ViLLARi, p. 248; Viola, Storia di Tivoli, t. III, p
2. Tous les historiens s'accordent à reconnaître que le peuple était, à ce moment, entièrement soumis au pape; vo\-ez, entre autres, Pla- TiNA, Boniface IX; Curtics, p. 439, Giorgio Stella, Ann. diGenova, R. Italie. Script., t. XVH, p. 1176; Egidio di Viterbo, Hist. XX seculorum, manuscrit de l'Angelica, p. 2681 ; Infessura, éd. Tommasini, p. 8. CiACOKio, p. 862, dit : « Urhis domiiiatu libère potitus est ut primus Romanarum Pontificnm oniiiem Po. Rom. vim, cunctis suo artitrio magistratihus creatis... ad se contiilit pôntificiam ditionem mirum in modum stahilivit... » Tolomeo da Lucca, Muratori, Remm Italie. Script., t. 111% col. 832.
3. « Tanta est enim populi romani inconstantia et perversitas, nulhis ut quieti reUqnatur loeus », écrit Lionardo Bruno. (Lib. I, ép.4, dans Vitale, p. 569).
caporîoni furent contraints d'aller au-devant de lui pour lui rendre hommage '. Le peuple se soumit et, sous les auspices du prince angevin, un nouvel accommodement fut conclu (27 octobre 140^) ^
Cet accommodement diffère peu de celui qui avait été imposé aux Romains onze ans auparavant par Boni" face IX. Le pape s'y réserve toujours le droit de désigner le sénateur et la distinction entre la juridiction des tribunaux ecclésiastiques et celle des tribunaux capitolins est maintenue et précisée. Toutefois un nouveau rouage dont on ne saisit pas bien l'utilité est introduit dans l'organisation municipale. Un corps de dix Gubernatores Camerœ Almœ Urbis fut créé, trois d'entre eux devaient être nommés par le pape ou par le roi de Naples, gonfalonnier de l'Église, les sept autres, « suivant les anciennes coutumes ». Cependant, rien, dans l'ancienne organisation de la ville, ne rappelle cette fonction et le pape ne put avoir la pensée de renouveler, par la création de ces sept offi" ciers élus par le peuple, la magistrature des sept réformateurs que ses prédécesseurs avaient eu jadis tant de peine à détruire. D'ailleurs leurs attributions étaient bien différentes ainsi que leur nom même l'indique. C'étaient les gardiens en môme temps que les dispensateurs des revenus de la ville comme les conservateurs dans les premiers temps de leur existence. Le trésor conservé au Capitole était entre leurs mains. Toute intervention dans les affaires politiques, toute immixtion dans l'administration de la justice leur était interdite sous menaces de lourdes amendes. En outre, ils étaient tenus de prêter serment entre les mains du séna-