APIS. — RUCHES À RAYONS MOBILES
aux parois latérales. Suivant l’abondance de la production de miel, on enlève ou l'on ajoute des cadres dans celui des tiroirs où cela est nécessaire.
C'est surtout au moyen des ruches à rayons mobiles qu'on prépare dans des boîtes élégantes, placées dans les cadres mobiles, des rayons de miel construits par les insectes obéissants et qui seront servis sur les tables, et que les agriculteurs intelligents exécutent pour les expositions, au grand plaisir des curieux, ces jolis tours consistant en lettres ou arabesques remplies d’alvéoles par les Abeilles elles-mêmes. En outre, ces ruches sont excellentes pour l'observation des travaux des Abeilles, et une ruche d'observation est très-nécessaire à joindre à tout rucher bien organisé, qu'il soit d’ailleurs dans le système fixiste ou mobiliste. Elle sert d'indicateur pour l’état intérieur des ruches ordinaires, qui se dérobent aux investigations de leur contenu. En outre, la ruche d'observation permet de se procurer aisément du couvain d’ouvrières et de fenrelles fécondes, quand il s'agit, pour sauver un peuple effaré, de donner une mère à une ruche quia perdu la sienne, sans éléments pour la remplacer.
Les ruches à cadres mobiles mettent à mêmetrès-aisément de choisir les rayons à miel, de façon à supprimer tous ceux qui saliraient le miel extrait par du couvain et du pollen, et de supprimer, une fois les mères fécondées, les cellules à couvain de mâles, ceux-ci devenant dès lors des consommateurs inutiles; d'agran:
dir les ruches à volonté, quand la A saison se présente favorable, et en- FiG. 31. — Ruche Langstroth. fin de fournir des rayons vides en quantité aux Abeilles, dans les moments où le nectar abonde. Nous devons dire que cette pratique n'est pas interdite aux fixistes dans les mêmes circonstances. Ils donnent aussi des gäteaux vides aux Abeilles, non plus en détail, mais en gros, avec économie de temps. Ils coilfent une ruche ordinaire, percée par le haut, d'une autre ruche pleine de rayons vides, dans laquelle les Abeilles emmagasinent aussitôt force miel, ou bien ils renversent sens dessus dessous la ruche pleine, ce qu'on appelle dans le Gâtinais culbuter une colonie, et la recouvrent d’une ruche garnie de rayons vides, nommée dans le Gâtinais une bâtisse, dans laquelle les Abeilles se hâtent de déposer leur butin.
Je crois que l'avenir est aux ruches à rayons mobiles, en raison de leurs immenses avantages; mais lorsque, ainsi qu'aux États-