LA POLICE
Les plus importants sont les machairophores, les seuls qui soient véritablement armés; peut-être étaient-ils groupés en Aôyot, peut-être doit-on distinguer parmi eux des corps d'élite : on peut interpréter des deux façons l'expression d’ëyrsroyoutre vayzpogépet employée dans l'inscription d'Hermoupolis Magna pour ceux qui appartiennent au même zovè que les soldats ‘; le groupement corporatif a existé aussi parmi eux à en juger par l'inscription des Iduméens de Memphis*. Tous, rabdophores, mastigophores, machairophores, ont évidemment pour mission d'assurer le respect dû aux fonctionnaires et de les défendre au besoin. — Les indigènes employés dans la police ne portent pas de titre particulier ; le #ywros est appelé 5 roù (et ici le nom du fonctionnaire) péy4.0s Ou 86 mxpx voù dsivos wæyruos *. — Les gendarmes proprement dits se subdivisent en deux catégories; car parmi eux les uns trouvent et les autres ne trouvent pas place dans l’organisation générale de la gendarmerie. Le cadre de cette organisation, comme de tant d’autres services en Égypte, c’est le nome. L’officier de gendarmerie le plus élevé en grade est l’Eristarns rüy qguAaxr@v *, qui commande tous les gendarmes du nome; il a sous ses ordres les archiphylacites des toparchies, qui ont comme circonscription ces subdivisions * ; dans la toparchie, la gendarmerie des bourgs importants est commandée par un archiphylacite; les villages moins importants n’ont pas d’archiphylacite, et les gendarmes, guharirai *, y sont simplement groupés sous les ordres de
4. Le second sens se trouve dans les Serr., Cant., 5, 10, Sur cette inscription, cf. chap. 1er, p. 9, n. #.
2. Ch. V, p. 143-4, et n. 4; et ci-dessus, p. 260, n. 5, sur l'opinion de Srrack.
3. P. Hib. I, 41, 1. 18; P. Tebl. I, 142, |. 81 : — ronoypaupatéwc; 116, 1. 57 : — Bacuuxod ypapuatéwc; 121, intr. et 11. 34, 43 et 83 : — faotuxoù ypdppartéws el otxovépou; P. Lille 25, 11. 63-4. — ’Apyiuäyipor, dans P. Tebl. 1,112, 1. 86 ; 120, 1. 128.
LAP=Hoel: 34 1 3010 104; P Petr. LI, 28, (6) Il 13=E PP CTebE 1511597, 43, 11. 6-9; Srrack, 167 (Athribis, date inconnue).
5. P. Petr. 11, 20 (1), reclo, cf. III, 36 (b); P. Paris, 6; P. Hib. I, 73, 1. 10, cf. 34, u. 1, qui modifie P. Tebt. 1, 5, n. 159; P. Tebl. F, 5, 11. 142, 159 ; 6, 1. 14; 27, 1. 29; 38, 1. 17; 40, 11. 15-6; 41, I. 4; 43, IL. 9 sqq.; 138; 156; 179; 230 (descr.).
6. Phylacites : P. Petr. II, 32, 2, (a), cf. III, 32, (a); 14, (2), cf. II, 46, (2) ; 42, (a), cf. LI, 43, (1); — IT, 98, (e); 32, (b) et verso; 44, (b); — P. Tebl. I, 5, 11. 188-92; 22, 11. 9 sqq. ; 60, 1. 23; 61, (a), IL. 40 et 50: 61, (b), 11. 329 et 343; 62,11. 107-114; 63,
Dexavot*. La gendarmerie ainsi hiérarchisée assure la tranquillité et l’ordre publics, le respect des propriétés, recherche les malfaiteurs et les criminels ; elle prête main-forte aux agents de l'autorité dans l’exercice de leurs fonctions, notamment à ceux des finances* ; elle les supplée même en inspectant les récoltes et en veillant à la rentrée des impôts*. Mais il existe en dehors des ovxæxira un certain nombre d'agents, dont les fonctions, à peine connues par leur grade, restent difficiles à déterminer; ce sont les érémophylaques, les éphodes et les chersephippoi *. Leurs dotations clérouchiques sont respectivement de 10, 25 et 30 aroures*. Les érémophylaques ‘ sont donc placés sur un pied d'égalité avec les phylacites ; leurs fonctions n'étaient pas par conséquent très relevées, et ils ne les exerçaient probablement que sur le terroir d’un ou peut-être de quelques villages ; d’après leur nom, elles devaient consister à surveiller les lieux dits Zonuor, © abandonnés » : l’épithète est donnée dans les textes à des vergers, des vignobles, des colombiers, même à des maisons’, peut-être aussi à ce que nous appelons des terrains vagues; la surveillance avait sans doute pour objet d'empêcher les particuliers d’en faire indûment usage. — Les éphodes ‘, qui sont connus du règne de Philadelphe à l’époque romaine, semblent avoir exercé surtout une surveillance financière sur les fermiers et les collecteurs de taxes ; peut-être aussi
1. 88-95 et 126; 64, (a), Il. 42-4, et 125-9; 66, 11. 83 sqq.; 73, 1. 27; 81, LL. 20 sqq.; 83, 11. 40-74; 84, Il. 124, 199, 134; 93, Il. 47 sqq.; 120, I. 55: 214 (descr..).
JP TON TS 1251 (descr);
2. P. Hib. I, 55; 51; 59; 60; 61; 62; P. Paris 15, 1]. 24-5; P. Hib. I, 51-58; P. Tebt. I, 5, il. 188-192, qui montre leur malhonnêteté,