LE». IN^BLES
BLANCHE
Vous forez atteler pour dix heures. ■ . ■ .,i
HÉI.ÉNE.
‘ Dubois, faites servir. (Oubois s’incline et sort; Hélène sert sa nnî- Iressc.)
BLANCHE , à Hélène *.
Monsieur vous a-t-il vue quand il partait?
HELENE
Oui, Madame.
Et il ne vous a point chargée de me dire qu'il dînait dehors?
HÉLÈNE
Non, Madame; mais si Madame le désire, je puis demander à Dubois.
BLANCHE **
Non, c'est inutile. (Elle continue à rêver et ne man^e pas.)
I HÉLÈNE
, Est-ce que Madame est souffrante?
BLANCHE
Pourquoi ça, mon enfant ?
HÉLÈNE
.fj’est que Madame ne touche à rien.
BLANCHEjsans lui répondre. '' . ,i j, - r.'
Si monsieur le comte rentrait quand je serai partie, n'oubliez pas de lui rappeler que je suis chez madame d'Orly. . ,
' . HÉLÈNE
-ofilon,. Madame. (Slanebe repousse son assi^ et prend une Kerve.) Est-
ce que le dîner n'est pas du goût de Madame? .1 . ’ n:
BLANCHE
Mais,si fait, tout était excellent. ^
HÉLÈNE f à part.
Excellent!... elle n'agoùté à rien. (Blanche jette la Revue et tend son verre à Hélène; celle-ci liii verse du vin. Blaucbe y trempe ses lèvres et remet tout à jaoèrp'to verre snr la Jtable.)'!' '■/ ■ ■: !•"' v/in . i''
BLANCHE
A quoi pensez-vous donc, Hélène? Vous, savez t:|ion que je ne bois pas de vin.
I HÉLÉN^, lui versant de l’eau dans un autre verre.
Ah! si Monsieur dînait souvent dehors. Madame tomberait bien vite malade.
BLANCHE, froidement. . ,,
Vous me ferez donner du thé. Sonnez pour qu'on enlève tout cela. ,, . >,
HÉLÈNE
Oui, Madame. (BUaMaat.) ,
• BiaDche, Hélène.
*'* Blanche, Hélène. , . -
Hélène, Blanche. . ‘ ‘