ACTE PREMIER Sy
Raph.
Ça se fait beaucoup maintenant.
James.
Comme titre, j'ai quelque chose de très joli : Da7is le vague de Vhcure crépusculaire. Cela dit bien tout le vague de mes sensations.
Robert.
Moi, je mettrais : Dans le crépuscule des heures vagues, c'est plus gris encore.
James.
Tais-toi, mon cher Robert, tu n'y entends rien, à la poésie.
WALTER (à Karl).
Et toi, Karl, qu'apportes-tu?
Karl.
Une étude sur la vulgarisation de l'art. L'art à la portée de tout le monde.
Comme la photographie. Cela m'étonne et me réjouit. Il faut, comme dit ma sœur, marcher avec son temps.
Karl.
Il faut lire. Si tu lisais plus, tu t'étonnerais moins. Tu ignores toute la situation actuelle, tout ce mouvement moderne vers la beauté ; toute notre littérature d'à présent !
Robert.
Cette formidable et funeste éclosion de sauterelles littéraires, dévastant les champs fertilisés par la génération précédente.
James.
De quel droit les juges-tu, toi qui as gaspillé le tiers de ta vie à parcourir des contrées et des mers lointaines?
Robert.
Est-ce gaspiller sa vie, que de marcher et de voir?
.lAMES.
Intellectuellement, oui! L'action atlaiblit le