‹ Les industries insalubres; établissements classésChapitre 109 sur 153 · SUCRES · texte numérisé non relu

SUCRES

6<> Diriger les vapeurs diacide sulfureux dans une solution alcaline où elles pourront se condenser ; 1^ Munir Tunine d'une cheminée très élevée ; «

8^ Eloigner le magasin de dépôt des matières premières et du produit fabriqué des foyers et des chambres de condensation.

Soutre [Lustrage au) des imitation$ de chapeaux de paille, — 3< classe.

Les principaux inconvénients de cette in'lustrie consistent dans la production de poussières et d'émanations sulfureuses et dans les dangers d'incendie.

Conditions, — !<) Bien ventiler les ateliers ;

2^ Autant que possible, les construire en matériaux incombustibles ;

3® Fermer les ouvertures sur le voisinage ;

40 Construire Tétuve en matériaux incombustibles ;

b^ Empêcher la dispersion des poussières à Textérieur en plaçant des toiles métalliques sur les ouvertures.

Soufre {Pulvérisation et blutage du] . — 5« classe.

Les dangers d'incendie, les poussières, le bruit des moulins et des blutoirs sont les principaux inconvénients de ces établissements.

Conditions. — 1^ Bien ventiler les ateliers ;

2^ Les construire en matériaux incombustibles ;

3<* Faire toutes les opérations de mouture et de blutage en appareils clos ;

4^ Fermer les ouvertures donnant sur la voie publique et sur les propriétés voisines ;

b^ Eloigner les meules et les blutoirs des murs mitoyens afin de ne pas incommoder les voisins par le bruit et par Tébranlement ;

60 Eloigner l'atelier de pulvérisation et de blutage et le foyer de la chaudière des magasins de dépôt du soufre entier ou pulvérisé ;

70 Imposer un service spécial d*incendie.

Sucres [Râperies annexées aux fabriques de). — 5» classe.

Voyez à Tarticle Raffineries et fabriques de sucre^ les conditions à im* poser à ces établissements dont les inconvénients sont Todeur et Taltération des eaux.

656 INDUSTRIBS INSALUBRES

Suif bran Fabrication du*. — !'• dasu.

Mêmes incoDTéuients et mêmes conditions qno poor la Fmkncmîim du svi/ d'os et Ut /anderies de sui/s en hranclu à feu im.

Suit d'08 Fabrication du . — 1^ classe.

Les inconTénients de cette industrie résultent de Todear des os plus ou moins altérés, des vapeurs et buées fétides et abondantes, des dangers d*tDcendie et de Técoulement d*eaux putrescibles.

Condilions. — 1^ Construire les ateliers en matériaux incombastibles, en rendre le sol imperméable et cimenter les murs jusqu^à 1 .30 ou 2 mètres au-dessus du sol ;

2" Bien aérer et bien ventiler les ateliers ;

S'^ Faire le débouillage dans un atelier spécial séparé et isolé des autres ateliers et magasins ;

4'> Munir les chaudières de couvercles et les surmonter de hottes en communication avec la cheminée de la fabrique qui sera élevée de 30 à 40 mètres ;

5" Placer l'ouverture des foyers en dehors des ateliers et n*y brûler ni os, ni résidus, ni débris de caisses ou tonneaux ayant contenu des matières grasses ;

ô*» Traiter les os dès leur arrivée à l'usine ;

1'' Placer les os, aussitôt après leur sortie de la chaudière, dans un magasin parfaitement clos et aéré au moyen d'un ventilateur aspirant dirigeant Tair dans la cheminée ;

S9 Faire la dessication des os dans des étuves construites en matériaux incombustibles avec portes en fer ;

90 Enlever tous les deux ou trois jours les eaux grasses et les résidus dans des tonneaux fermés ;

10^ Laver fréquemment le sol et les murs des ateliers avec de Teau chlorurée ou formolée ;

11^ Déverser les eaux de lavage à Tégout par une canalisation fermée.

Suif en branches {Fonderies de).

\^ A feu nu. — /f* classe,

2^ Au bain-maric ou à la vapeur. — 2^ classe.

Ces fabriques répandent très fréquemment des odeurs infectes parce qu^oD a la mauvaise habitude d'y traiter des produits ajant subi un commencement de putréfaction. Elles peuvent être la cause d^inoendie et ont encore Tinconvénient de produire des eaux de lavage malodorantes.

SULFATB DE FBR 657

Les inconTénients des fabriques où la fusion se fait au bain-marie ou à la vapeur sont moins graves que ceux résultant des usines rangées dans la première classe ; on pourra donc leur imposer des conditions moins sévères.

Conditions. — 1^ N'autoriser qu*à une grande distance des habitations ;

2^ Construire les ateliers en matériaux incombustibles ; pour les fabriques de la deuxième classe, on pourra seulement prescrire de revêtir d*uue couche de pl&tre tous les bois apparents ;

3^ Bien ventiler les ateliers et en rendre le sol imperméable ;

4<> Eloigner Tatelier de fabrication des magasins servant de dépôt aux matières premières et aux produits fabriqué» ;

5^ Munir les chaudières de couvercles et les placer sous des hottes entraînant les gaz et vapeurs dans la cheminée qui devra avoir 20 à 30 mètres de hauteur ;

6<^ Traiter les suifs dès leur arrivée à Tusine afin d'éviter leur altération ;

7® Placer Touverture des foyers en dehors de l'atelier de fusion ;

8*' Enlever tous les deux jours les résidus dans des tonneaux fermés ;

90 Presser les cretons dans un atelier isolé et bien aéré ; enlever les pains de cretons le plus fréquemment possible ;

10<> Tenir les locaux dans un grand état de propreté ;

11® Laver souvent le sol et les murs avec de Teau chlorurée ou formolée ;

12® Déverser les eaux souterrainement à Tégout ;

13® Ne jamais fabriquer d'engrais dans rétablissement ; 14® Avoir un approvisionnement de sable meuble pour employer en cas d'incendie.

Sulfate de cuivre {Fabrication du) au moyen du grillage des pyrites, — t"* classe.

Mômes inconvénients et mêmes prescriptions que pour le OriUage des minerais sulfureux.

Sulfate de fer, d'alumine et alun [Fabrication du) par le lavage des terres pyriteuses et alumineuses grillées. — 3« classe.

Conditions. — 1® Bien aérer les ateliers et en imperméabiliser le sol ;

2® Placer des hottes au-dessus des chaudières à concentration afin que les vapeurs et buées soient dirigées dans la cheminée ;

G® Toujours disposer d'une provision de sable meuble ;

^** Pour le dépôt des hydrocarbures, sulfure de carbone, etc., se conformer aux prescriptions relatives & ces dépôts. Voir : 4* Par^ lie; chapitre I Vf pag, 377.

Sirops de fécule et glucose [Fabrication des).— S"" classe.

On fabrique industriellement lo sirop de fécule et lo glucose en transformant la fécule ou Tamidon en glucose sous Taction de la chaleur en présence d'un acide, en général Tacido sulfurique.

Cetie fabrication comporte plusieurs opéralions :

lo La saccharification do la fésule qui se pratique dans des cuves en bois où Ton met de la fécule, do Teau et de l'acide sulfurique. On porte à rébullilion ; on la maintient jusqu'au moment où toute la matière amylacée esi transformée ; 2^ La neutralisation de Tacide sulfurique au moyen du carbonate de chaux ; 3^^ La filtration, la décoloration et enfin la concentration du sirop.

Les principaux inconvénients de cette industrie sont Todeur des résidus, la production de vapeurs et buées abondantes et diacide carbonique.

Conditions. — 1^ Ventiler les ateliers et en imperméabiliser le sol ;

2® Peindre les murs à l'huile et enduire de ciment les murs mitoyens, à défaut de contre-murs ;

3^ Surmonter les cuves à saccharifîcation et les chaudières à concentration de hottes dirigeant les gaz et buées dans la cheminée ;

4^ Cette dernière sera éleviSe de 5 mètres au-dessus des cheminées voisines dans un rayon de 50 mètres ;

5^ Enlever tous les deux ou trois jours les dépôts ou résidus ;

6'> Décanter les eaux de résiduaires avant leur déversement à régout ;

1^ Interdire la revivification du noir animal dans la fabrique.

Soie artificielle (Fabricalion de la) au moyen du collodion, — ^0 classe.

On fabrique la soie artificielle par lo procédé Chardonnet, au moyen de cellulose pure (coton cardé) traitée par un mélange d*acidcs sulfurique et nitrique de façon à obtenir de ]a cellulose nitrée ou fulmicoton. Ce produit, dissous dans un mélange d'alcool et d'éther, n'esi autre chose que le coUodion.

Le coUodion est comprimé dans des tubes d'acier très résistanls»

portant sur leurs parois des filières on verre commandées par des robinets. Si on comprime le collodion, les robinets étant ouverts, il s'échappe de chaquo petite ouverture un filet liquide qui se dessèche et se solidifie presque instantanément par suite de Tévaporation du dissolvant. Ce fil, qui a Taspect do la soie naturelle et qui est constitué par du fulmicoton, est très inflammable. Pour le transfonrer définitivement en soie artificielle, il faut le dénitrer en le traitant par une solution de sulfure de sodium ou de sulfate ferreux.

La soie artificielle est beaucoup plus résistante et plus facile à teindre que la soie naturelle. Les lavages à Teau trop prolongés Taltèrent profondément .

Conditions. — l^ Les fabriques seront éloignées des habitations, construites en matériaux incombustibles et surmontées de toitures très légères ;

2^ Les ateliers seront bien ventilés ; le sol sera imperméabilisé ;

3<> Le fulmi-coton sera conservé dans de Talcool et placé dans un magasin spécial ;

4^ L'éther, Talcool, le collodion fabriqué seront placés dans des magasins isolés ;

5^ L*éclairage des ateliers et magasins se fera à la lumière du jour ; on ne devra jamais y pénétrer avec une lampe ou une lumière quelconque ;

6o Les eaux résiduaires ne seront déversées à Tégout qu'après décantation ;

7^ On imposera un service d'incendie proportionné à Vimportance de l'établissement.

Soies de porc [Préparation des) .

\^ Par fermentation. - 4^^ classe ;

2® Sans fermentation. — 5» classe.

La fermentation des soies de porcs produit des odeurs nauséabondes. Cette iudustrie occasionne en outre des poussières pendant le battage et le triage des soies. Les eaux de macération tenant en di;!solution et en suspension des matières organiques sont extrêmement putrescibles. Enfin, rétuve peut être la cause de dangers d'incendie.

Conditions. — l^ Bien ventiler Jes ateliers et en rendre le sol imperméable ;

2^ Recouvrir d'une couche de plâtre ou de peinture à l'huile tous les bois apparents afin de les empêcher de s'imprégner d'odeurs ;

3^ Fermer les ouvertures donnant sur la voie publique et sur les propriétés voisines ;

656 INDUSTRIBS INSALUBRES

Suif brun [Fabrication du), — !'• classe.

Mêmes iDcoDYéiiients et mêmes coaditions quo pour la Fadneation du svif d'os et les fonderies de suifs en branche à feu nu.

Suit d'os [Fabrication du). — 1^ classe.

Les inconvénients de cette industrie résultent de Todeur des os plus ou moins altérés, des yapours et buées fétides et abondantes, des dangers dMncendie et de Técoulemcnt d'eaux putrescibles.

Conditions. — 1® Construire les ateliers en matériaux incombustibles, en rendre le sol imperméable et cimenter les murs jusqu^à 1. 50 ou 2 mètres au-dessus du sol ;

2^ Bien aérer et bien ventiler les ateliers ;

3"* Faire le débouillage dans un atelier spécial séparé et isolé des autres ateliers et magasins ;

4<> Munir les chaudières de couvercles et les surmonter de hottes en communication avec la cheminée de la fabrique qui sera élevée de 30 à 40 mètres ;

b^ Placer l'ouverture des foyers en dehors des ateliers et n'y brûler ni os, ni résidus, ni débris de caisses ou tonneaux ayant contenu des matières grasses ;

6° Traiter les os dès leur arrivée à l'usine ;

1^ Placer les os, aussitôt après leur sortie de la chaudière, dans un magasin parfaitement clos et aéré au moyen d*un ventilateur aspirant dirigeant Tair dans la cheminée ;

8^ Faire la dessication des os dans des étuves construites en matériaux incombustibles avec portes en fer ;

9^ Enlever tous les deux ou trois jours les eaux grasses et les résidus dans des tonneaux fermés ;

10° Laver fréquemment le sol et les murs des ateliers avec de Teau chlorurée ou formolée ;

11° Déverser les eaux de lavage à Pégout par une canalisation fermée .

Suif en branches [Fonderies de).

i° A feu nu. — 4^ classe.

2° Au bain-maric ou à la vapeur. — 2^ classe.

Ces fabriques répandent très fréquemment des odeurs infectes parce qu'on a la mauvaise habitude d'y traiter des produits ayant subi un commencement de putréfaction. Elles peuvent être la cause d*incendie et ont encore Tinconvéniont de produire des eaux de lavage malodorantes.

Page 1