LIVRE lU
INSTRUMENS DE TRAINSPORT.
Cette section renferme tous les instriunens qui servent à tran&portcr les objets qui tiennent dii^ectemcnt à la culture, soit pour la préparation des terres» soit pour recueillir les récoltes , tek que les brouettes, civières, paniers, bottes, céréales, etc.
Mous n'avons pas iait figurer dans cette division les diars , les ehar* rettes, tombereaux et autres espèces de voitures , parce que nous les re gardons comme des macIUnes appartenant plus spécialement à réconomic^ rurale qu'à Tagrictilture proprement dite. Elles nous fournissent un cha^ pitre fort întcressaot pour le second volume du cours que nous nous pro«. posons de publier, et elles se classeront naturellement parmi U» machines d'économie rurale.
CHAPITRU . VI.
DliS BROUKTTKS, CIVIER|:S, HOTTES EJ CER^IALS.
Il nVst point d'instrumens appropriés à un plus graad nombre d*usagc que Mtrx-Cf , et cependant il en est pcn qui soient aussi peu répandas lors de leurs locaKtés particulières. C'est amsî, par exemple, que les brouettes, au nombre de près de trente, sont tout-à-ûit inconnues aux cuItÎTateors des environs de Paris, à rexccption de trois ou quatre, que Ton est force d'employer à des usages pour Icaqvcb cBcs sont fcrt p«« apfMpriôes.
Les comportes, les kaines , si commodes pour transporter les liquides; lés chariots et paniers h Iburrages , les cevcals , et beaucoup d'autres in< strumens tellement utiles qu'on croirait tmpossiUe de s'en passer dans Ic^ pays oik on a Tbabitude d'en £adre usage, sont restés inconnus dans les départemcfis qui entourent la capitale, et dans la plupart des autfcs. On ne peut attribuer cette singularité malheureuse qu'à l'ignorance dans laquelle se trouvent nos cultivateiu-s, relativement à l'existence de ces objets , et cette idée n'a pas peu contribué à nous faire entreprendre la tâche longue et pénible que nous avons accomplie dans la publication de cet ouvrage.
histnimens de transport.
%, ÉehMt-èrouêtU. Celte machine est tres^employëe en Pié'mônt, dfl» le «îdi ile la Fraaœ, et devrait l'être partout où Ton cultive le mâritr fvm la «oiuint«ré des vers a soie. ËUe petit avoir io à t5 pieds de 1— gu ear. Lorsqu^on s'ett sert comme échelle simple , on la développe comme nous le moiitroi)S*, fig. t-B. Le barrean^ a, b, sert de point d*àp« pitianK. montais c^ d.
Si on n'a besoin que d'une moindre hauteur,, on la ploie en dclellê double y comme dans la figure i-A. Enfin, quand la feuille de marier est OBÎllîe 01 mise daas des sacs, on place ces sacs sur le montant, e : on saisit lot bras, e^ 4I, et on a un^ véritable brottette, comme dans la fig. i . Nous ftfODs observer que les boutsdef bns,/, g^ doivent être assez longs pour que k roiM, i, ne touche pas la terre lorsque la brouette est développée etf échelle, comme dan^ le9 fig. A* B.
Dans laiig. i->G, nous montrçns par un profil comment la roue est adaptée. Cet iastrwaent a ëié perfectionné par MM. Arnheiter et Peth , paur l'oiage des jardimers» F^éz planche 98, fig. 6.
a. Brouette ordinaire des jardiniers. Elle est trop généralement connue pour que nous nous étendions sur son utilité. Nous nous bornerons à dtneq» eUe estindUpensable pour transporter la terre, les pîerrarlles, les rodum d'allée, etc.^ ete^ 0n en lait de plus on moins grandes, selon la fioné des gens qoi doivent s'en servir.
3. Brouette-civière. Elle' est trcs-utile pour transporter un grand nombre d'dïjets, tels que fouillée, fourrage , grands légumes, etc., etc. Elle est très-commode pour les jardiniers surtout. Les avantages que Ton doit chercher dans sa fabrication sont la légèreté, la grandeur et la solidité.
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Instruniefis de transport.
I • Brouette parisienne. Elle est fort en «sage dans ks environs de la capitale, surtout chez les jardiniers, pour lesquels elle est indispensable. Elle se compose d'une caisse en bois léger ^ faisant cof^ aivec les bnm^r cards , maintenue par des montans sur les cotes, et par trois travcnea sous le fond. On l'emploie à toutes sottes de transports.
!>.. Brouette à baquet. Dans quelques provinces , on s*en sert très^ avantageusement pour transporter la vendange et le vin. Dans d'autres, elle sert au transport de Teau et des engrais liquides. Le baquet est ordinairement en bois de sapin, rarement eu chêne, avec deux larges cercles de fer. Il est soutenu en devant par un dossier plein ^ en dessous, par on plancher ou trois larges traverses ; sur ses côtés, parle ci'oclict de fer, is, dont rextrënûté se fixe dans un anneau de fer tefiant an premier œrele.
3. Brouette à six châssis. Dans les pays chauds, en Espagne , et particulièrement à Alicante , on s'en sert pour porter les vases à ra&nîdiir dans lesquek on transporte Teau* Chaque châssis en contient im; Les jar-diniers français pourraient s'en servir avantageusement pour transpoiter leurs arrosoirs, si Ton faisait éprouver une légère modification à la forme des châssis,
4* Brouette en forme de ti'émie. Les deux brancards seul lies pr deux traverses, et soutenus par deux pieds, qui, en se prokngpaBt^lwment quatre montans Irès-élevés, propres à retenir les objets léger» et wo^ lumineux que celte brouette sert à transporter.
( io5 ) .PLANCHE^i&^
jHstmmeifs.de transporta
i.firouetteàaugsL Hilt doit être consU-uite en pUnchcs de bois blanc et légcr^ tels, que pçuplicr , Ghâtaigiûer, etc. ILes joints doivent être 6its avec asse^ 4c soin ppiir.^uo l'ooget^ .a« puisse reieMr des liquides quî n'ont guère plus de consistanco qm de V^au. BUe'cst lort utile pour transporter la yase quç Ton retire du rcciir4ge dc& mai)», émfh ^ autiTs pièces d'eau. Dans de certains déparlcmens^ les olaçOns sVn scnroal pour transporter le nv)rticr de d^aux, lorsqu'il est très^dclaye.
'2. Brouette-civière sans, pieds. On s'en sert beaucoup dans les ett'* virons de Paris, {)our transporter les pieiTcs, le bois et autres objets. Son dossier, incline' sur la roue ^ est soutequ.pfU:. dcui^ supports*
3« Brouette f/i gfmdole. Papa la Si£sso , on en- laît usage comme à Paris de la brouette des jaràoic^ f mt ki|uelii.eUa'a l'avalita^e ée Ja légèreté'. Le devant et le derrière de la caisse, a, b^ sont en planches l^è^ res. Le fond. est quelquefois^ en planches, plus souvent eu clayûliuj|gey comme les côte'â. , • . •»
4. Brouette en écUsfes. Elle e$V for| emtdoyf^ en Suisse ,.piilMitlib* rement dans le canton de 6erne;.4MX métics wagea qBC[ la pteoéilaÉte. S* construction est facile, et cependant à l'avaulage d'cire hfgèw eUe réiK nit une suffisante solidité. Quelquefois , au lieu de la construire en éclis- SCS, comme nous l'avons figurée, on remplace celles-ci par un clayonnage en osier.
PLAUCHE 40*.
buÈrumms de trwèspori%
t, fimt4Ue,èim$c. EUe nt trn • employée ea Suisse pour transporter 4^ Ws piviB <i les duunpf les aigrtts UfttHks^ leU que les eaux de k^ çOUTy ifi fmmtff les «ffiafls» etc. Le vaee est ftmné par <|uatre planckes e| uufelpA 4«l M* de ohéuey parfaitesMiit «taûe.
a. BmititêU en ewiètt, L'usa^ de celle-ci est très-répandu poiur le Mosport du bois de dianSigey et autres objets. Sa construction, citrê* miment simple ^ n'a pas besoin d'être détaillée , la figure la fera suffi» laipment Dempfeodrt.
3» Broumê à hotle. Les femmes s'en servent , dans le B^abant, pour transporter la houtUi eC dWns oorps pesans. EUe est fort Iqgtre, et ygpsnilm «a anoittuctioa ofte beaneoup de selidtté. Fendant qu'une tllniaM k ffMiase en avatt^ ipe Mire U tire avec une bricole atuckée sur Udivam*
. 4* ^iMietto à roue eeniraU. EUe est employée dan^; le Nord pour transporter les corps lourds qui n'ont pas besoin d'être contenus^ et en g^iéril lans les ebjoisfiie Vm a PbdMtnde de mettre dans des sacs. U lirait faofe dfl bi peifeetifMaer* La figuM 6it assez comprendre sa conslMCtiot) san^fueneus qpons besoin de la décrire.
Instrumens de tramport,
t . BfûuetU'Cwiire à dossier élevé. Elle est employée dans béaiiedu|> de nos provinces, au transport des fumiers, echalas , fegots, paiRe, fourrage, et autres matières faisant un grand volume comparativement à leur poids. Son dossier , fert élevé, est un peu incline' sur la roue et maintenu par deux supports.
2. Brouette à un seul côté. Elle est fort commode poiu* le transport d^ terreaux, fumiers, mortiers, etc., en ce ({Uc, pour ladecLarger^ il ne s'agit que de |a rcnvei'sef du cote' où elle manque de bord, en c'ie^'^nt \f^ bras gaucbe, a, pi baissant Tautfc , b. Son usa^e est fort répandu fq Italie.
.5» jfirçuet^ en tréw* La trcpiie a m*din<iireiiieiit de 3 ^ 4 V^^ 4e Ipnguenr, smt u de l^irgeiu'» Oi> s'en sert pour transporl^r les diMi^m )i*. quides, c^foifie la vase, (emqrtier, etc. Elle est soutenue p^vl^pi^ds^^y h^ ^ui se prolongent au-dessus du brancardf et ont, en lotj|li.te\ %(jk fouçcs dç longueur, et par les deux traverses qui uni^nt les l^r{^lp{tfds•
4* MioueUe des gminiers. Cette machine est curénemeat capMiudu poQff lo |ftiu|Kirl des sacs jremplis de grains, k caMe de h héik4 du chargement. L'extrémité, a, doit être assez lourde pour faire bascule^ et uiMttfliÉ à ca que la lOMbittc éUHM en vcpos^ la lant de fer, à, loufch^ la tevn, e( ^ les bianeards e d^ soi em âevés* ¥mt a'en servir, on appMaba VfflUvoiîfé ft au piad d'iw sac , oa. appliqua le sac snr la bnmatie , «q baissa Ica brane^nds , et aile se trouve chargée par la stouveoMit da )i«soi4« qui ciiparte le sac.
Cetai bHm^e, dont la moindre qualité est de diminuer ciftisidérable- MeM la ttafii^*o!uvre , astenployéé diet tons les marchands grainîfrs de Paris, et mériterait d'être beaucoup plus répandue en province.
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InsU^umens de Uwuport.
1 . BrouetU à levier. Ou s'en sert, dans le dëpaitement de Seine-et- Marne, pour transporter l'eau. Pai* son moyen l'ouvrier ne porte que U moitié de la charge. Elle consiste en deux roues, sur l'essieu desquelles est porté un levier, a^ ayante vers le milieu de sa longueur, un crocbet, «, auquel est pendu un seau plus ou moins grand.
2. Brouette en caisson. En Suisse, principalement dans le canton de Berne, on emploie beaucoup cette brouette pour transporter sur les prairies les eaux de fumier et les urines de bctail avec Icsqueb on les fertilise. On en fait de plus ou moins grandes , mais le plus ordinairement la caisse a, dans l'intérieur, 1 5 ponces de longueur, l'x de largeur, et i8 ou 19 de profondeur. Elle est composée de cinq planches, dont les latérales se prolongent en devant pour recevoir l'essieu de la roue , en anîère pour former les brancards. Dans le dc|)artement de Saooe-et-Loire les maçons se servtïnt d%m instrument semblable ])oiir transporter le mortier.
3. Brouette à caisse horizontale. Elle est fort utile dans de certains pays pour transporter le sable, le grain, et auti-es objets de même sorte. Au noyen.dle la^roi» qui se trouve placée au centre, on peut atsément tnnspotter de loufdts oliai^es. La figure fait assez comprendre sa eonitructîon.
4« Charrette à tonneau. On remploie en Allemagne, dans les jardins, el mâmedans lesjobamps, pouroharier l'eau des anrosemens. Elle se compose de dmix braocardi imis par quatre traverses , au milieu desquelles a« trouve soutenu un Ipnnean. Les roues, qui sont en (aco, sont poriëespar des moyeux d'essieu en fer, solidement fixés aux braneafds , comme en le voit en i-A. A l'extrémité des brancards, en a, a^ sont deux tenons où un homme attache une bricole pour aidei celui qui est au brancard^ si on n'a pas attelé un cheval.
PLAHGHE Sr.
Instrumens de transport.
t. Grand chariot à panier. Bans quelques provinces de l'Espagne, pardculimment en Andalousie, on s'en sert pour transporter k l'ëtable la poKlMNi journalière de CMinrage que l'on distribue aux animaux. Il consiste en un panier plu^ou moins grattd, selon le besoin, pose sur un train léger composé de 3 traverses a^a^ a, porté sur un oerole que nous n'avons pu montrer^ le tout fdacé sur un essieu h deux roues. Pour le conduire et le diriger , un komme saisit le crodietfui terminela tringle^. Il pourrait être employé avantageusement en France, dans les provinces où l'on élève des vers à soie.
a. Brouetta à porter Veau. Elle peut servir à transporter wid*wu* nent de l'eau , mais encore des engrais liquides. J'en ai vu faire usage dans qudqiies cantons du département de la Marne. Au moyen des deux leviers a, a , un homme ne porte plus que la moitié de la charge, les i*oue& portant le reste.
3* Chariot à panier. En Italie, dans les environs de Flomee, on le trouve phi& ooBUiode quo la brouette pour tnmspoiter les Aimiers H autres objets. En effiet, il est d'autant plus léger que la ^rge poKte entièrement sur l'essieu , et qu'il n'y a pas d'équilibre à maintenir.
4- Petit chariot à panier. Dans les cantons de la Toscane où les engrab sont fort rai*es , les enfans vont sur les grandes routes ramasser les excuémcDS des animaux, avec la pelle fig. 4" A, et ils les iransportenl avec le petit chariot à panier. Cette occupation vaut nîaix que celle de courir après les voitures i)our demander raumône aux voyageurs, comme on ne le voit que trop sur les grandes routes des pi*ovinces pauvres de la France.
iun)
tnstrumens de transpart»,
u Cmlir0àhrmà€(»AsmàMk$. En luRie en se sèH beiMda^^ cet tMtnaMnt pMr tramportcr tes Ta^M «t mîmh MitefurM iit% tAftti
dhenl £ ydoittf au moyeff 4ei^ défit lfaT«n<$ e^ Cy peiïïées, oèMftilie éitx^ àt phHètttf IMW dais l«M{iid9 ott M Mttef kis cli«tiUfs erf fer Cy afiè es fiiar hiba«yftt Ahm lesdilÉMiiiMw diMfto.
2. Petite brouette hollandaise. Elle se compose cTunè roiie, dedeui knmaaàiy de deux travenes, àtmi la f\m pris de b rèue poète èo dossier coanatanc en deii« môaaaas un feu ncbinbés. Atf bdui desliradietffA es t OB place aawtnt m crocKel pouf aoadier ilfie eerdeserraot i8 Fatte-» la§e d'un dûea ^ tartiîs <|fi'aii boimiie tiètil les brafteards. Am enffafàds d'Amsterdam on rencontre souvent ce singulier attelage.
ié MnmeUé eh ekarrette. ùntahkx ttsâ^e dam fes envirèffs d« Patis, pour teana^ntr le fais y lapaille» dcsiâgois et autres ofcjccs feimliiMtf . lie planeber a ordmairement 7 pieda de loiigiieinr, et les dossiers de !i ipteàs 6 poiKes à trot» pieds. Quel<piéfuâs , pour éviter le ffottetftit des rdftes^ on les recouvre d'une rampe en planches minces , comme nous Tâtons figure.
Celle hrouette, et celle ^ni suit, ont eetavabtagê^e, la Aargè pof -^ iJttl eatîèremeat sur le^ roues ^ TouTisern'csi sent pas le poids, et le tîra^ efl est bea«eoup pim facile.
4< Btimette à deux fûttei. Cet rCrstrmneM est fort èommode pour lé transport des corps Toliimfûetït ef légers. II se construit dans les mêmes proportions que le suivant. L'ouvrier place' aux brancards a, a ,peUt également le conduire en poussant ou en tirant; dans ce dernier cas, il s'aide d'une bretelle qu'il attache aux points 6 , 6, de la traverse du dossier c , et un autre peut pousser en saisissant la traverse d^ dy du dossier e.
Dans lecasoù l'ouvrier qui tient le brancard conduit en poussant, l'autre lire sur une bretelle attachée à la traverse dy d.
tttO
s. Èn^èMe a iossUreîhmncards courbes. Cet inslhiliiêliitttd^itll tisige géDéralciiieDl nfpoiidii pout-lethmsport du bois, des pierres et gêné* ralanent de tons les corps lourds. Son dossier a est à claire* voie^ et se recourbe an-^dessus de la roue. H est solîdeiiteiit loaifiteno en position par deux barres de bois fr/et par deux tenons en fer c.
Pr,ANCHE 5*'.
InstmmeHs'de trampcrt.
I . Civière h caisson en claire-voie. On l'emploie h divers usages , pour porter aux bestiaux les fourrages , les betteraves , etc. ; mais soo usage le plus essentiel consiste au transport des feuillesdc mûrier pour la nourriture des vers à soie. On lui donne des proportions calculées sur l'emploi qu'on en veut faire.
a. Civière ordinaire. On s'en sert à transporter des pierres et autres corps pesans. Son usage est trop répandu pour que nous soyons obligés ici d'enti-er dans de plus longs détails. Ses proportions varient.
3. Panier en brancard. On peut s'en servir à bras d'bomme , mais plus souvent on en fait porter un ou deux à une bétc de somme, sur le bât de Ia<pielle on les assujétit avec des oordes au moyen des deux bâtons a,hy qui dépassent. Le panier, formé avec de larges éclisses de bois , est trèspropre au transport de divers objets , principalement des fruits. On s'en sert beaucoup dans les environs de Rome.
4. Civière à trois brancards. Dans la Savoie, aux environs de Saint- Jean de Mauricnne, on en fiadt usage pour transporter les corps trèslourds. Au moyen de ses trois brancards, la charge peut être portée par six ouvriers.
5. Civière à rebords. Celle-ci est construite en planches bien jointes , pour ne pas laisser échapper les matières à demi-liquides qu'on peut y transporter, tels que mortier, etc. Ses rebords la rendent trcs-commodc pour porter des gazons , terres , pierrailles , et autres objets.
( ii3 ) PLANCHE 55'.
, Imtnmens de transport.
i« HFoff» en pâmer. Ce n'est rien autre chose qu'un panier c(mî<pie, gvMiièreaient Ian4i?ec desëdiMesrai bois, auquel on ajoute deux bretelles pour pouvoir le porter sur le dos. On s'en sert à Paris pour tramsporier tM6s sortes'd-obfets.
3. EoUeàcôtés, Cet instrument, fort employé à Paris, trts-rarement danslensleâe la Franee/est extrêmement commode. Il est oonstroit en osier, et irariebeaiieotip dans ses dimenaions. I^ dossier seul n'est paa àjour.
3. ffùtte à dos recourbé. Elle est entièrement en Tannerie. On s'en sert beaucoup k Parb pour transporter divers objets. On les place au fond de la botte*, puis on les assujëtit contre le dossier au moyen d'une corde.
4* ifotte demi-cylindrique. Elle a ii pouces de largeur Sa en & ; i8 pouces de diamètre , et tt pieds 6 pouces de hauteur. Elle est à cUûrevoie, l^ère, fort commode pour porter les objets volumineux. On en fait usage dans le canton d'Appenzcl , en Suisse.
5. Crible en panier. Il sert à passer la terre et le terreau, pour cultiver les plantes délicates qui exigent des pots ou des caisses. Il est tissu en osier; il a la forme d'une corbeille à laquelle on aurait ajouté deux anses.
6. Diable à deux roues. Cet instrument est fort commode pour transporter les arbustes plantes dans des caisses ou des pots assez lourds pour ne pouvoir être portés aisément à bras. Le vase e&t couché obliquement sur le chariot, et la tige est appuyée sur le dossier a. Les tenons 2r, h^ retiennent la plante des deux côtés de manière à l'empêcher de pouvoir tomber.
7. Diable à quatre roues. Celui-ci peut être tiré par des hommes , quoique destiné à porter des caisses très-lourdes d'orangers et autres arbres d'orangerie, ce qui fait que pins ordinairement on y place im brancard pour le (aire tirer par un cheval.
Lorsqite l'on veut s'en servir, on ôte les roues de den'ière, que nous
uvons repki^setitÀ?B iig. ^-A , ainsi que It treuil n. On recule le ekiriok ett faisant pAssor les deux bras b^c^ Tun d*un cèld de la caisse dy Tautre de l'autre cote.
Lorsque Tai-bre se trottTe au milieu dtt chariot, on replace le treuil a tel qu'on le voit dans la figure, ainsi que les roues de derrière; puis on passe les deux chaînes o, i, sous la caisse, que l'on soulève en tonnant les deuji (r^ilik et ifiA^of ks fshatnes. Qiifl|Hefoii , pour «ouUgtt^fèi d«rm^9 Ipyiqig la W9h jmI tfgv<e JBnwuaihJeiwtfdttMTaandi a hpnd » c)^pKtf 9 ^ glii^dNious un ibod en pUndiei snrleqsdpn lalatt pqrtv. Souvent aussi on se contente de laisser la caisse susp^tidlie^ et «ait
1^ iru« de U £giitie iait assas compinidna la fionae du diahk» ^wm UQUf 1)0)19 horiHBMms k fains «hacsTar cp^'il lam que lea vauts da 4&*
vaut soient assez basses pour pouvoir aiséknent tourner sous le chaisof. Saps cfdfi , il 4^aLt %t difficile 4e tpw^ dfiQ^ \çs ^é^ ordii^^ffpnfot afsez étroites d'un jardin.
Mft dimenwBs dadiable tant oakaitfes sur la i^ndeur d ia paMstturdca caisses qu'il doit transporter.
tn})
I. tdîon à porter les fardeaux. Il a^fguis 4 pf^s j|isp*^$ 4« loBfnenr^ selon le volume des objets à porter. Il est uopeuaylati au milieu , k ta partie cpii se placé sur IV'pfiule; les eiLtrëmites sont munies df deux clievilles pour retenir les cicrx fai*dpnu3c qui doivçnt faire équilibra. On en fait usage en Italie.
. ^; J^f à fforter Ie$far4e4fux. Il consiste f n upe pièce d^ boi^ l^je, creusée cirçulairepçnt dans le milieu, de mapièrQ à cQçadi*er i^j^:tepi|ni| le derfièrc des épaula et les côtés du cou. A chaque l^vl es( im cr^çli^t ailadië à une çordç plus ou mom loiigue , ^01^ Le besoin, H 9pryM k accrocher les seaux ou autres objets à porter. On s'en sert en Angltlprre. et CQ Polkoid^.
X- C^mffW^ pour fri^oMpQft^ k$qngMi$liquides. On en lûlMigo enC^toiPgpc pour |r4inpQr(ef dans les cbampi ks eamtdt fumier^ fa»' ur^KH et liiitrfs cngr^U liqwdtft* On paeio dmii biliiu d«is les poi- 9é^ # j H , et dcMif hpfmw h foy^%% en cinire* Lorsque let Mgraîa eiMent une qdtnr fe'tid^, h éfiêsw est etitièrement foncé ^ ci il ne* reste que le trou c, par lequel on remplit la machine, au moyen du ^^^ 3- A, , ((ui est traverse par ud long va;m]i»* C€ ^se ^çrt aussi à iHÇîPVPtr l'cnçrais, lorsqu'on vide la copiporle, cj à le, i]<pju4r» Kur le. terrain, . v .. .
4. S^bm mmmtHifâe avec aon pal on pem^ lia baîne sert à reCei«ir le raisin du panier des vendangeurs , et à le transporter dans la ottve oti diQs lie presspir. Peu?ç hommes U pcyrten^ «utsjnpd^ s\^ T^ylç au wy^ du long bâton 4, qu'ils p^cenl sur VçpapV, jft im éeui litns 4';wîer <; * c , qu'ils passent 4ai^ les ofciU^^ ou Qjnc^nws 4 ^ #•
La bainc est ovale ; elle a 0, pi^da de longnenr et f B ponces delargein^ d^QS k ^!rti «les bords om î 8 yoviçe? de haiitcMJc*
5. $ilift pu liante i^es v^iangeurs ntéomnmit. Il yen a d» |4«6{4>urs' 4tfnflWO|iS5 m^Vi qM'ifs dcâvem «ervir à des hommes nu à des A«iiies.
Les pins grands ont 1 3 ou \t\ pouces de dinmèlrc; Irs plus petits 8 <m<). > Uj)te jjuçllc <f , qiA^ seprplonçede /^ pouces, sert de au «pçlwi c|fc <»st |)f rc^c a un trou dans Icfjucl les Yeiî<Ungcur< \x^yi:xï\ ir. Ui\m pow |0l1crli^
leilld sur l'épaule «piand ils ne s*en servent pas. On en fait usageponrdéposer le raisin à mesure «pi'on le coupe.
6. Hoîie àporier des liquides. Dans quelques pcoyinoes du midi on s'en sert pour porter la vendange. Ses proportions varient en raison de la force de celui qui doit en faire usage. Le bftton crochu, figure en a , sert à l'ouvrier à la retenir sur son dos.
7. ffotte à longs manches j hachoule. Dans le département de Saône» et-LoirCy les vignerons font usage de cette botte pour reporter sur ks coteaux de vignes les terres que les eaux oitt entraînées dans les endroits bas. Le panier a 18 ponces de largeur sur le derrière , 1 5 sur le devant, et 1 3 pouces sur les cdtés. Les mancbes , de a en fr, ont 4 pieds 6 pouces de longueur; ils sont réunis par un lien à l'extrànité b. Le joug a, qui fait en même tem)» le fond du panier, est écbancré pour recevoir le cou de Fouvrier; on le garnit ordinairement d'un coussinet en paille ou en cbiflbn.
Pour se servir de cet instrument, on Vappuie contre le trépied 7 -A; on le remplit de terre avec la peUe; puis Touvrier saisit les extréinités des OMiicbes Cy Cy pour retourner le panier, et il passe la tête en J, de manifere à avoir rextrdmité des manches b devant lui. Pour vider la hotte , il appuie cette extfëmite' fr sur la terre, retire la tète, et, prenant les deux manches en c, c, il penche Vinstrument en avant, et la tenv tombe.
8. Cercal. Cet instrtunent sert , en Savoie , à transporter le foin, soit à dos d'âne, soit à bras. Il consiste en un chAssis en bois léger,de 7 pieds de longueur sur 3 pieds 6 ponces de largeur. On place le foin dessus, c^ on Tassujétit avec la corde a, « , que Ton fixe au moyen de la navette b.
9* Cercal à filet, U consiste en deux bâtons arqués auxquels est attaché un filet formant la poche. On le remplit de foin, ou autre denrée semblable , on rapproche les deux hâtons l'un contre Vautre, et on les fixe avec la corde a. Il est en umgc en Suisse.
10. Cercal en demircercle. Dans le département de la Haute-Garonnei on l'emploie aux mimes usages que les deux précédens, et surtout pour porter le fourrage dans les râtdiers. Il n'en dil&re que par sa fanae*
11. Chariotàfowrrage}p9Sk% la Lombardie, les cultivateurs s'en servent pour transporter le fourrage dans les écuries. II est à claire-voie; il
( 117 ) a 4 pîecbOpoliCMdeioligtteiif , 3 pieds6 pouces de largeur, et i pieds 6 ponces de bauteur.
12 Panier à fourrage» On l'emploie aux mêmes usages que les précedens, dans le département de la Gironde. Il est lai-ge de 2 pieds 6 pouces.
mÊmmmtmémmmmmmim^0immmi9m:mÊmmÊmmÊdmimmmmmmtimkmm^am
livue m.
Isi^tnanens tranchons.
Le» in^truttieDs de celle scclioo , importaos par leur nombre et par la diyersitede leur usage, apparticnneut plus à Tliorticulture qn'â l'agriculture. Néanmoins ils jouent encore un rôle considérable dans la grande culture des pays boisés, et partout où l'ou cultive la vigne , l'olivier, le mûrier, etc.
Il est assez difficile à un cultivateur de reconnaître les qualités d'un instrument tranchant, avant d'en faire usage ; on petit cependant y |}arvenir par rhabitudc, aide de quelques renseignemens que nous allons donner.
Quand on choisit nu outil , on le sonne d'abord, c'est-à-dire qu'on le tient suspendu et qu*on le frappe légèremeot avec un corps dur. Si les sons vibrent, à peu près comme une cloche, c'est une présomption en sa faveur; si , an contraire le son est sourd, non vibrant , c'est que l'outil est paiUeux , ayant quelque gerçure ou fente , provenant d'un fer aigre, cas* saut ou mal travaillé, ou bien encore d'un acier apauvri, ayant déjà servi à la confection d'autres outils , et mal soudé au fer.
Il s'agit ensuite de voir sila ti'empeestbonne. Pourcela, on se sert d'une lime nonunée tiers-point, demi-douce , ou d'un burin. Si la lime mord aisément et que le burin raie sans effort , la trempe est trop faible , le taillant mou , sujet à rebrousser. Si, au contraire, la lime blanchit au lieu de mordre , et que le burin raie difficilement , la trempe est bonne ou un peu dure. Dans ce dernier cas Toutil est cassant, mais il est aisé d'y remédier. Il ne faut pour cela que le faire chauffer jusqu'au jaune, ou même au bleu, et le tremper subitement dans l'eau froide.
n ne reste plus qu'à savoir si l'acier est en quantité suffisante et de bonne qualité. On reconnaît l'étendue qu'il occupe : i** en tâtant avec la lime ou le burin; 2" à sa couleur d'un blanc d'autant j^us diir que l'acier