RATS
L’examen des urines dénote une quantité d’albumine évaluée, au moyen de l'albuminimètre d’Esbach à 3 gr. 50 par litre.
Le traitement institué consiste en régime lacté et iodure de potassium.
1er décembre. — L’albumine a diminué, 0 gr, 50 par litre environ.
La dyspnée et la cyanose que présentait le malade ont en grande partie disparu. |
3 décembre. — L'état général est satisfaisant.
Il ne reste des signes de bronchite antérieurement: constatés qu'une rudesse expiratoire qu accompagne toujours la prolonga tion de l'expiration.
10 décembre. — On permet au malade des panades et des purées. |
16 décembre. — L'état est satisfaisant. Le malade sort de linfirmerie des vieillards, le 27 décembre 1894.
Le 7 janvier 1895, il rentre de nouveau dans le même service cette fois encore pour une dyspnée plus intense d’ailleurs que celle qui l'avait forcé de s’aliter le mois précédent.
L'aspect de la physionomie indique un état d’abattement très prononcé.
Les lèvres sont cyanosées.
Le décubitus est impossible. :
Les jambes présentent un œdème considérable.
L'expectoration d’ailleurs peu abondante se compose de crachats épais et purulents.
L'auscultation du cœur ne révèle rien d’anormal. L'oreille appliquée sur la région thoracique permet d'entendre un vérilable bruit de tempête au milieu duquel prédominent, surtout aux bases, des râles fins éclatant par bouffées.
Traces d’albumine dans les urines.
Prescription. — Régime lacté.
Teinture de Kola en solution.
Révulsions térébenthinées sur le thorax.
11 janvier. — L’œdème des jambes persiste quoique moins accentué.
Les. signes sthéthoscopiques sont les mêmes.
Le caractère de l’expecloration a changé, ce sont bien encore, comme les jours précédents, des crachats épais, mais leur colora= tion est plus franchement purulente.
Même prescription. |
12 janvier. — T. m. 360,9. — Les signes stéthoscopiques sont les mêmes que le jour précédent ; râles fins disséminés, sans souffle dans toute l'étendue du parenchyme pulmonaire, Les crachats ont une teinte plus foncée ; la plupart présentent une teinte café au lait, quelques-uns une teinte chocolat.
Soir T. m. D 19
L'état général est mauvais.
13 janvier. — T. m. 36° 7
Soir. T. m. 37. |
44 janvier. — Les crachals ont tous une Leinte chocolat : ils sont
très adhérents, peu visqueux.
erepe Soit TL. MiL86%0:
15 janvier. — T. m. 36°,3. 14
Le mälade meurt dans l’après-midi.
- Aulopsie. — L'autopsie, dont je ne donnerai ici qu'un rapide résumé, a révélé des lésions non douteuses de bronchopneumopie et de cirrhose rénale épithéliale. 4 Expérimentation. — Grâce à la méthode des plaques et à
l'inoculation des crachats à la souris, je suis parvenu à isoler
dans les premières :le bactérium-termo et par le second procédé le pneumo-bacille de Friedlander.
On remarquera dans cette observation le rôle très important qu'a joué le filtre rénal dans le cours de l’affection. Il y a lieu de noter aussi la gravité du pronostic de ce cas qui confirme pleinement les idées de Netter sur le
rôle du pneumo-bacille de Friedlander.
OgBsenvarion IT (personnelle).
Le nommé L..., àgé de 66 ans, rentier.
Antécédents hér Ji Mines. — - Inconnus.
Antécédents personnels. — Il na pas ‘eu de maladie OR son enfance. Il a toujours. bu et fumé beaucoup. it
En 1882 il eut un chancre induré de la lèvre inférieure,
Én avril 1893 il contracte l'influenza et est atteint gravement. Ses crachats sont alors re au laboratoire de bactériologie de J’Ecole de médecine par le . HU Il y découvre le
microbe de l’ influenza:
Depuis cette époque il ne s’est jamais relevé, toujours il a.
toussé et craché, et ses quintes étaient suivies de vomissements alimentaires tellement abondants avec douleurs gastriques qu’on songea pendant quelque temps à la possibilité d’un ulcère de l'estomac. |
Depuis quelques mois à cet état viennent s'ajouter des: alternatives de diarrhée et de constipation.
Examen du malade. — Je le vois pour la première fois le 13 septembre. Le malade, très amaigri, présente tout à fait l'aspect cachectique. Il avait été pris depuis deux jours d’une poussée
aiguë de bronchite.
A lauscullation. — Respiration faible, mais aucun signe pathologique bien net. At
A la percussion. — Sonorilé exagérée. :
Cœur. — Normal.
Foie. — Très volumineux, dépassant considérablement les fausses côtes. | ?
Le 19 septembre. — Awscultation. — Côté droit, obscurité de
\ : > re SP la respiration, côté gauche, quelques râles muqueux disséminés.
Le malade est un peu oppressé.
Le 20 septembre, 8 heures matin. — L'état du malade semble s'être aggravé, la respiration est courte, il a grande peine à s'asseoir dans son lit. f
Du côté droit on entend quelques râles sibilants. Du côté gauche on entend à la place où la veille la respiration semblait obscure un souffle très net, et si on fait parler le malade, de la bronchophonie. Ce foyer est entouré de râles secs très fins.
La percussion donne en cet endroit une zône mate, ce même jour 20 septembre, une heure après notre départ, c'est-à-dire vers 9 heures du matin, le malade devient subitement aphasique, sans avoir eu ni perte de connaissance, ni étourdissement.
ll conserva d’ailleurs la liberté de ses mouvements et de ses facultés.
Le 21 septembre. — Le malade est toujours aphasique, on remarque seulement une très légère déviation de la bouche et de la face du côté droit, ses mouvements sont toujours conservés.
L'état général du malade est grave car il est dans une faiblesse extrême.
Auscultation. — Du côté gauche on entend toujours du souffle et des râles fins ; du côté droit des râles sibilants sont accompagnés de râles sous-crépitants.
Djoe
Percussion, — La matité a augmenté du côté gauche.
Le malade, qui jusqu'à présent avait rendu des crachats visqueux et purulents, tousse encore, mais ne crache plus.
Le soir. — La déviation de la face s'est augmentée. La fièvre s'allume, 39°,4.
Le 22, — Le malade tombe dans le coma, il ne tousse et ne crache plus, il devient impossible de lausculter.
Température maxima 40°,1,
Le 23, — L'état comateux continue, le A est aphasique, mais il n° y atoujours pas de paralysie. eMAERUNEe se matin 40°.
11 meurt le soir à 6 heures.
Examen bhéléréslogique. — 1. centimètre cube dés crachats ‘ du malade est inoculée à une souris blanche le 21 lee
Elle meurt 36 heures après. |
L'ensemencement du sang et la méthode des plaques donne les résultats suivants: :
Nombreuses colonies de streptocoques, et de staphylocoques durs. Qu elques colonies de bactérium termo.
OBSERVATION NT Massalongo dans une étude fort intéressante qu’il publia en 1885 dans les Archives de Physiologie, sur la pneu-, monie et là broncho-pneumonie, obtint les résultats sui-
vants :
Dans toutes les broncho-pneumonies des enfants secondaires à la rougeole, à la scarlatine, à la diphtérie, il trouva le pneumocoque ellipsoïte de Friedlander Le le coccus lancéolé de Talamon.
Jl parle également d’un cas de broncho-pneumonie chez un