‹ Les insectes de la vigneChapitre 83 sur 187 · IV. — L'Écaillé pied glissant (Chcîonia lubricipcda Linné · texte numérisé non relu

IV. — L'Écaillé pied glissant (Chcîonia lubricipcda Linné

Cette espèce, dont le corps, les ailes fermées, est long de 2 centim. et demi, a, les ailes ouvertes, une envergure de 4 centim. Elle ressemble par la taille et un peu par la couleur à la femelle de VÉcaille mendiante. Les ailes sont d'un jaune terne pâle, presque blanc, en dessus et en dessous, avec des points noirs. Les points des ailes supérieures sont au nombre de 12 à 14, dont trois placés sur la côte ou bord d'en haut ; les autres, à l'exception des deux postérieurs, lorsqu'ils existent, forment une ligne oblique qui descend du sommet au bord interne. Les points des ailes inférieures varient de un à sept, mais il y en a toujours davantage chez la femelle. La tête et le thorax sont de même couleur que les ailes. L' abdomen, d'un jaune fauve, a cinq rangées longitudinales de points noirs. Les pattes sont d'un brun obscur avec des poils jaunes sur les cuisses. Les antennes sont grises avec la lige noire.

La chenille adulte est d'un brun noirâtre avec une ligne dorsale bleuâtre et des tubercules ferrugineux, sur lesquels sont des aigrettes de poils d'un brun jaunâtre ; mais quelquefois la teinte générale du corps est d'un gris roussâtre avec la ligne dorsale rembrunie. Elle court très vite, et c'est cette circonstance qui lui a fait donner par Linné le nom de lubricipcda (pied glissant). On la trouve depuis juillet jusqu'en octobre sur différentes plantes, y compris la vigne, sur laquelle, dit Dunal, elle occasionne parfois des ravages. Nous ne l'avons pas toutefois rencontrée sur la vigne en Languedoc.

La chrysalide est d'un brun rougeâtre, avec de petits crochets ferrugineux à la pointe postérieure. Le cocon ressemble à celui des autres espèces.

Les trois Ecailles dont nous venons de parler se combattent, comme l'Ecaillé martre, en recherchant le jour la chenille sur les bourgeons. La présence de l'ennemi est vite décelée par les sarments dépouillés de feuilles ; mais en mai, certaines années, assez rares heureusement, la visite doit être journalière.

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