P. Grenf. I, 10,1. 8 (Philométor
ciers ‘; ce fait ne prouve pas absolument que leurs xAñpe: ne rentrent pas dans les catégories clérouchiques habituelles de 100, 70, ou 30 aroures, et sont des tenures d'officiers; mais il n'établit pas non plus qu'ils sont inférieurs à la contenance ordinaire; on peut faire l’économie de cette dernière hypothèse, raisonnable en soi, mais aucunement nécessaire, et considérer les tactomisthes comme des officiers. Ce n’est pas à dire que ce soient des officiers-payeurs; on ignore pour ainsi dire tout de leurs fonctions; mais l’analogie de la qualification qu'ils se donnent dans le service actif avec celle des grammates (et peut-être leur relation étroite avec les ëèrt suvräïeus des clérouques en temps de paix°), permettent de conjecturer qu'ils concourent à l'administration de l’armée.
Les fonctions des grammates sont mieux connues. Ce sont des scribes, comme leur nom l'indique : ils tiennent à jour les contrôles de l’armée et ordonnancent la solde. On les voit à l'œuvre dans l’armée active et dans l’armée disponible. Dans la première, ils sont attachés, non aux fractions constituées de l’armée, mais aux détachements, garnisons, corps d’occupation, etc.; ils sont ypappareis rtüv duvduewv*, cuvrééeus ‘, jamais Ts inrapyias OÙ 1%: y'Mapylas; peut-être cependant ne sont-ils pas toujours communs aux troupes d’une même garnison, lorsqu’elles ne proviennent pas toutes du même recrutement ou n’appartiennent pas à la même arme; les grammates de Diospolis Magna, au rr° siècle, sont ypxuuarets rüv puodooépwy irriwv ‘, ve. Toy pushogépuy tawv-apyaiuwv*. Dans l’armée disponible, il y a des grammates des clérouques qui s'occupent, non de la solde, mais de l’administration des tenures clérouchiques. Leur rôle paraît si important qu'ils ne doivent pas être identiques aux grammates des garnisons et des troupes actives ‘. Peut-être
Euphronios, Dionysodoros, Théodotos; cf. la liste de l’App. HI. . P. Lille 4; le texte est douteux.
P. Lond. |, 23, |. 94; — Le Bas 2781.
Cf. ci-dessus, p. 92, n. 4.
Actenst., 6, 1. 43,
Ibid. 11110
Cf. ch. VI, pp. 194 sqq.