‹ Les intoxicationsChapitre 72 sur 116 · lll, p. 4/U · texte numérisé non relu

lll, p. 4/U

(2) Marfan, Traité de l’allaitement, 18119, p. 38.

tiques, le traitement mercuriel à la mère ou à la nourrice ; la faible quantité de mercure éliminé par le lait suffit à combattre l’infection de l’enfant. Dans certains services d’accouchements, on a même conservé des nourrices syphilitiques, qui servaient ainsi de porte-médicaments. Dans d’autres, on a traité les enfants hérédo-syphilitiques en leur faisant prendre du lait provenant d’ânesses, de chèvres ou de vaches auxquelles on faisait chaque jour des frictions mercurielles.

B. Durée de l’élimination. — D'après MM. Mayençon et Bergeret, qui ont étudié expérimentalement l’élimination des sels de mercure, ils disparaîtraient très promptement et complètement de l’organisme, s’ils ont ôté pris en une fois et à petite dose. Quand une préparation mercurielle est absorbée pendant un temps assez long, même à petites doses, l’élimination commence rapidement, mais elle dure très longtemps.

MM. Brasse et Wirth ont montré que, pour les doses thérapeutiques longtemps continuées, l’élimination, tout d’abord très faible, augmente graduellement jusqu’au vingtième jour, où elle atteint un maximum qui se maintient pendant longtemps, à condition que la dose de toxique ingérée ne dépasse pas notablement la puissance éliminatrice de l’organisme ; dans ce cas se produit une fatigue considérable des organes éliminateurs, particulièrement du rein, et le mercure s’emmagasine dans divers organes (1).

La durée totale de l’élimination serait de quelques semaines d’après Schneider ; cependant, Gorup-Besanez a trouvé du mercure dans le foie un an après la suspension d’un traitement mercuriel ; Paschkis et Vadja en ont trouvé dans les sécrétions pendant plusieurs années.

Le mercure s’emmagasine dans les organes. Au début de

(1) Brasse et Wirth, Altérations produites par le mercure dans les fonctions des organes gui, servent à son élimination ( Comptes rendus de la Société de biologie, 8e série, t. IV, 1887, p. 774).

Page 1