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Lemierre a fait également 88 hémocultures chez . des typhiques, chez 11 malades, il n’a pu isoler le bacille du sang. Il répartit ses cas négatifs en deux classes : chez certains sujets, l’ensemencement a été pratiqué à la période de déclin de la maladie ; chez d’autres malades l’ensemencement du sang pratiqué en pleine période de la maladie aurait été effectué en quantité insuflisante.
Perquis attribue également ses deux cas négatifs à un retard dans l’hémoculture.
Réunissant nos observations personnelles, celles de nos camarades d’internat, MM. Chevrel et Fras, recueillies dans le service de M. le professeur Follet, aux hémocultures pratiquées à l'hôpital militaire de
Rennes par M. Sacquépée, nous pouvons tabler sur
65 cas de fièvre typhoïde dans lesquels le sang a été ensemencé pendant la vie. Or dans 63 cas on a pu isoler le bacille d’'Eberth dans le sang, les 2 résultats négatifs ont trait à 2 malades ayant présenté des taches rosées, mais chez lesquels l’hémoculture fut pratiquée le vingtième jour de la maladie, la température étant alors à 37 degrés.
Tous ces résultats confirment cette notion déjà connuc que le bacille d'Eberth existe d’une façon normaleet presque constante dans le sang pendant la période fébrile de la maladie.