‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 44 sur 191 · Cancellieri, op. cit . , p · texte numérisé non relu

Cancellieri, op. cit . , p

2. Voici, entre autres, le commencement du texte d'un jugement rendu en 1305 par le sénateur Paganicus délia Torre: « Nos, Senator prxdictusy cum deliberaiione nostrorum judicum et assectamenti, me non consilio, assensuet reformatione tredecim Antianorutn Urhis, ordinavimus etfirmavi- '""^ » (S. Campanari, Tuscania ed i stioi Monumenti, 1856, p. 191).

3. Pflugk-Hartung, Iter Italicum, p. 603 : « Congregato niagnifico populo in pîatea ante palatium Capitolii ad sonum campanx et vocemprxconum. » (19 août 1309.) Camillo Re, p. 283 et Gregorovius, t. V, p. 205, note I.

4. Au temps de Charles d'Anjou, par exemple et du sénateur Henri de Castille, on trouve : Nomina nonnullorum civium qui recipiuntur stib apostoîica potestate ad defendendum eos ab oppressionibus Senatoris. (dans Reg. Clem.IV, III, 39, 5, 401, cité par Cancellieri, p. 28).

5. Vita Bonif. K/Z/dans Mcratori, R. Italie, Script., t. III, p. 648.

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vent ombrage au sénateur. Dans la hiérarchie, il venait immédiatement après lui; dans les cérémonies publiques, son costume somptueux et éclatant, la nombreuse domesticité qui l'entourait, le désignaient au respect du peuple ■. Il était encore juge souverain dans bien des cas- il avait ses juges, ses notaires'; il devait surveiller les barons des environs et réprimer leurs excès; ses droits de juridiction se trouvaient assez souvent en conflit avec ceux du sénateur Les grandes possessions territoriales de la famille de Vico, dans laquelle cette charge était devenue héréditaire depuis le commencement du xiv' siècle, augmentaient la puissance du préfet. Chaque jour, en signe de soumission, les boulangers de la ville devaient lu. offrir six pains» les marchands de vin, une mesure de vin, les bouchers une tête de mouton '. Néanmoins, la puissance effective du sénateur était plus grande que celle du préfets Il n'en était pas de même du conseil des bnonuonnm dont l'autorité allait sans cesse grandissant. Nous avons dit qu'il jouait déjà un certain rôle en 1262; en 1305, il était définitivement constitué'. Le nombre de ses membres était ordinairement de treize, mais il arrivait quelquefois qu U fût doublé '. Cola di Rienzo en fit élire trente-neuf. Le

I Voyez MuRATORi, ^n"î- ^'«'•.«•"'P-?56-

Jliàsacr^ Ron,a„^ Pr.Jcaur. jude. et scHnarius ,, (Grboorov.us, \ V p 25, note 3). Documents du xni« siècle.

' l'^':^^1^^2:Z:r^rSL.r.X.r^i.V^nn,. r^M. dans FUMI, Cod. Diplomat. iOrvieto, p. 44i-

6 RAmLDur,''àd.'a«. .527 n. 7, rapporte une lettre du ^y..ir^sée m^TfiUis consnUbus B^acteriorum et Mercatorun, ac smgulanm l,un!ttiL, vigenti sex bonis viris, duel,,, scihcet pcr .uamUM reg.o-

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chef de ce conseil portait le nom de Vexillifer Justitiœ, à l'instar des consuls des arts à Florence; les autres membres s'appelaient Capitanei ' . Malgré ces titres , leurs fonctions ne laissaient pas d'être, en temps normal, des plus pacifiques. Ils restaient chargés des services municipaux, de l'édilité, mais ils avaient, en outre, une fonction plus haute et plus délicate qu'on s'étonne de voir confiée à des gens si grossiers et si peu préparés à la bien remplir : celle de réformer l'organisation municipale.

Dès 1262, c'est-à-dire presque au moment où il est parlé d'eux pour la première fois dans les chroniques, les buonuomini sont qualifiés de « Electi per populum Romanum ad reformationem Urbis et artiuni Urbis ^. » Plus tard, en 1305, on lit, dans une confirmation de statuts : « Magnificus vir Johannes de Ygiano Dei gratia sacri Romani Populi Capitaneus et xiij an:(ieniy unus videlicet per quamlibet regionem Urbis una cmn ipso domino Capitaneo ad Regimen Urbis et Reformationem

Rei PubliccE Romanorum ^ » Il est vrai que le trône

pontifical était alors vacant.

Le peuple sentait fort bien que ce conseil, composé de gens de peu, des boutiquiers, d'anciens des quartiers, dans lequel jamais un noble n'était entré, était animé des mêmes sentiments que lui et devait servir ses intérêts. Toutes les fois qu'un trouble survenait, les buonuomini étaient, par la force des choses, portés au pouvoir. En 13 12, par exemple, comme on avait refusé au peuple une part dans le gouvernement, il se souleva, prit d'assaut le Capitole et

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