‹ Les institution sociales étudieès dans les édifices religieuxChapitre 1 sur 13 · EXPLICATION LES PLANS · texte numérisé non relu

EXPLICATION LES PLANS

Le premier plan représente Tétat actueldes choses, où l'église Saint.- Éloi, de Dunkerque est séparée de la tour à laquelle elle était réunie autrefois.

Le second plan représente Téiglise rejointe à la tour, avec les modifications qui devraient être faites dans le tracé des rues du quartier, pour obtenir une place régulière devant le nouveau monument.

Le côté sud de la nouvelle place Saint-Èloi formerait prolongement au côté nord de la place Jean-Bart , et le côté nord le prolongement du côté sud de la rue des Chaudronniers. Ces côtés sud et nord de la nouvelle place formeraient en même temps des lignes parallèles à Taxe de l'église.

Quant au côté ouest de la place Saint-Éloi, il s'alignerait sur la rue Neuve, prolongée elle-même jusqu'à la rue des Pierres.

Les avant-corps (marqués A), en regard de la rue de l'Église et de la place Jean-Bart, seraient des portails répondant à un transept, et donnant, avec le porche de la tour, les trois entrées principales de l'église.

Nous -n'aurions jamais eu la prétention de nous dire archéologue. Le vocabulaire archéologique ne nous est pas familier, on s'en apercevra aisément à l'insuffisance de notre langage.

Toutefois, en qualité de membre des Sociétés scientifiques et littéraires de Dunkerque, nous voulions dire notre mot sur la vingt-quatriftne question proposée au programme du Congrès archéologique, annoncé pour être tenu à Dunkerqie, en août 1860.

Cette question était conçue en ces termes :

« Comment le xvnf siècle a-t-il été amené à faire, dans les monuments religieux, le mélange des styles qu'on remarque dans plusieurs églises? »

Nous aurions passé légèrement sur les considérations de haute esthétique que le sujet sou-

lève, notre but n'étant que de traiter la question au point de vue local.

C'est-à-dire au point de vue de l'église Saint- Éloi de Dunkerque, qui présente une disparate si choquante, dans le style d'architecture du portail A, en regard du style qui règne à l'intérieur du monument.

Mais la question s'est étendue à nos yeux ; en l'examinant, nous nous sommes aperçu qu elle prenait de larges proportions, et qu'elle n'était plus pour nous le simple fait d'une église à restaurer. Nous ne pouvions pUis nous borner à l'étude d'un genre quelconque de peinture ou d'architecture, mis en vogue par l'engouement passager de la mode. Le titre que nous avons donné à notre dissertation fera comprendre l'importance que , dans notre pensée , elle a prise.

En un mot, l'accessoire était devenu le principal, et le principal l'accessoire, que. nous avons pu aisément détacher de l'ensemble pour le faire figurer seulement dans cet Avant-propos.

1 . Nous nous servirons alternativement des mots « portail » et « péristyle », quoique ni Tun ni l'autre ne convienne archéologiquement à l'espèce de colonnade qui décore la façade de l'église Saint-Éloi. (Bouillet, Dictionnaire des Sciences, — CiierueL; Diction-^ naire des Institutions,)

C'est vers 1443, que l'église Saint-Èloi de Dunkerque reçut sa première consécration; elle avait alors la forme de la croix latine. La tour, qui existe encore et à laquelle l'église était jointe, conserve en effet les caractères archéologiques de cette époque. Les feuilles frisées qui restent aux chapiteaux des demi-colonnes cylindriques enchâssées dans deux des contreforts ; les baies géminées, surmontées d'un trèfle, et encadrées d'une arcature ogivale, autour de laquelle ramptî un feuillage qui s'épanouit au sommet en forme de croix; enfin les panneaux superposés qui cachent la nudité des murs, en dessinant plusieurs rangées de petites arcades trilobées *, nous reportent bien au xv' siècle.

Le plan et le- dessin de l'ancienne église de 1440 se voient à la page 34 de la Description de Dunkerque par Faulconnier 2.

Sanderus rapporte à 1451 une inscription qu'on plaça au frontispice de l'entrée du monument sous la tour ^.

En 1S58, les Français, ayant pris Dunkerque, mirent la ville à feu et à sac, l'église Saint-Éloi

4. Louis Dëbaecker, Rapport au ministre de l'intérieur. 1850.

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