‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 19 sur 191 · Ibid.y t. II · texte numérisé non relu

Ibid.y t. II

raine de la disparition des exarques '. Ils existaient encore en 1217= mais disparurent, ce semble, peu après. Leur nom venait, disait-on, de ce que l'empereur les donnait au peuple. Les fudices consulares étaient des juges de paix de quartier, des dativi au petit pied que nommait tantôt l'empereur et tantôt le pape. Les pedanei paraissent avoir été leurs remplaçants d'abord ; ils finirent par prendre leur place '.

Au-dessus de tous ces juges était le préfet. Il jugeait au criminel, souverainement; dans les affaires d'importance, les évêques, les cardinaux, les magistrats romains siégeaient avec lui. Un document en date du 8 octobre 1072 nous fait connaître la composition du tribunal chargé d'examiner la réclamation de l'abbaye de Farfa au sujet de certains biens dont s'étaient emparés les Crescenzi; parmi les juges le préfet figure à côté des évêques, des cardinaux, des anciens {Rmnanorum Majores) et des représentants du peuple. La sentence fut rendue conformément à la jurisprudence du code justinien 4.

Ses fonctions donnaient une grande importance au préfet dont les empereurs d'Allemagne avaient, au x« siècle restauré la magistrature. Le préfet était alors devenu lé délégué, le représentant de leur autorité, le dépositaire de eurs droits de haute justice. C'est à ce titre qu'il jugeait les affaires criminelles dont la connaissance échappait aux juges ecclésiastiques judices de clero, qui ne pouvaient prononcer de condamnations capitales. Lors de sa nomination un envoyé de l'empereur lui remettait les insignes de sa

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