CHAPITRE Vli
Des greffoirs et des instrumens de taille.
Ces iostrumens sont indispensables, non-seulemenl aux jaixlinicrs, mais encore à tous les cidtiyateurs intelligens qui utilisent les terrains ▼agucs, les haies , etc. , en y plantant des arbres frailiers.
On connaît plus de cent-vingt manières de gi*effer , toutes décrites par les auteurs 9 et cependant on ne possède qu'une quinzaine de sortes de greffoirs, qui pourraient à la rigueur se rapporter à quatre principales : le greffoir noisette, pour les greffes en approches; le greffoir en fente; le greffoir à repoussoir, également destiné pour la greffe en fente, mais dont l'usage ne se répandra jamais beaucoup, du moins nous le pensons; et enfln le greffoir ordinaire, pour la greffe en écusson. D'où vient donc cette stérilité d'invention pour des instrumens qui laissent encore tant à di^ircr , et qui sont destinés k faciliter une opération aussi utile , dont les résultats sont miraculeux , pour me servir de l'expression de nos anciens auteurs?
Nous engageons de tout uoti'c pouvoir les cultivateurs et le:» uiccanicicns à tourner leurs vues vers ce point important de T horticulture, et, nous le répétons, c'est avec le plus grand plaisir que nous donnerons de la publicité à leurs utiles travaux, en les insérant dans lessupplémens annuels qui doivent tenir constamment cet ouvrage au courant de la science et des nouvelles découvertes.
Nous faisons suivre les greffoirs par les instrumens propres à la taille, à la tonte et à l'élagagc des arbres , et à quelques pratiques particulières de culture, mais seulement ceux d'une forme simple , et appartenant autant, quelquefois davantage, à la grande culture qu'à celle des jardins et des vergers. , -
Greffoir de M. Noisette.
j. Greffoir à emporU'pièce. Cet insinuntnt y invcDtcparM. Noûeltc, est extrêmement hmîiik pour faire la greffé en approche et à k pbotoise. n est représente', ainsi que le n^ i, de grandem* naturelle. La lame à, est ereosée en gouttière, et se termine par les deux tailtans^, c. Pouroplfref, oii creuse dans la branche du sujet une entaille lon^tudînale et en gouttière, ayant la même fbime que la lame; puis, en retournant Tinstrument, en fait à la greffe une plaie longitudinale en dos d*itne, qui s*ajustc par- Êiitement dans l'entaillé du sujet. Ù est le couvercle qui s'adapte sur la lam^ et rient se visser en c, soit k cet instrument , soit à la figiii-e a.'
1. Greffoir renversé , pour la même greffe. On s'en sert très-commodffoentpour entailler le sujet près de terre; la lame a tourne sur son pivot h y lorsqu'on appuie le doigt sur le bouton à ressort k , et ne de'passe plus le plan du manche, comme nous l'avons figure' par des points, de manière à ce qu'on peut adapter un couvercle ^f, fait dans des proportions convenables.
Grefjfbirs,
I. Graffoir Noiselte, perfecuanne |)ar MM. Aroheileret J^elk, Voici les ipodifica^fonî^ que c^ iogéoieur niécaoicieii& ont apportées k un instni- ^eot d'une invcGtioo déjà fort heureuse* li<^ manche est en étui, dan» lequel on renferiae les deux lames a, hy lorsque Ton met rinslrument dans sa poche.
Les lames y au lien d'être llxes, comme jlaDs le grefiair de la planche ,frÀ:ëdeDte, s*eolevent et. se placenl^à voloplç» Leur takm c^ i-A, est carre; il s'enboce dans un trou de même forme, pratiqué au boni du manche en e pour le recevoir. On maintient solidement la lame en place au moyen de la vis de pression d.
'2, Greffoir en fente. Cet instrument seil à greffer en fente les arbres dont les tiges ou les branches destinées à recevoir les greffes ont déjà ifcquis une certaine grosseur. Le manclie & a 4 ou 5 pouces de longueur; la tige d'à en c à 9 poUces de longueur. Elle porte une lame tranchante large de 3 pouces et à peu près carrée. Son c&tremité se recourbe en une espèce de spatule étit>ite, ou plutôt de coin.
Pour se servir de cet instrument , on coupe net la tige à greffer; on appuie la lame sur Taire de la coupe , et on Tenfonce en fi-appant avec un marteau. On retire la lame, et, pour tenir latente ouverte jusqu'à ce qu'on y ait placé la greffe, ou pour l'ouvrir davantage ; ou introduit à sa place le coin c.
3. Greffoir Madiot. Cet instrument, fabriqué pai* MM. Arnheitcr et Petit , a été inventé par M. Madiot , directeur de la pépinière de naturalisation, à Lyon. Il ne diffère d'un greffoir oi*dinaire que par son talon 6, portant une spatule en argent pour soulever l'écorcc ; il ne doit être tranchant que depuis c jusqu'en dj sans quoi son emploi deviendrait dan* gereux.
4. Greffoir de la vigne. Cet instrument se compose de deux pièces : 4 , la lame; ^-k, la fourchette.
La lame est ovale; elle a 3o lignes de longueur et 14 lignes dans sa plus grande largeur. Elle est portée par un manche de 5 pt^lpl de longueur.
La Iburckettc est loogue 4t 3 ffiK«S| an branches ont 4 lignes de lar* geur; leur écartement au sommet est de 17 lignes. Le manche a 5 pouces de longueur. Du reste, ces dimensions peuvent varier, selon la grosseur des œps à grefier. Pour s'en servir, on lait avec la lame, dans le oep et près de terre , une fepte longitudinale qui le perce d'outre en outre. Dans la fente, ^u coteotvposrf a la lame, on introduit les deux pointes e^ 0, de la fourdietle , ce qui tient la febte ouverte jusqu*à ce qu'oti y ait introduit une greffe taillée en forme de navette et munie d'un œil. i^e reste de l'opcnitf^ti M faA cottitté diUs lès gt«flb drdinaires.'
Greffoirs.
I . Greffoir moderne ^ dans les propeilioOÀ les pIusgëiiâraleiMOt adoptées. II est figure' de grandeur Daturelle j U lame a , serrant à soulercr les ëcorees, est en iyoire*
1, Greffoir en fer. Lsl lame a, bicB pdlic cl mousse mu ses «bIbs, fait corps avec le manche , «insi que la lame b» Cette dernière est en ader.
3. Greffoir ancien. Il dificre du n** i |>ar sa lame plus longue, plus (fpaisse , et d'une forme moins ayantageose. La lame à souleva- les ëoorcei a est en buis ou en os.
isè5 )
PUNCHE ÙOr.
Greffoirti
I. Greffoir à serpetu. Nous n'aTons pas besoin d'MMiiqMrjoii usage, qui est la fois celui de la serpette et celui du greffoir. U est figun^de l^randenrnaturelle.
a. Greffoir à m^mchç iefir» Ia lame^ de a eu ^, a 6 peuees de Unh gueur. C^ instrument sert k la greffe en fente; pour opâmr , on ap|iniè le tranchant c sur Taire de la coupe du sujet ^ et y arec un petit maillet ou marteau, on frappe pour faire laf«mte. CçgreiENresteirusage CD Espagne.
3. Coinà greffer. Dans le même pays, on empMé ce coin pour tenir b fente ouverte pendant <|u'on prépare le.rameau d^nt on fait la grelB?. Il sert particulièrement à la gre£Ge en couronne.
4* Grejffbirà double équerre. Cet tnstraneit, enqibjptf dans kroyaume de Valence , comme les preiiéAnis , offre a bi seul les mêmes avantages que les deux autres, a est la lame que Ton applique sur Taire de la coupe du sujet pour faire la fente, en frappant enrayée le maillet, ^estletrandiant du coin y dont la tête c est carrée et a 8 lignes de largeur. L'instrument , totalement en fer, a t8 pouces de longueur de c en b. La lame a est laige de 3 1 4 pouces vers son taillant , et longue de 36 à 28 lignes à partir de sa hase d jusqu^au tranchant a. Ce greffoir est très-commode pour opérer . b grefièen couronne sur les arbres déjà gros.
Ùreffan H êmpeitê.
t, G ^ t ff éàt k ftfimMtùlt. On s*tti sert peur U gtA «i eeitaaony cc raMMBHC «a le biH daos des propordans plus gnndes que oeDes ^ue nous aTons données k notre dessin. 11 ne diffère des autres greffoirs que parce qHP s« l^^A'^flfoacpdMsle nusolM à v<Miil#, «4» MnOn d«s cnifc, cç ^ttil^ |W|4#^•ttli|Bl9•illsdangerelt](pé«rles penonoes^ If grando habilud^ de <m instrainets.
a* Qpêffo» â êmfàHê-fêieey fibrique de MM. iitolieiler H Petit. Cet instrument, qai serait plus avantageux s*il était moins oomplîqutf , se oompoif iiinsi qu'il mt^i
A tst un ckapetn, en mpport, àmtre lequd on appuie te cdté de In tige ou de la branche opposé icelid oit doit se ùirt rentalUej c est Li lajoeÀdrvi inmakuis , qai a^appMe ooniré In lige, et la coupe ca auk nifvy d^ loUo fManl on fail agir la tit deprevion d, an mojeû de In bteûUee,
hf h sent les deni tî{»es qui forment le oorps de rinstnimei^ avec les deux platinea II.
fca lame est placée siu* uqe petite assise n^ifbile cp açi^r, fWf Vagiifito (41e est fltée au moyen de deux petites ris^ L'iostniment peut un pc|i FHKr dans ses dimensions. Celui que nous avons dessipç avait 4 poi|C(s à^ Inn-» gueur de/ en g, et 3 pouces délateur de m en n.
3. Serpette anglaise. Cet instrument diflère essentiellement de nos serpettes ordinaires , figurées pi. 6ii , par sa lame plus alongée, fionnaiit beaucoup moins le crochet, quoique sa couri>ure soit aussi prononcée, et peut-être davantage. Si elle a moins de prise sur une branche à couper ^ en récompense elle la tranche beaucoup plus net. Le dessin de cette serpette a été fait sur le modèle même envoyé de Londres à MM. Andieiter et Petit. Sa lame avait 3 poiuxrs de longueur , et le manche <^it eo corne de daim.
4* Tire-branche du Valais, Il consiste en un crochet de fer b^ emmanche au bout d'un bâton long de G â •; pieds. A Tautre extrémité est une planchette a y longue de ^ {wiices G lignes^ portant une cheville r.
Cette pianctieite rteute ott àvftnoe k volëntë le tobg du bâton , iloDielle ne peut pas ëdiapper nëanmoiDs, ^i cause du bouton e. Lorsqu'on veut se servir decet iostrument^ soit pour cueillir des fruits ^ ou tailler des ra« meuttX âoignës, on accrodie la branche, on la tire à épi avec précaution pour ne pas la rompre > et on la tttient en position en filant la planchette a à une autre branche; nous supposons que l'on est monté sur Taibreousur une MieDe. On ftit nucge et cet instrument , ainsi que du suivant ^ dans laSirisMf.
5. Tire^branche ordinaire. ïl sert aux mêmes usages qu^ le précédent y dont il ne diffère que par le crochet ep bois a^ qui remplace la planchette.
PFANCHE 03».
hstrumens propres à la taiUe,
I • Serpette ik poche, I^e modèle que O0MS doBiHW^ ioî c$| le plus généralement suivi , quant à la courbure de la lame. Cette courhune est avantageuse dans les instnimens forts et destines à de gros ouvrages , tels que la taille des treilles, des vieux pommiers et poiriers, <:tc. Le manche de cette serpette doit indispensablemcnt être en corne de cerf ou de daim, ou autre nuttère offrant des aspérités à sa surOace, afin qu'il puisse se fixer solidement dans la main. Il faut être exerce pour se servir conunodàiient de cet instrument sans risquer de briser la lame à sa courbure, ou même pour ne pas se blesser. On ne saurait y mettre trop d'attention jusqu'à œ qu'on en ait l'habitude.
2. Serpette de poche ^'fomXB, taille des arbustes, des pêchers, et autres travaux délicats. Elle diffère de la précédente par la courbure de sa lame beaucoup moins prononcée, mais l'étant cependant assex pour que l'instrument ait une force de taillant suffisante pour son usage ordinaire. IjC manche peut être en écaille, comme dans le modèle que nous avons figuré, mais cependant il serait mieux si la sur&ce était raboteuse. La longueur la plus ordinaire de la lame de ces deux serpettes est de a pouces 6 lignes à 3 pouces.
Instrumens propreà à la taille.
t. Gtejf oit Leroy. Cet instrument porte le nom d*im jardinier d^ Auteuil , qui Ta invente. 11 diffère des autres greffoirs par sa lame épaisse au sommet, au point d'dtre triangulaire, comme on le voit en i-A. Cette épaisseur lui a été donnée dans l'intention de soulever avec la pointe les deux bords de la plaie faite à Técorcc , sans qu'il .«oit besoin de se servir de la spatule. Nous ne peasons pas que cet avantage soit bien prouvé.
a. Èhranchoir en ciseau; fermoir. C'est un ciseau plus ou mkoins grand, selon l'usage auquel il est destiné, qui , au moyen d'une douille, s'adapte à un mancbe plus ou moins long. On place le tranchant sous la branche à couper, et on la fait sauter net d'on coup de maillet que l'on frappe au bout du manche.
3. Serpe d'élagueur. Ses dimensions varient, et les plus grandes, celles qui conviennent aux forestiers, ne peuvent jamais avoir plus d'un pied, non compris la douille. On en fait, pour les jardiniers, dont la lame n'a pas phu de 7 à. 8 pouces de longueur.
4* ffouiette à crochet.' La lame, non compris la douille, a 4 pouces de longueur sur 3 de largeur. On l'adapte à une canne ou un bâton , et elle sert à biner, à couper les mauvaises herbes, enfin à tous les petits travaux qui peuvent se rencontrer lorsqu'on visite une culture soignée. Le crochet sert à baisser une branche, soit jiour cueillir un fruit, soit pouri nettoyer des pucerons , etc.
Les instrumens figurés dans cette planche ont été perfectionnéii ou in ventés par MM. Amheiter et Petit.
Instmmetis propres à la taille^
I . Serpette drs. vendangeurs maçonnais, la lanie a de ^ pQUceset
dpini h 3 pouces cl deniî de longueur. T^e manclie est en bois. £lle ne sert qu a coiipei' le v^i^^m.
'i, Serjfctte des vignerons maçonnais. Eo a est -un sccpyd UiiUot dont ils se servent à la manière d'une serpe ppur abattre le gros bois^ }À lame a depuis 4 pouces etdemijusqu § 6 poucoide longueur. Ce\ ixistru* ment sert à tailler la vigne.
3. Serf}e rpr^aincy employée, dans les çnvirons dç ^omc, k toiidre les haies, ^a lapie a de lo à \'\ pouces de longueur. Le crocUet du bout $ert à réunir |çs brins covpcfs y ou à rapprocher de la n^ain gjiuclie les ))rancl)es grosses ci fortes qu'il faut saisir et courbei* d'une main , landis qu'on les coupe de Tautre.
4. Serpe longue^ employée en Italie aux cernes us^get que la.procéc^ente, et, dans certains cantons, à la taille delà vignc« Sa I^me a ^c \ik ] /) pouces de longueur.
T) . Serpe à hachette , employée en Italii).aiix mâiics tt9a|e»qtie Icsdetfi precëd cotes. Sa lame a 1 1 pouces de longueur*
iutruÊkeâs profte^ à U taHe.
«• fyo^mmi kati^mi. Cet iaflriMie&i a so poticfet de kû%u«ur^
Spn d9«. poiEte ilA €i9<^t# > q)ii sert à plo|er les bianoiies epiatusel d i ks «Hrdueer dim» k» haies que œ crMaaaDi sert' à tiittif. Il est en asage dans les campagnes , depuis Boitbavs jusqu'à BaMiie»
de k^ueitr mesurée. 4i|r sa owifaiire. £Ue est smitîe de deux tatUapis^ un de c en b, l'autre d'« eu. 4* Sa .pins grande largeur est de qsK à :|8 ligoos*^ Soa maucb^ ça de 3 à ip pieds. 0^ qnploie cef. insfru- K(eo( à laimf les arbres et à ^çbafrasser le^ chairips des' rq^çef ^ dfl hr(Hl5saji|ef.
3. Croissant à taloMé Sa Jane, mcaurop en lign^ droite du luaiiclM!
k k Wn^99 c'est-à-difie d'^ en ^ ^ a 1 4 pwccf de longueur. I^f mtoclie c peut avoir de 6 à 1 2 pieds. Cet instrument seit à la taille des ^hres» Il offre lav^intage de couper, en tirant et eu poussant,
4> Ser/w à l^j^^ on paudador^^ I4 lanM» de ^ cu^, a 4 poucca ^ ^^9 WW^\ de ^>c|i 4, ce qui d^oe 9 p^uQea pi>ur tpute sa largeur^ 9}f)i»e9 d> Ç19 c, (^ tfauçbapt d^ U b^^ttft 4 sert i iil)aUre les groaata branches ou le bois mort. Cette serpe est f:94pilqy<)e à la (aille do hk. vigQo dan^ le département du G^*s.
5» $k^rg/içfff^ir p^risip^.^ }a Mu)«, il piM'iir du manebe, a 7 ou 9 A<W^ 4^ I^HgM^^'* £11^ ^ coçipojse d*uf piffsn a , Uadobaut à so» es<> tr^W, et d'H^e serpette ff^y servant ^ couper les rameaui. eu tîi»ot« Le iQMIpbpf a de Sa ^Qpifd^;dA longueur V pet iq$truii|ei4o'^ pas ausat* o^niuode qiu> çeliii de la.pl. 6 fig« 0.
5. CoufMfTft àê$ foMStimt». Sa lame a de 8 à 9 pouces de loagui^ur , et 4 pouces dans sa plus grandr largeur. On en connaît suffisamment l'usage.
( li^ ) PLANCHE 66^
lusUvmens propres à la iaiUe.
t . Croissant, aqssi wmmé f^ari et voUmi Ams ^oeiqiies^pafties dehFmioe. La grandrardeJalatiie, prise sur k courbiifc o^Mëe m tiiUaati estardinairemeDl de i8à ao ponces. IsmMnAe « coanMe efi une pcvdie plas ou moins longue, de 6 à i5 piedi , Mkn que Tod test tondre «a ubre phB ou noins âere'.
!i. Serpe à double tnmchant. Elle s'enpltNe aux mènes «sages «pie le préeëdent 9 mais «Ue peut abattre di» braockes phis fbrtea. Sa lame a 1 1 pouces delonpienr, et son manchêdt 6 k la pieds.
3. Serpe mdconnaise. Elle est très-utile pour la to&tè des arbres et des haies. Sa lame a de lo à ii pouces de longueur, et se termine par un crochet trauchant. Eo a est un crochet de fer qui sert à suspendre l'instrument à la ceinture , pendant qu'on ne s'en sert pas.
4*1^ même instrument , yn de profil , pour mieux faire concevoir le crochet A.
5. Serpe mdconnaise à crochet. Elle ne dtflire de la précédente que par ie croohet by qui termine la lame. Ce crochet sertà ramasseret réunir les épines en ikgets. H est encoce utile pour pendre Tinstrument à « rameau y lorsque , monté sur un aibre , on a besoin d'aToir les deux mains libres afin de changer de position.
6. Echardonnoir à deux tranchons. Cet instrument sert à deux usages. Ikns les environs de Paris, on l'emploie très-utilement à abattre les branefaes et bourgeons qui poussent sur les arbres que l'on vent életer à lige, et, pour cet usage, on Ini donne un manche de 6 à lo pieds; on ooupe en ponssam, avec la lamc.«, €f en tirant, avec le tranchant du crochet c. Dans les départeinens ou on l'emploie comme échar^ dopnoir, Ir manche n'a que 5 pieds, et la limio a sert de pelie*
Instrwmns propres a la taille.
I. Serpe parisienne. Sa lame a de lo à ii pouces de longueur.
3. Serpe espagnole à double tranchant. Sa lame a de 5 à6 pouoes de longaeur; elle csl iraodiaote dds deux coté» e& n et en &. Elle est particulièremeot employée pour la taille des mAriet-s.
3. Serpe longue Je la Suisse. Elle sert, en Suisse, principalemeM daas le canton de Zurich , à la tonte des baies. Sa lame a ordinairement 36 pouces de longueur , et son manche i pied et plus.
4- Serpeespagiude àlanguetle. EUe est munie de trois tranchaos abc; la languette a 3 potiocs et déni ou S pouces de longueur* La lame, depuis le manche jusqu'en <l, a 5 ponces et demi ou 6 pouces, et le tranchant tf , depni» la pointe de l'instriunent jusqu'à l'angle ^ , a 3 pouces de longueur. On l'emploie à la taille des vignes dans les envîrMu de Tan*agone.
5. Serpe espagnole à deux lamés. Le manche a a 4 pouces de kngumr. La première lame 6, tranchante senlement à son sommet c, a i3^onoeide longueur aénr iSlignes de largeur. La seconde lame i^a 5poéc. de loâgueur k. partie du manche jusqu'au traaelianc e , q^i lui^nème a 6 pouces de largeur de denf. Cet instrument , très-employé dans les en^ Tirons de Xérès , ea très-commode pour la taille des vieilles vignes , dont le hns a beaucQup d« groswur«
Instmmens propres h ta taSte.
I . Doubla croissant andàlous. Sa laine à i j pouces it longueur, Mesurée d*ii en 2» , en tigne droite , et *% ponces et dMi dams sa bliis graade largëui^. 8o»maAe]ie cm long dé 6 à t. { ^eds. Oh remploie à b taille des arbres , et Ton en ialt qt<etquefoîs ésM dès (nro^iorCidîi^ béancbd^ ■windtTfi
1. CroiisanM mâeonnai$ à hroéhet; n^oUnt à crbcheî; gq*iàri â crochet. Cet instruriieat , c6tiiiu dans plusknrs prdrincès sckis ht noins ye aoiu indignom j «BitâkUBtedesaibMa^ Jje eracfaet m «tt i saisir leabrancliescoilpéc»^ reslkieé sur l'aHl)!», k Ici amilever el les topÂer. Alt tioyen de la oDorkure b^ ei dn talon c^ le c^iipeen poussant jet ^n tll-ant, La lame a i pieddêlcugaevr^ mcrarte ett ligne droite depuià la pointe e ju.«tti*ft la pointa A Le Éumehe a de 5i lo pieds.
3. Set^ à croésheî. La longueur de b kate^ d'j^ en bj eside 9 à lo poduces, et sa largeur de 24 à 3û lignds. Gel ioUmiient ant à tendre les h^ies^tl .porte sur le dos un crochet ave^kÉpIrioD^pléie les JnwMJMib éBineysesi fewir les pincer da» les vides. Le manche a de 5 è 8 piedl.
4» 3efpe à sàltre. On s'en sert en Belgique pour tondre ksailires. La lame a a6 pouces de longueur, et ?.o à au ligii^ de lârgrâr. Lé lAaIfdie il 5 pieds de longueur.
5. Couperet espagnol. La lame a 9 pouces de longueur sur 4 de largeur. Le manche, fixe' par un anneau a ^ a de 6 à 7 pieds de longueur. On se sert de cet instrument en Andalousie pour tondre les arbres et nettoyer les champs de ronces et de broussailles.
6. Ébourgeonnoir en ciseau, La lame a 4 pouces de longueur et se termine par un tranchant de ^S à 3o lignes de largeur. Le manche a de 5 à 8 pieds. Pour se servir de cet instrument , on appuie le trandiant de la lame sous la branche à couper; puis, avec un maillet ou un martean, on frappe sur le bout du manche. On peut d'nn seul coup faire sauter une branche d'un pouce de diamètre.
PLANCHE 69^ InsUwiiefis dii^ers > a taillant.
1 . Couteau à daax manches , pleine, l^c^gardipier^ et les vigaeroasno peuvent se passer de cet instrument pour faire les treillages en ^is, parer et appointir les echalas^etc. On en fait de diverses grandeurs. Dans celui (pie nous avons dessine, la lame avait un pied de longueur d'à en b , sur 18 lignes dans sa plus grande largeur. Le taillant, de c en ^2, a 7 pouces de longueur. Les manches , ovales et tournés , ont 'i pouces de diamètre , sur 2 pouces 6 lignes de longueur. Il est essentiel que la queue delà lame, h on a y les traverse dans toute leur longueur , et vienne se river solidement à l'extrémité <? e. On ne peut se servir utilement de cet instrument qu'avec le banc de treiUageur dont la figure suit.
2. Banc de treiUageur. Il consiste en un plateau a de chêne ou autre bois dur^ ayant de 5 à 6 pieds de longueur, sur 7 ou 8 pouces de largeur, porté par des pieds b b, placés aux deux extrémités. £n c est une planchette de support dans une position inclinée;'^ est un valet à bascule, mobile, traversant le banc, fixé par une cheville de fer ou de bois e;\e pied du valet porte en f une traverse siur laquelle l'ouvrier appuie les pieds pour faire baisser la tête î, et la faire appuyer sur la planchette c , de manière à ce qu'un échalas place entre deux se trouve follement saisi. L'ouvrier, à califourchon sur le banc, iaçonne alors très-aisément l'échalasavec le ooateau à 2 manches. La %ure 2-A représente un valet d'une forme à laquelle quelques ouvriers donnent la préférence.
3. Epaule de mouton. Cet outil est indispensable dans une grande exploitation , parce qu'on a souvent besoin d'équarrir une pièce de bois pour divers usages. La lame a i5 pouces d'à en ^, et 5 de 6 en c. Le manche a 18 pouces de longueur. Le taillant a un biseau, mais d'un côté seulement.
4. TaHle-marc maçonnais. La lame a 18 pouces d'à en 6 et 3 ou 4 pouces de 6 en c. Cette cognée sert à couper le marc de raisin sur le pressoir, chaque fois qu'on le soumet à une nouvelle pression.
5. Merlin. Cet instrument sert à Paris pour fendre le bois de chauf- Ëige. La lame est longue de 8 pouces , très-épaisse , en forme de coin. Elle a 3 pouces de largeur vers le taillant , et 2 i)ouces dans sa par-
tie la plus éUoile. Le dos de ia douille a , senrant de uiaitcAii pour cnfoDcer leâ coins , doit être très^fort en fer. Le maocbc a 3 pieds 6 pouces de limgueur.
6. ffache de bûcheron ; cognée, La lame a 8 pouces de longueur , 5 pouces 6 lignes de largeur vers le taillant , et 2 pouces 6 lignes dans sa partie la plus étroite. Le dos de la douille c doit itre très-fort , en fer^ pour les mêmes raisons que dans le merlin. Cet instrument est d'an usage aussi gênerai que varie'.
gîJ
( 137) PLANCHE IQf.
Insbumens dit>ers, à taiUant.
1 . Fauchon ou daya. Il sert dans les Basses-Pyrcnées k couper les ajoncs et les bruyères^ Sa lame, fort épaisse, n 1 1 pouces de longueur. Son manche, de 5 pieds de longueur, estmuniverslc miKcu d'une poignée coudée A. .
2. Trancfie-gazon. JLa Jamc a i5 pouces de longueur sur 4 ou 5 pouces de largeur. Le manche a 4 pieds de longueur. On se sert de cet instrument pour couper le gaxon par pièces , avant de le lever à la bcche.
3. Indar ou tranchoir pour les brujrères. Salauic a de 9 à 1 3 pouces de longueur sur 3 à 6 de largeur; son manche a 5 pieds. On s'en sert polir couper la bruyère dans les environs de Bordeaux.
4* Couperet andalous. Sa lame a 8 pouces de longueur sur 5 de largeur. Le manche a "x pieds et demi de longueur. On se sert de cet instniment en Espagne pour couper ks arbrisseaux épineux.
5. TaHU^Jève. La laipc a ia pouces de longueur; elle est tranchanle des deux cob^. On «e sert de cet iastruBsent» es Espagae pour abattit et couper (sur pied) eu trois parties , les tiges de fèves dont 00 fait un trèsbon engra's pour les rizières.
6. Faucille à transplanter, fja làmeiest tranchante surki«OBvekitéde sa courbure ; elle a 1 3 pouces de longueur. Le manche en. a 6 ou* 9. On s'en sert en Espagne pour cerner une plante eu coupant ^U imt et l'extrémité de ses racines, de manière k pouvoir la lever avec la motte, qu^md il s'agit de la transplanter.
(i38) PLANCHE Tr.
Instnimens divers ^ a taillant.
I» PamdUepoiwrécoUerlâsfè^es. La lame a 5 pouces de longueur sur i8 lignes de brgeu^. De h main gauche, on tient un crodet, fig. 2, «▼ec lei|uel 00 embrasse plusieurs tiges de ftres , et on les coupe d*un setil coup de £atucille. Cette méthode est très-expéditiye.
a. Crochet de la faucille précédente. Il a 8 pouces de longueur, non éèapris le manche.
3. Serpe à crochet , employée dans les départemcns de Touest pour la taille des arbres et la tonte des baies. La lame a 1 1 pouces de longueur, et le manche de 3 à g pieds de longueur. L*écartcment du crocbet est de 18 lignes.
4* Ebranchoir à quatre tranchons, La lame a 3 pouces de largeur sur 4 de longueur; elle est tranchante dessus , dessous , en à <f , et sur les cABéé. Le manche à de 4 ^ B pieds de lodgueiur, et se termine par une ▼irole b , figure 5. Apres avoir placé la lame sous une branche, aycc un HVtéau ou un petit maillet on frappe sur la tirole jusqu'à ec que k bmiohe aak cMpéf. Les petits rameaux se coupent très-bidi , soit arec les tcandmns des cotes, en frappant; soit avec cent de dessous y en tirant de haut en bas.