Mand. Camerali, 1426- 14 30, fol
4. Martini V de Caria, an. v:i, viii, ix, liv. V, fol. 355; Theiner, t. III, p. 251 ; voyez l'excellent ouvrage de Sigismondo Malatesta, Staùuti délie gabelle diKornUy KomCi 1886.
duraient que six mois comme celles de sénateur et comme lui, du moins pendant un certain temps, il dut être étranger. Il fallait, en revanche, que son secrétaire et ses deux notaires fussent romains. Son salaire était de seize ducats de cinquante bolognini par mois. Tous les services de l'octroi dépendaient de lui et, comme les revenus de la ville provenaient en grande partie de cette source, en faisant dépendre du Saint-Siège la magistrature du grand gabeleur, le pape Martin V devenait virtuellement maître des finances urbaines.
D'abord, il avait placé à côté du gabeleur une sorte de conseil de surveillance chargé d'examiner sa gestion tous les deux mois ; elle était composée de deux ecclésiastiques et d'un laïque; puis il exigea que l'argent provenant des taxes d'octroi fût versé entièrement au trésorier de la Chambre apostolique. A partir de 142 1, il nomme le gabellarius ^ En investissant de ces fonctions Ludovico de Acursoli, en 1424, le pape lui enjoignit de prêter serment d'obéissance au Saint-Siège ^ et d'exercer sa charge de façon à mériter l'approbation de l'Église. « Tu igitur officium ipsum exercer c studeas sollicite, sic fideliter et prudenier, quod ex laudabilibus operibus tuis sperati fructus proveniant, ut optamus, nosque deinde ad faciendum tibi ampliorem graciam et honorem promptius invitemur 5.
Pour compléter cette mainmise sur les finances de la ville, le pape confia les fonctions de chanceHer, que remplissaient auparavant deux citoyens romains, à une de ses
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