‹ Les institutions communales de Rome sous la papautéChapitre 127 sur 193 · Voir MoRONi, Dii- di Erud., vol. VIII · texte numérisé non relu

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2. Le costume imposé pour le couronnement de Grégoire XIII diffère peu.

3. MoRONi, Dii- di Erud., t. VIII, p. 64 el seq. Cancellieri, Soknni posscssi. Cf. Description en vers du carnaval de Penni, rapportée par Ademollo, // Carnevale di Ronia al leiiipo di Alessaiidro VI, p. 50 et FoRCELLA, Festc c iornei sotto Paolo III, Rome 1885.

4. « Pro nia^iis D. Coiiscrvatonnii et limais alhis Capituni Revionum, duc 4. » Comptes du trésorier du Capitole pour la célébration de la fête de sainte Agnès de 1537; le banquet qui leur fut donné coûta le même prix ; il fut distribué 536 livres de cire qui coûtèrent 69 ducats ; le calice offert à l'église de Saint-Alexis avait coûté 24 ducats. {Archiv. di Stalo, Mand. Camer., vol. 1537-1541, fol. 7).

du sacre de Paul III, le 11 août 1535, ils voulurent être seuls chargés de la garde du souverain pontife, mais les palefreniers pontificaux dont c'avait toujours été l'office, protestèrent et les caporioni durent se contenter de faire la haie avec leurs milices ; en 1555, pour le couronnement de Paul IV, nouvelle querelle, cette fois sanglante; \ts caporioni avaient pour compétiteurs des soldats; leur prieur fut blessé d'un coup de pique La question de préséance fut toujours un sujet de récriminations pour les caporioni car ils avaient, semble-t-il, l'âme fière ; naguère, en 1490, ils disputaient le pas aux officiers de la maréchaussée ^. En 1559 leur prieur fut condamné à quinze écus d'amende pour avoir cherché à usurper le rang des chanceliers ; et le conseil ne trouva d'autre moyen d'accorder le différend que d'acheter l'année suivante les charges des deux chanceliers au prix qu'il les avaient payées ; l'un des chanceliers était Mario Frangipane, l'autre Marcello del Nero. En 1 5 72, à l'occasion du sacre de Grégoire XIII, ils voudront être placés dans le cortège avant le gonfalonier du peuple et occuperont longuement le conseil de leur différend >.

Il faut dire, à leur décharge, que c'était à eux qu'incombait le soin, lors des vacances du Saint-Siège, d'assurer la protection du conclave et la tranquillité publique qui était alors toujours fort menacée. Tout particulièrement ils avaient la mission d'empêcher la populace de piller, comme elle le tentait invariablement, le palais du cardinal élu pape C'est pourquoi on mettait à leur disposition

1. MoRONi, Dil. di Erud., t. VIII, p. 68. Pourtant ils avaient joué un rôle important dans la cérémonie (Cancellieri, p. 108.)

2. « Qtiod Capita regionum précédant Marescallis, » 28 juin 149 (Archiv. Slor. Capit., Cred iv, vol. LXXVIII, fol. 178).

5 . Archiv. Stor. Capit. Cred. i, vol. IV, fol. io6,vol. XXXVII, fol. 27, 80. 4. En 1555, fut ordonné aux caprioni, dès qu'ils entendaient dire

en cette circonstance des forces considérables qui pouvaient s'éleverà dix-huit cents hommes. A la mortdu pape Jules III, il leur fut ordonné de placer cinquante hommes au Capitole, quarante à la porte du Peuple et à la porte Saint-Jean, et des corps de garde moins importants aux onze autres portes ; un caporione devait commander chaque poste, empêcher des gens armés ou les soldats étrangers d'entrer et fermer la porte à la nuit '.

A la mort de Clément VII, la Chambre pontificale versa aux conservateurs et aux caporioni « pro conservatione quietis Urbis » six cents ducats \ D'ailleurs, durant les vacances du Saint-Siège, le caporione du quartier du Transtévère dont la population passait pour particulièrement turbulente étant composée de gens sans aveu, recevait soixante écus tous les dix jours.

En temps ordinaire, les caporioni disposaient d'une milice de trois cents hommes, soit vingt hommes pour les quartiers les moins populeux et trente pour les quatre quartiers Monti, Colonna, Ponte et Transtévère. Ces hommes, pris exclusivement parmi les patrons boutiquiers ou les artisans qui n'étaient pas au service d'un patron, devaient être du quartier où ils servaient; tous les ans, ils désignaient dans chaque quartier trois d'entre eux parmi lesquels le caporione en choisissait un qui devenait pour

qu'un cardinal habitant dans leur quartier venait d'être élu pape, de se porter en toute hâte avec leurs hommes devant sa maison et de déployer leur étendard. Le sénateur devait, de son côté, s'entourer de quarante hommes et demeurer au Capitole (Archiv. Stor. Capit., Cred. iv, vol. IV, fol. 80 et scq.)

1. Déjà, en 1522, le peuple avait réclamé et obtenu la garde des portes et des ponts que le Saint Siège s'était attribuée comme il a été à\r..{Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXXVI, fol. 248).

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