SCENE III
Les Mêmes , JEAN LENOIR et BER- TRAND, sortant tle la maison du notaire.
(Lenoir porte une large rrois du 1rs U sa boutonnière cl une corardc blanche a son chapeau.) LEKOiB, tenant un papier à ta main et fredonnant.
Vive U enri quatre, etc.
Ah ! enfin voilà notre contrat bien en règle et demain nos enfans seront unis.
{Apertcoant Lse.) Eh bien! Lise, tu ne vas pas t habiller pour la cérémonie!
lise. Comment, mon père, c’est pour aujourd'hui !
lenoir. Ton mariage à la mairie... et demain à l’église.
PROSPER. Qu’en tends-je? (S'approcha! t rivement.) Parbleu , monsieur Leblanc, vous êtes bien pressé de faire le uialhcur de votre fille.
Rertr and. Comment , comment, son malheur! en épousant mon fils Gogo?
LENOIR. Silence, Bertrand , ne compromettez pas ta dignité d’adjoint en répondant à ce jeune et impétueux sans-culotte.
PROSPER. Sans-culotte vous-méine , entendez-vous ?
lenoir. Si vous dites un mot de plus , j’ajouterai terroriste... anarchiste... clubiate et bonapartiste.
prosper. Tenez... vous n’étes qu’une girouette !
lenoir. Hein!.... je crois que vous m'insultez... Oh ! je vous en prie , pas de mots à double entente !... Grâce à Dieu , je suis connu pour un bon royaliste... j’ai des certificats qui prouvent que j’ai émigré... des certificats de civisme... nou , je veux dire de royalisme!...
Bertrand , bas à Lenoir. Prends garde, tu t’embrouilles...
lise. Allons, mon père, ne vous fâchez pas... M. Prosper a voulu plaisanter. (A Prosper.) Et vous, taisez-vous , vilain taquin!... Quand je vous dis que c’est votre mauvais caractère qui sera cause de nôtre malheur.
Bertrand. Allons, allons, assez causé. . .
je n’en vaisprévenir mon fils Gogo... Toi, va te préparer ainsi que la mariée.
lenoir. C'est cela. .. rentrez, mademoiselle. (// lui prrnd le bras , et jette sur Pros -
LE MAGASIN Ttl6ATIAL.
per un regard fur t'rux.) Hum!... snns-cu lotte!.. (/ 1 \iart.') J’ai cassé ma bretelle.
(U rentre avec l.îse dans la maison.)
c w weee e cowwaGOGaooaaaoooseowao w a^aoaiao