LES OFFICIERS SUPÉRIEURS S
tions qu'on en a données peuvent en somme se ramener à deux : les mots ir’ avèpüv indiquent le service actif'; — ils sont la qualification des hipparques et des #yeuéves de réserve? ; il faut choisir entre elles, avant de pousser plus avant la discussion. On doit écarter décidément la seconde. Elle s'appuie uniquement sur le cas d’un officier du n° siècle, Dryton, connu par un assez grand nombre de papyrus’; les plus anciens de ces textes montrent qu'il à servi dans la cavalerie et qu’il est parvenu au grade d’hipparque : à partir de 141 avant J.-C., il se qualifie r6v roù émuiaypatos inrépyns ër” avèpv ; les mots roù ëmidyuares et èx” av apparaissent à la fois dans sa titulature; il en faudrait conclure que les hipparques et les #ysuéves 27° avdoüv sont des officiers qui conservent leur grade après leur passage dans la réserve. Mais on ne peut établir que le mot éritayus signifie « la réserve »'. Les textes papyrologiques * ne le font connaître que dans l’expression en discussion; et, en dehors d’eux, on ne le rencontre que dans Polybe‘ où il désigne non la réserve, mais les éroupes placées en réserve sur le champ de bataille, et dans Elien’, qui entend par là un grand corps de cavalerie supérieur à 4.000 chevaux; le mot a-t-il ici un sens analogue ? on l’ignore; mais il n’y a aucune preuve qu'il doive être traduit par & réserve ». On sait d’ailleurs qu'il n’y a pas eu de réserve dans l’armée ptolémaïque, au sens où nous employons le mot en matière de recrutement *; et il est bon de rappeler ici que Dryton, hipparque de la réserve dans l'hypothèse, se donne comme en garnison à Ptolémaïs et cantonné temporai-
absolument nécessaire d'établir une distinction entre inrépyne (nyeuov) et inr4pxnc (nyeuov) ét avôpov.