploitations de pétrole; elle a montré des pétroles bruts, des modèles de sondage.

U Europe AN Petroleum, société anglaise gérée par les mêmes administrateurs.

Société hollàndajsE'ROUMAine. — Siège à Amsterdam; direction à Rucarest. Directeurs : MM. Langeveld, Schram et Dithmer.

Société au capiUd de s millions qui s'est rendu acquéreur de 5oo hectares à Bucoiu et Tinter. Les mêmes directeurs viennent de fonder une raffinerie à Cernavoda, au capital de a millions de franc?.

• MM. OziNGA ET C'\ à Ploesli (Prahova).

Exploite dans lu [M^riinèli-e de Recea avec des soudes travaillaut eu partie avec le système cauadieu et en partie avec le système à Wa^serpulluiiff,

Société néerlandaise d Amsterdam, à Bucarest.

Société Steaoa Romana, à Bucarest.

Réunion en une seule société de plusieurs autres exploitations particulières.

Cette compagnie a été fondée en 1898 , avec un capital de 3,5oo,ooo francs. En 1896, elle a décidé d'augmenter son capital jusqu'à 10 millions de francs. Elle possède, à Cftmpina, une des plus importantes raffineries d'Europe; à Bucarest, une huilerie; à Constanta, une fabrique de caisses et de bidons, le tout doté d'appareils et de machines les plus perfectionnés.

Institut central de chimie de Bvcharest.

Bien que cet établissement n'ait rien d'industriel, nous croyons cependant devoir le mentionnei* en raison même des travaux d'ordre scientifique qu'il a exécutés et des services qu'il a dû i*endre à l'indus- , trie pétrolifire.

Nous voulons parier de l'exposition fort intéressante de cet institut, qui dépend du Ministère de l'intérieur (service sanitaire) et a comme directeur M. Alfred Bemard-Lendway. U s'occupe principalement de l'étude des pétroles roumains. Les divers produits, d'une parfaite limpidité en ce qui concerne les carbures liquides, ont figuré dans une âégante vitrine située h l'exposition de la Roumanie (Qasse 87). Us comprenaient les fractions suivantes :

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