Theiner, t. III, p
Eugène IV, pendant qu'il était encore réfugié à Florence, en 1435, octroya au sénateur Francesco de' Coppolis, le droit « inquirendi et procedendi contra quascumque personas cujuscumqiie status, gradus vel conditionis fuerint , nias puniendi prœter fonnam statutoriim ' »
Non content de l'autorité qui lui était donnée dans la ville, le sénateur prétendait faire la loi hors de Rome. Le 3 1 décembre 143 i, Cecco Baglioni avait promulgué un décret portant que quiconque aurait tué à Rome un de ses concitoyens serait puni de mort, même s'il avait obtenu (acheté) le pardon de ceux qui étaient en droit de réclamer le châtiment du crime. Son successeur voulut faire appliquer cette loi à Tivoli qui, on le sait, était une des villes sujettes de Rome; mais les Tiburtins s'y opposèrent énergiquement Plus heureux, un autre sénateur fit, en 1448, citer et comparaître devant son tribunal des gens de Bagnaja coupables du même crime En 1452, l'autorisation de poursuivre et de châtier certaines classes de malfaiteurs, potissime Urbis jurti et rapinx, fut concédée au sénateur, dût-on, pour rendre cette autorisation valable, dit le bref, modifier sur ce point les statuts Six ans après, en 1458, le pape donna au sénateur le pouvoir de procé-
1. Il lui accorda en même temps le droit d'augmenter ses gardes. « Eugeiiius... Francisco de Coppolis senatori... Cupientes ut non soliun ea qtix ad fusticiam spectant in ipsa Urbe ac prxdicto magistratu administrare scd omnia qux ad Capitolii ciistodiain pertinent facere possis devotioni tiix concedendi ad nostra et ecct. supradicta pedites quinquagenta ad stipendia Jlorenuin aiiri diioruni ciun diniidio pro quolibet singulo niense... » (^Arcliiv. Seg. Fat., Reg. Eugenii IV, vol. 366, fol. 86).