‹ Les inséparables; comédieChapitre 28 sur 38 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

LEROY-GRANGER, puis M =^6 LEROY- GRANGER.

LEROY-GRANGER, seul.

Je ne sais vraiment pas où cette enfant-là a été élevée !... N'importe! Nous verrons bien qui aura le dernier 1

M™« LEROY-GRANGER, entrant l'air bouleversé.

.Mon ami I. ..

LER.0 Y- ORANGER

Qu'est-ce qu'il y a encore ?

M"^' LEROY'-GRANGER

Mon ami, votre lille est compromise !

LEROY-GRANGER

Compromise ?

M'ns LEROY-GRANGER.

Par monsieur Ducourtial, et si nous voulons qu'elle se marie jamais, nous sommes obligés de la lui donner !

LEROY-GRANGER

Voyons, voyons, qu'est-ce que c'est que cette histoire-là?

M"i« LEROY-GRANGER.

Monsieur Dusseau vient d'arriver de Paris, où il avait été passer deux jours, comme vous le savez, et son premier mot a été pour me dire qu'il y courait sur Cécile une foule de cancans des plus graves.

Lesquels ?

Mme LEROY-GRANGER.

On raconte, par exemple, quelle calomnie! que Cécile etM. Ducourtial se donnaient des rendez-vous au clair de lune, avant même d'être liancés, et que le mariage était devenu absolument nécessaire... absolument, vous entendez?

LEROY-GRANGER

D'abord j'aime à croire que Cécile n'est pas coupable !

Mme LEROY-GRANGER.

Non... mais on le croit, c'est tout comme!

LEROY-GRANGER

Et (pii crdil rela?

ACTù TROISIÈME 53

M^e LEROY-GRANGER.

Tout le monde !

Qui avons-nous reçu depuis que monsieur Ducourlial est ici?

M^e LEROY-GRAXGER.

Les Delchenne et les Durennet.

LEROY-GRAXGER.

Ce bruit-là vient des Delchenne, ou peut-être encore des Mnlessin !

MniP LEROY-GRAXGER.

El peut-être aussi et surtout de monsieur Ducourtial lui-même, qui, en garçon prévoyant, a vjulu nous barrer la route, en cas de retraite.

LEROY-GRAXGER.

Évidemment !

Un lemps.

Mme LEROY-GRAXGER.

Que faire?

Un temps,

LEROY-GRAXGER, en coIère.

Eh! aussi, vous aviez bien besoin d'attirer ici ce garçon-là

M^e LEROY-GRAXGER.

Ah ! mais dites donc !...

LEROY-GRAXGER.

Un sauteur, un aventurier!. .. Je vous Tai dit tout de suite, moi !

54 Li:S INSÉPARABLES

M"ie LEROY-GRANGER.

Vous ?

LEROY-GRANGER

Oui, moi! seulement les femmes sont toutes les mêmes. Que le premier bonhomme venu se présente avec un monocle dans l'œil, et les voilà en révolution !

Mme LEROY-GRANGER.

Je vous répète que si quelqu'un Ta attiré, c'est vous, vous surtout !

LEROY-GRANGER

C'est cela; mettez-moi ra sur le dos, à présent !

M^e LEROY-GRANGER.

Dame !

Un temps.

LEROY-GRANGER

En tous cas, je vous réponds d'une chose, c'est que Cécile n'épousera pas monsieur Ducourtial.

Mme LEROY-GRANGER.

Mon ami !...

LEROY-GRANGER, insistant.

Cécile n'épousera pas monsieur Ducourtial. Je ne sors pas de là !

M me L ER O Y-G RANGER.

Mais réfléchissez donc un peu...

LEROY-GRANGER

Tenez, dites-moi tout de suite que vous désirez que Cécile l'épouse, et n'en parlons plus !

Mme LEROY-GRANGER.

Mon Uii'U, (juo vuiisèles impalioulanl !

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