‹ Les InvalidesChapitre 103 sur 322 · LIVRE TROISIEME · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIEME

Le lendemain parut une ordonnance royale ainsi conçue :

(( Les emplois dans V hôtel des Invalides étant la plus grande récompense des services militaires, ils sont dévolus , dans chaque partie , aux fonctionnaires les plus anciens de la première classe de chaque grade où ils sont pris, qui joignent à l'ancienneté effective le plus de campagnes de guerre ou d'actions d'éclat ou de blessures, et sont reconnus avoir le plus de droits à cette honorable distinction. »

Par ordonnance du 10 mars 1832, le conseil d'administration gérant de l'hôtel des Invalides fut composé , savoir :

Du gouverneur, président;

Du lieutenant général commandant;

Du colonel major;

D'un des officiers supérieurs titulaires invalides, sans fonctions à l'Hôtel ;

D'un adjudant major;

De deux chefs de division de l'Hôtel.

L'intendant militaire, le secrétaire général archiviste , assisteront aux séances du conseil , sans voix délibérative.

Ce dernier remplira les fonctions de secrétaire du conseil.

Le 22 avril 1832, le lieutenant général baron Fririon est nommé commandant de l'Hôtel en remplacement du général Dalesme, mort du choléra.

Quoique ferme et parfois très -sévère, ce dernier était aimé des invalides. Son souvenir est encore présent à la mémoire de quelques-uns d'entre eux.

Le 16 mai 1832, Sa Majesté ordonne que les emplois militaires de l'hôtel royal des Invalides, celui de gouverneur excepté, seront à l'avenir donnés exclusivement à des officiers en retraite.

Visite de la reine Marie-Amélie.

Le 10 août 1832, l'hôtel royal des Invalides fut honoré de la visite de la reine Marie -Amélie. Sa Majesté, fidèle aux habitudes de toute sa vie, ne passa à l'Hôtel que pour y imprimer le souvenir de ses vertus. Quelques officiers invalides s'étant mis dans le cas d'être renvoyés, elle intercéda pour eux, et les coupables justifièrent par leur conduite la faveur dont ils avaient été l'objet.

Pendant ce mois de décembre 1832, ont été confiés à la garde des invalides , savoir : deux drapeaux et deux étendards conquis par l'armée française en Algérie, et un drapeau hollandais provenant de la citadelle d'Anvers.

Commandant encore dans leur paisible retraite à ces vieux braves que tant de fois il avait conduits à la victoire , épuisé par ses anciens travaux et aussi par les soins qu'il donnait à son gouvernement des Invalides, le maréchal Jourdan termina au milieu d'eux sa glorieuse carrière à l'âge de soixante et onze ans, le 23 novembre 1833.

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