VI INTRODUCTION
des communications nouvelles et intéressantes, et, s'il nous est donné de publier une seconde édition, elle sera certainement plus complète que la première.
Comme toute œuvre qui n'est pas parfaite, celle-ci fera naître des critiques, provoquera des observations dont nous profiterons avec empressement, en vue de cette seconde édition.
Tout en donnant des détails techniques, nous tâcherons de reste r clair et pratique, citant les étymologies, expliquant les obscurités, évitant les formules, nous mettant, en un mot, à la portée du plus grand nombre.
Donner un historique succinct complété par une note bibliographique, décrire l'insecte, ses métamorphoses, ses mœurs, ses ravages, indiquer les moyens de lutte : tel est le plan de notre travail.
Qu'est-ce qu'un insecte? Pour bien des gens, c'est un petit animal quelconque, et tout petit animal peut être appelé insecte. Depuis Réaumur, qui volontiers parlait ainsi, la science a marché. A ce groupe des Insectes que les naturalistes appellent une classe, nous ne laisserons pas même l'extension que lui donnait Linné, et avec les entomologistes modernes nous ne comprendrons sous ce nom que les animaux Articulés ou Arthropodes ayant six pieds, jamais plus, jamais moins, ayant d'ordinaire quatre ailes, subissant des métamorphoses, ne grossissant pas à Vétat parfait, mourant aussitôt lacté de la reproduction accompli.
Laissant donc de côté les Mollusques, escargots ou autres, qui al laquent les jeunes pousses, ne parlant pas davantage des Anguillules des racines ', qui sont des Vers, nous ne ferons exception à notre règle que pour les Acariens produisant la maladie des feuilles appelée Érinose, qui sont des Arachnides ou Articulés à huit pieds et que les entomologistes de tous les pays comprennent dans leurs études. -A Les naturalistes ont divisé la classe des Insectes en sept grou-
1 Anguillula radicicola Greef. Voir au sujet de ce petit Ver Nematoïde, trouvé à Montpellier par M. Ravaz, produisant des renflements comparables à ceux du Phylloxéra et qui, à ce titre, nous intéresse : Max. Cornu ; Élude sur le Phylloxéra vastatrix, pag. 172 (imprimerie nationale, 1878). — Bellati et Saccardo ; Alti dcl R. Instituto Veneto di Scienze, Letterc e Arti, 1881. — F. de Almedia e Brito ; Le Phylloxéra cl autres épiphyties de la vigne en Portugal. Lisbonne, 1884, pag. 27. — Prof. Ottavio Ottavi ; Viticoltura teoricopratica. Casale, 1885, pag. 888. — Foëx ; Cours complet de viticulture. Montpellier, 1888, pag. 520.