CONCLUSIONS
I. — Chez l’enfant comme chez l'adulte, mais plus fréquemment encore, il existe des syndromes pleuro- pulmonaires chroniques, auxquels les seuls moyens de la clinique, du laboratoire et de la radiologie se refusent à accorder une interprétation précise. Le lipiodol dans ces cas rendra par contre; des services formels.
IT. — Nous faisons choix pour l’introdaction intrachéale de lipiodol, de la voie intercrico-thyroïdienne. Celle-ci est de pratique facile bien que délicate mais ne commande pas l'intervention du - spécialiste.
III, — Les incidents possibles au cours ou à la suite de l'injection ne nous ont pas semblé devoir faire courir aux malades des risques notables.
IV. — La radioscopie après lipiodol ne procurant pas de renseignement précis c’est à la radiographie donc, qu'il faut s'adresser.
V. — La lecture des épreuves radiographiques abonde en renseignements des plus précieux, ne le cèdant parfois en rien à la rigueur d’une vérification anatomique : en premier lieu, le lipiodol révèle la
présence de dilatition des bronches pour lesquelles nous constatons l'hésitation de la clinique et la carence de la radiologie simple ; de plus grâce au lipiodol les modalités de l’ectasie bronchique deviennent nettement caractérisées ; par rapport au critérium lipiodo-radiologique les renseignements cliniques, radioscopiques et radiologiques simples nous apparaissent également infidèles. |
VI. — Dans bien des casle lipiodol dessinant des bronches normales fait écarter le diagnostic trompeur de dilatation bronchique. et transforme du tout au tout le pronostic,
VIT. — Par le lipiodol on parvient à la discrimmination si malaisée de sclérose pulmonaire sans dilatations des bronches, et avec dilatations des bronches, de sclérose pulmonaire avec caverne et sans caverne, de dilatation des bronches sans sclerose pleuro-pulmonaire.
VIIT. — Au point de vue typographique les renseigneents obtenus par le lipiodol retiendront tout spécialement l’attention ; le lipiodol trace le trajet d’une fistule de la paroi hnaque et détermine : ses rapports avec la plèvre, le poumon et les bronches : il apporte de l’ordre dans la confusion des 6mbres intra-pulmonaires médiostines et sous diaphragmatiques préparant parfois de ce fait une application thérapeutique telle que le Paeumothoras ou. une ‘intervention chirurgicale.