LES TN NON PNR EE
Aux renseignements ainsi groupés, il faut ajouter que, vers 148, certains clérouques semblent payer un impôt foncier de 2 artabes à l’aroure’; et qu'entre 118-7 et 116-5 avant J.-C., la terre clérouchique non cultivée fut soumise à l'impôt foncier; si jamais il en fut de même pour les biens d'Église, ce ne fut que par la suite’. Rapproché de l’élévation du taux de 113 à 112 avant J.-C., ce fait semble indiquer une aggravation de l'impôt foncier qui pesait sur les clérouques dans les dernières années du 11° siècle. Il comportait cependant déjà des surtaxes.
Ces surtaxes ont pour caractère d’être imposées d’une façon irrégulière, xaxx xæpév*; à quelle occasion? on ne sait. Elles portent les noms d’émyoxon et d’eissood. Des émypaoxt sont connues à diverses dates du n° siècle, entre 148 et 113 avant J.-C. ; leur taux reste ignoré”. Des eisoopait ont été perçues pendant
. Ces chiffres sont tirés de P. Tebt. 1, 89 (113 av. J.-C.) et 98 (112 av. J.-C.). . P. Tebt. 1, 5, L'15et lanote; et 99.
. P. Tebt. I, 98, introd., pp. 430-1; et cf. P. Tebt. I, 36, Il. 7 sqq. (fin du rie s.). POP EE
. P. Tebé. 1, 5, 1. et n. 59; 99 (v. 448); 27, Il. 99-100 (113 av. J.-C.; paiement : en espèces ou en nature).
2922 LES BIENS CLÉROUCHIQUES
la même période; à la fin du n° siècle, elles frappent même les biens du clergé comme la terre clérouchique; les seuls taux connus sont ceux d’{ artabe à l’aroure sur les érémophylaques en 113-2 avant J.-C., et d’1/2 artabe à l’aroure sur la terre sacrée à la fin du rr° siècle”.
c) Les otioavor?.
Les otéoavor ne sont pas particuliers aux clérouques. L'usage en est général dans l'Égypte ptolémaïque et le monde oriental et il a son origine dans les mœurs de la Grèce classique : le don d’une couronne, au sens propre, à un bienfaiteur y était un moyen habituel aux cités de témoigner leur reconnaissance ; et il en a encore été ainsi pendant la période hellénistique, peutêtre notamment pour les couronnes offertes à Philadelphe par les Nèsiotes et les Sidoniens lors de la fameuse roux de l'an 7 de son règne’. Toutefois la couronne prend souvent à cette époque la forme de cadeaux en argent ou en nature; de plus, ces cadeaux supposés volontaires et spontanés sont imposés par les rois ou les fonctionnaires; ainsi Démétrios I® fait remise de € couronnes » aux Juifs ‘; le mot sert à masquer un véritable tribut payé par les peuples et les cités alliées’. Ces caractères se retrouvent en Égypte, où le stépaves ou, pour employer son nom complet, le.orépavos youvsuwxès est payé par les fonctionnaires nouvellement nommés ou promus”, par les cultivateurs du Domaine’, enfin par les clérouques*. Le otégaves des
1. P. Tebi. I, 99, 1. 48: (v. 148); 89, 1. 74 (v. 113); 98 (v. 112); 36, 1. 9 (fin du IIe 8. : terre sacrée); 232 (descr. : même date et mêmes biens).
2. Sur les otépavot, cf. Boucué-Lecrerco, IT, pp. 335-6 (paiement : en espèces et en nature).