CanceUieri, Solenrd Possessi de' Sommi Pontefici
2. Si nous n'avons point parlé des consuls, des podestats, des pater civilatis, c'est que ces appellations sont purement honorifiques et ne correspondent à aucune fonction déterminée.
Le litre de consul se trouve accolé aux qualifications les plus diverses : Consul et Tabellio, consul et negocintor, consul et judex, consul et diix, consul et niagister censi. (Voyez Savigny, t. I, p. 305 ; Gregorovius, t. II, p. 493).
La charge de podestat, qui équivalait à une dictature, ne fut que rarement conférée à Rome et toujours pour peu de temps (Voyez Hegel, p. 516).
On rencontre fréquemment à Ravenne des magistrats qui portèrent le nom de Pater civitatis; leurs fonctions rappelaient celles du Curaior ou
du Quinqueniialis. Il est peu certain que des magistrats de ce genre aient été institués à Rome. (Voyez Savigny, 1. 1, p. 262, 271 et suiv.)
II existait des familles de consuls, de Magistri Milittim, de ducs ; on n'en trouve point de juges. (Voyez Savigny, t. I, p. 299). An 783, Paulus . . .diaconiis ex génère ducum ; Johannes et Amelericus génère ducihus; Rodalgus génère tnagistris militilnis ; Johannes génère constilibus. An 877, Farnaldus ex génère Duci alqne Ditx. An 973, Andréas ex génère Magistri Militum. (Fantuzzi, t. I, p. 185, 197, 213.)
Dans la description du couronnement du pape Innocent III (i 1 58) rapportée par Cancellieri, on lit que le pape s'avançait : « Comitantihus prxfecto, et senalore cum magnatihus, el nohilibus Urbis, multisque cafntaneis, et consulibus ac rectoribus civitatum . »