Gregorovius, t. VI, p
mèrent sept réformateurs qui furent chargés d'examiner les réformes proposées ou d'en suggérer
Il est fait mention, pour la première fois des réformateurs, le 28 juillet 1358, au moment de la suppression des hiionuomini qu'ils étaient peut-être appelés, dans la pensée du peuple, à remplacer et qui, eux aussi, comme il a été dit, devaient s'occuper de réformer la chose publique : « Ad rei pubîicœ reformationem depiitati. »
Le document dans lequel il est parlé des réformateurs dit : « Nos sepiem reformatores Reipublicœ et Vicarii magnifici viri Johannis de Comité Almee. Urbis Sen. III. absentisde Urbe ^ » Il semblerait résulter de cet intitulé que les sept réformateurs exerçaient à ce moment une sorte de délégation temporaire du pouvoir sénatorial régulièrement octroyée. Il se peut aussi qu'il cache une de ces usurpations de pouvoir si fréquentes à Rome. En tout cas, les réformateurs s'occupaient de tout autre chose que de réformer l'Etat. Villani dit : « Feciono (/ Romani)de loro cittadini popolari alqiianti retlori con certa podestà e balia, assimiglianti ai nostri priori, tutto che molio minori'^. » Le pape reconnut officiellement leur autorité quand, le 18 mai 1360, il s'adressa à eux pour obtenir que les Romains l'aidassent à ramener à l'obéissance les provinces de Campanie et maritime-*. Un peu auparavant, le légat apostolique les avait investis du gouverne-
1. En 1338, ils avaient envoyé des députés à Florence pour y étudier les Ordinamcnti délia Justitia grâce auxquels le peuple avait si bien réussi à mater la noblesse, mais leur mission fut sans résultat et, revenus à Rome, ils ne jouèrent aucun rôle politique. Giov. Villani, lib. XI, cap. xcv.
2 . Nerini, de Templo et Cxnobio sanctorum Bonifacii et Alexii, Rome 17^2, p. 521. Giovanni di Paolo était en fonctions au mois d'avril (Gatti, p. 86.)