‹ Les InvalidesChapitre 259 sur 322 · LIVRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME

conseil de préfecture et de la commission municipale, les membres de l'Institut, les inspecteurs généraux de l'instruction publique et plusieurs professeurs des diverses facultés.

L'autre côté était entièrement rempli par l'étatmajor et les employés supérieurs du ministère de la guerre et de la marine, r état-major de la garde nationale , et par des officiers de toutes armes de la garde impériale et de l'armée de Paris.

Les tribunes étaient garnies de dames en grand deuil. L'une de ces tribunes avait été réservée à la famille du maréchal, une autre à lady Cowley, une troisième aux sœurs hospitalières de l'Hôtel.

La haie était formée d'un détachement d'invalides armés de lances.

L'église était tendue de noir jusqu'à la voûte. De distance en distance brillaient des écussons aux armes du maréchal, entremêlés d'inscriptions qui rappelaient les beaux faits d'armes auxquels il a pris part, ses conquêtes en Afrique et sa dernière victoire. On lisait d'un côté :

MÉDEAH — THAZA ET BOYAR — OUARENZERIS

de l'autre :

DJIDJELLI ET BOUGIE — TÉNIAH — TAYEDEMPT — GRANDE KABYUE

et enfin ce nom désormais immortel :

A chacun des piliers de l'église on voyait, réunis en faisceaux, les trois drapeaux de France, d'Angleterre et de Turquie ; comme ils étaient sur le champ de bataille autour du maréchal, comme l'étaient autour de son cercueil les représentants de ces trois vaillantes nations.

Un magnifique catafalque, étincelant de lumière et couronné d'un immense baldaquin, s'élevait en avant du chœur.

Le catafalque était entouré de S. Exe. l'ambassadeur d'Angleterre, de S. Exe. le maréchal Magnan, de S. Exe. l'amiral de Mackau et du général de Lawœstine, tenant les coins du poêle avec les quatre officiers généraux qui les tenaient pendant la translation.

S. G. l'archevêque de Paris était entouré de ses vicaires généraux, des membres du chapitre métropolitain, d'une députation du chapitre impérial de Saint-Denis , de plusieurs chapelains de l'Empereur et du clergé de l'Hôtel.

Après les prières d'usage, Mgr l'archevêque s'est rendu processionnellement à l'autel pour célébrer l'office divin.

La messe, commencée aune heure, était terminée à deux. La musique des guides s'est fait entendre alternativement avec les chants de la maîtrise de l'église placée dans une tribune opposée.

An moment de l'absoute, une nouvelle salve d'ar-

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