‹ Les inséparables; comédieChapitre 3 sur 38 · DUS SEAU · texte numérisé non relu

DUS SEAU

Sérieuses ?

M me L E R O Y - GRANGER.

Jugez-en. D'abord il y a la question du trousseau, des robes, de Tappartement. Tout cela sera long, très long. Ensuite, la cérémonie se faisant à la Madeleine, il faut songer qu'on n'a pas l'Église comme on veut : elle a tant de vogue !

CÉCILE

Quand Albertine Nécart s'est mariée, on a dû prendre ses précautions, à ce sujet, trois mois à l'avance.

GASTON

On a loué la salle !

LEROY-GRANGER, pudique.

Gaston!

M^e LEROY - GRANGER.

Ensuite Tévêquede Chalcédoine, dont Cécile tient à recevoir la bénédiction nuptiale, ne sera à Paris qu'en janvier.

Eh bien, et la bénédiction papale?...

Mme LEROY -GRANGER.

A qui il faut donner le temps d'arriver.

DUSSEAU, à Cécile.

Ça t'en fera, des bénédictions ! Si tu n'es pas heureuse avec ça!

Mme LEROY - GRANGER, à Dusseau.

Il faut suivre la mode! (A Gaston.) Enfin tout le monde vous dira qu'on ne peut vous marier avant cette date, sans s'exposer aie faire devant une Église vide...

L EROY - GRANGER, à Gaston.

Votre ami me le disait encore hier.

Mme LEROY - GRANGER.

Et ce serait un crève-cœur pour cette pauvre Cécile que de ne pas avoir toutes ses amies autour d'elle.

CÉCILE

Ce que j'ambitionne surtout, ce jour-là, c'est une nuée de sergents de ville, à hi porte de Tl^glise, comme au mariage de Louise Tapi^inel. Ça fail très bien, c'est presque de la troupe.

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