CHAUX
2^ Ayant plus de 10 étaux ou enclumes ou plus de 20 ouvriers : i* classe.
Voir : Forges et Chaudronneries de grosses œuvres.
Chaux [Fours à) [4)
1« Permanents : 2"« Classe ;
2« Ne travaillant pas plus d'un mois par an : 3"* Classe.
La chaux s^obticnt, comme on le sait, par la calcination du calcaire ou carbonate de chaux. L'opération se pratique soit dans des fours intermittents, soit dans des fours permanents dits coulants où la cuisron se fait d*une manière continue.
La décomposition du calcaire par la chaleur produit des dégagements d*acide carbonique, d'oxjdc de carbone et de vapeur d^eau. Le combustible employé — lorsqu'il ne s'agit pas du coke — donne des fumées très incommodes. Enfin lorsqu'on triture, pulvérise et blute la chaux à l'usine^ ces opérations se font avec production do poussières nuisibles aux ouvriers et à la végétation environnante.
Des fours à chaux permanents ont été construits en vue de la fabrication de Tacide carbonique liquéfié dont l'emploi est si répandu. Dans ces établissements, où l'on prend généralement des dispositions pour brûler Toxjde de carbone formé, les inconvénients dus aux gaz carbonique et oxjcarbonique n'existent plus.
Conditions. — l^ Construire les fours loin des centres habités et dès voies publiques ;
2® Toujours tourner la bouche du four du côté opposé à la voie publique ou, en cas d'impossibilité, placer, au devant de la bouche du four et à une certaine distance, un mur en maçonnerie servant d'écran ;
3*^ Disposer la sole de déchargement au niveau du sol environnant de manière à éviter toute accumulation de gaz pouvant former une couche asphyxiante pour les ouvriers ;
4? Embariller la chaux ou l'enlever aussitôt après son refroidissement;
b^ Dans certains cas, limiter la quantité de chaux à fabriquer €t prescrire lemploi de combustibles déterminés ;
6^ Lorsqu'on broiera et blutera la chaux dans l'établissement, enclore de murs de 4 à 5 mètres de haut la partie de Tusine où se feront ces opérations ;
7** Ne pratiquer le broyage et le blutage qu'en appareils clos ;
(1) Se reporter aux dispositions du Code Forestier visaDt les fours à chaux, t* partie elupitre III, page 107.
Yigoe, des lies de Tin, vioasses de betteraves^ etc., employés dans la fabrication des cendres gravelées formées de carbonate de polasso impur, produit des fumées Acres, épaisses, piquantes, désagréables et fort incommodes pour le voisinage. Ces fumées ont également une action nuisible sur la végétation environnante.
Conditions. — \^ N'autoriser les fabriques de première classe qu*à une grande distance des habitations ;
^ Lorsqu*on fait la calcination dans des fours fermés, les diapo* aer de manière à diriger les gaz et vapeurs dans les foyers ou établir des dispositifs spéciaux ayant pour objet la destruction de«
30 Elever la cheminée de 30 à 40 mètres, selon la position de l'usine, par rapport aux habitations les plus rapprochées ;
4^' Recueillir la masse incandescente de carbonate de potasse dans un appareil spécial construit de telle sorte que les gaz puissent être dirigés sur les foyers ou dans les appareils servant à les brûler ;
&> Surmouter de hottes les chaudières à évaporation lorsqu'il en existe dans la fabrique ;
^ Déverser les eaux à l'égout ;
70 Enlever fréquemment les résidus qui peuvent être utilisés comme engrais.
'Cendres de varechs (Lessivage des) pour Vextr action des sels de potasse. — 3* classe.
Les cendres de varechs s*obliennent par la combustion de différentes plantes marines désignées vulgairement sous le nom do varechs. Ces plantes, rejetées au rivage ou récoltées à marée basse sur les côtes de i*(>céan ou de la Manche, sont d*abord mi^es à sécher au soleil, puis incinérées dans des fosses garnies d*uu revêtement en briques réfrac* taires.
Le produit do la combustion, qui constitue les cendres do varechs, se présente fous forme de blocs solides, compacts, dont ou extrait les sels de potasse par lessivage. Les blocs sont broyés, puis placés dans des appareils spéciaux où on le;^ épuise méthodiquement avec de l'eau. On concentre la solution dans des chaudières en fer jusqu'à ce qu'elle marque 3« Baume à chaud ; on la verse alors dans des bacs, où après refroidissement, le chlorure de potassium se dépose on cristaux, purifiés ensuite.
Conditions. — 1^ Imperméabiliser le sol des ateliers et cimenter les murs jusqu'à un mètre au-dessus du sol ;
0 m. 4o de coté, s^éleTaot au-dePFus du toit, à raison d^une cheminée au moins par dix loges ;
B** Les aliments seront préparés à mesure des besoins; on n'utilisera pas dû matières alimentaires en puiréiaction ou simplement avariées ; le fourneau de la cuisine sera surmonté d'une hotte avec tujau de dégagement s*éldvant à 1 mètre au-dessus du toit ;
9« Les cadavres des animaux morts dans rétablissement et ceux qui y seront apportés par le service urbain de la voirie seront enlevés le jour même et transportés à un atelier d'équarrisfage autorisé ; en aucun cas il ne sera enfoui de ces cadavres dans rétablissement ou dans les terres environnantes ;
1(K L'établissement tout entier sera toujours tenu en parfait état de propreté.
Chiens (Infirmeries de). — /'« classe,
CondUions imposées dans le département de la Seine par la Préfecture de police {4906).
1<^ Le nombre des chiens en traitement sera limité à. . .
2<> L'établissement sera entouré de murs ;
3<* Le sol des cours, des chenils et de la cuisine sera rendu imperméable avec ruisseaux et pentes convenables pour Técoulement des eaux à Tégoût ;
4^ Les fourneaux servant à la préparation des médicaments seront séparés de ceux destinés à la cuisson des aliments ,-
Les substances alimentaires seront toujours fraîches ;
50 La paille des chiens sera renouvelée fréquemment et les fumiers seront enlevés chaque jour, avant 8 heures du matin en été et 9 heures du matin en hiver ;
6^ Il sera établi une double rangée do grilles fermant convenablement pour éviter la fuite des animaux lors des entrées et sorties ;
1^ Le plafond et les parois des niciies seront enduits d'un revêtement lisse imperméable ;
8^^ Le. chenil sera surmonté d'une ou de plusieurs cheminées d'appel et convenablement éclairé par des châssis vitrés ouvrant ;
9^ L'eau sous pression, avec robinets filetés, sera installée partout où besoin sera (t) ;
10« L'établissement sera tenu en constant état de propreté et de bon entretien.
(i) Indiquer le nombre et les emplacements des robinets.
542 INDUSTBIBS INSALUBBSS
Chiffons (Dépôu de . ^5* doue.
Bieo qu'ils ne soient compri* qae dans U troÎMèaie rliisr. les dépôu de chifToDs soDt de« éuMi«<ea)ents très iosalubres el prêsenlant des iocon?énierits féri^ux ei même Jv-s dangers. Ce sont :
1* Les odeurs des chiffons enta»sJ« augmentées encore par le fait que ce« drpôif renferment fort sourenl des os. des peaax de lapins et toutes «ortes de matière* organiques plus on moin« altérée? ;
2^ Les dangers d*incendie qui ré<u*tent de laccumulation de vieux papiers et de lingtrs ou d'étoffes p!us ou moins imprégnées de matières gra«-e« ;
3^ Des dangers de contamination dus à ce que les vieux linges ou Télemeots ont pu «errir à des malades contagieux et n^ont été ni laTé», ni dé^infeclés.
De nombreuses épidémies de variole, des cas de peste, de charbon, sans compter des inaladies spéciales twisladies des eàifnms)^ ont été causées par Ie« poussières soulevées pendant le triaire et la manipaUlion des chiffons.
Conditions — {• Eloigner ces dépôts, autant qae possible, des endroits habités ;
2" Bien ventiler les magasins et ateliers et fermer toutes les ouvertures donnant sur la voie publique et sur les propriétés voisines :
3^ Interdire le triage et le séchage des chiffons sur la voie publique ;
4<> Imperméabiliser le sol des cours, magasins et ateliers ;
5^ Interdire Temmagasinemenl des os et des peaux d*aaimaux, pratique qui doit faire Tobjet iKune autorisation spéciale ;
&> Prescrire des lavages très fréquents à grande eau et avec des solutions clilor urées ou formolées ;
O'' Veiller k ce que le personnel affecté au triage et à la manipulation des chiffons puisse se changer de vêtements et se laver après le travail ;
H** Eclairer les dépôts ou les ateliers avec des lumières entourées de vitres et de toiles métalliques, placées même à Textérieur ;
9'^ Revêtir de plâtre les bois apparents ;
10^ Avoir une concession d*eau abondante qui puisse servir au lavage du dépôt et en cas d^incendie ;
1 1<^ Limiter le volume des tas de chiffons et imposer comme dans le département du Nord, par exemple, des tas de 3 mètres de hauteur, de 2 mètres de largeur, séparés par des vides de 50 centimètres.