CONCLUSIONS
I. — Le traitement de certaines pneumopathies aiguës par les injections intraveineuses d’alcool (méthode de Landau) constitue une thérapeutique toute récente (1931).
IT. — Avec Landau, on a employé d’abord les solutions d'alcool éthylique dans du sérum physiologique à 33 %. On à recours maintenant aux petites Goses quotidiennes de 20 à 30 ec. (de 20 cc. d'alcool éthylique absolu pour 30 cc. de sérum glucosé à 47 % additicnné de 50 ce. d’eau distillée), Avec cette formule, on observe le minimum d’incidents locaux ou généraux.
III. — La voie intraveineuse est la plus communément employée. Accessoirement et dans les cas de difficultés d'usage, on peut recourir aux voies intra-musculaires (Azerad et G. Dreyfus) ou même sous-cutanées (Ben Ahmou) et même intra-sinusienne chez le nourrisson (Cruchet).
IV. — Le mode d’action de l'alcool introduit par voie intraveineuse est assez discuté. On a envisagé une action excitante sur le système réticulo-endothélial, un pouvoir tonifiant cardio-vasculaire et surtout des effets bactéricides par mécanisme divers.
V. — La principale indication des injections d'alcool est fournie par les suppurations pulmonaires ; mais on a étendu leur emploi avec avantage à la gangrène pulmonaire et à certaines pneumonies, broncho-pneumonies et bronchectasies dans lesquelles elles méritent de prendre une place de premier plan.
VI. — Cette méthode qui ne comporte aucune contreindication a été souvent employée avec succès alors que tous les autres traitements avaient échoué; elle mérite donc d'être considérée comme une des armes les plus efficaces dont nous disposons contre les suppurations pulmonaires.