‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 136 sur 191 · Archiv. Stor. Capit., Cred, i, vol. XXXVIII, fol · texte numérisé non relu

Archiv. Stor. Capit., Cred, i, vol. XXXVIII, fol

„.:jj..'»4;

du sénat '. Défense était faite de paraître en armes à ces assemblées ^ Le conseil public se réunissait tous les mois, le plus souvent le lendemain du jour où le conseil secret avait tenu séance et à l'occasion de l'installation des nouveaux officiers; les décisions du conseil secret touchant les intérêts généraux de la ville lui étaient soumises; on votait par « fèves » et nul ne pouvait parler de sa place, ni d'une affaire qui n'avait point été inscrite à l'ordre du jour par les conservateurs.

Le conseil public appuyait généralement le conseil secret et ratifiait presque invariablement ses décisions, et ce

n'était pas trop de leur entente pour résister aux entreprises du pouvoir pontifical sur les franchises urbaines. Avec une merveilleuse continuité de vue, le Saint-Siège s'appliquait à détruire lentement l'autonomie de la ville, s'emparant de toutes les branches de l'administration ou empiétant sur les attributions des magistrats encore indépendants ; il s'était arrogé le droit par exemple de nommer les gardiens des portes et des ponts^ et cet empiétement irritait d'autant plus le conseil que les papes désignaient des individus qui exigeaient indûment des marchands des taxes élevées, et entravaient ainsi l'approvisionnement de la ville 5 ; un grand nombre d'officiers étaient encore élus par le procédé de rimbossola:(ione, mais comme dans bien des cas les papes pouvaient choisir entre les personnes dont les noms étaient sortis celles qui avaient leur agrément, la garantie qu'aurait pu donner ce mode

1. Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXXVIII, fol. 121. Cod. Vat., Urb.y 1047.

2. A partir de 1559. A^t^^^- Stor. Capit., Cred. i, vol. XXXVII, fol. II.

Page 1