Cérémonie primitive simple
Compliquée plus tard, après Zoroas^ tre. Formules (Ici, ///, p. 96; As- QUETiL DU Perron, Zetid-Avesta, t. III, p. p6, n. i), 109 et suiv. Bénédiction ou Nekab. Formule {les, III, p. 97 et ç8)j 1 10. Cérémonie des fiançailles ou Aam-i^aJ. Formule {les, III, loz et 102), 112. La cérémonie consacrant l'union est civile; l'acte marital est religieux (les, III, 121), 1Z5. Ahriman corrompt l'homme et cherche k le détruire en trompant ses amours, en l'affaiblissant (V, Ahriman), iij. Prière imposée au mazdéen ainsi trompé {les, III, 120), 1x4. Le fiancé doit avoir quinze ans, 1x5.
Mauvaise foi. Horreur de la mauvaise foi et du mensonge, 218 et 219.
Maysoun. Ascendant de Zow (V. ce mot), 260.
MaZDÉENS. ( Ma^ddsnans ) Hommes professant la religion de l'Avesu (F. Lenormant, Manuel, /. //, p. 309), 62. L'homme fidèle à Ormuzd est le mazdéen par&it, 120. Génie du mazdéen (V. I^ed), 162. Les mazdéens doivent combattre Ahriman et ses démons, 160; apprendre la loi, la réciter ou se la faire lire, 171 ; prier, être gai, se bien nourrir et croire au bonheur, 172.
MaZDÉIESNANS. V. Maidèens.
INDEX ALPHABÉTigUE ANNOTÉ 413
Mazdéisme. Science universelle» révélée^ transmise par Zoroastre (B. BiussoNf De regio pers, 1 500; Th. Htde, Vetf Pers,iyoo et lyoo), 67. Est sans rapport avec le védisme (5PIEGEL. Avesta und Véda^ Int.; Lassen ; A. HovELACQUE, L' Avesta, . 67). Tourne au magisme, par influence des mages touraniens,
« On attribue généralenieat à rorientaliste anglais Thomas Htoe le mérite d'avoir exposé le premier Tenseroble des croyances religieuses des anciens Perses.
Le livre de Hyde fut publié en l'année 1700; mais plus d'un siècle auparavant avait déjà paru à Paris un écrit analogue et que Ton ne saurait sans injustice passer sous silence. L'auteur de cet ouvrage est BarnabA Brisson» jurisconsulte né en 1S31, mort en 1591. Brisson, avocat général au Parlement, président à mortier, fut nommé premier président par la Ligue, puis enfin pendu par les Seize. La première édition de son livre intitulé De regio Penarum frincipalu libri très parut à Paris en zj^o. » As. HovELACQys {V Avala, p. 4).
« La religion qui reconnaît Zoroastre et dont V Avesta nous retrace les croyances, les rites, est certainement l'une des plus remarquables et des plus intéressantes qu'ait produites l'antiquité, b C. de Hak- LEZ {Avesta^ p. ix).
Mazendéran. Continue le Ghilan à l'est. Malsain. « Pays des méchantes eaux ». Végétation admirable. Flore européenne (A. Vambery, Voy.fp. 40 \ Tavernœr, Voy., t. II, t. 7), 17.
Maziçta (Le plus grand). Attribut d'Ormuzd, 148.
Médecine. Grand art, 124.
L'art de guérir doit s'apprendre (V.
Médecins) , 125. Les médecins guérissaient par le couteau, les végétaux et la parole, 127. La médecine comprenait la chirurgie. Elle était entachée de magisme, 127. Le foie, siège des passions, 157. L'amschaspand (V. ce mot) Ardioehescht, génie de la médecine, 158. Des prières bien dites guérissent l'homme < des douleurs qui obsèdent les jointures », des rhumes, des flèvres, 171.
MÉDECINS. Doivent prolonger la durée de la vie humaine, 125. Ils apprendront leur art en Texpérimentant sur des dewitsnans (V. ce mot), et ne traiteront les maxdéens ou mazdéiesnans qu'après avoir fait la preuve de leurs aptitudes médicales {Vend., II, j2j et suiv.), 126.
« Daevayaftîas (adorateun des Dévas).
L'apprenti médecin pouvait s'exercer sur leurs corps au risque de les faire mourir.
{Vend. VU, ^4 et suiv.) Peut-être cependant devaitK>n observer le contrat conclu avec l'un d'eux. » C. ox Haxlez [Avesta^
p. CLV).
MÈDES. Au nord-ouest du désert de Khaver, 48. Parlaient le zeud, 54.
MÉDICAMENTS. V. Médecine.
M É D I E. Comprend l'Irak-Adjerai (Y. ce mot) et peut-être tout l'Aderbeidjan (V. ce mot), ou Atropatène (Smith et Theil, Dict., au mot Média)y 26. Centre iranien où les races se confondent jusqu'à donner une sorte d'unité. Classification d'Hérodote : Mages, Arizantes, Buses, Struchates, Budiens, Parétacêmiens, 50.
M E D I O N A H. Fils d'Arasp (/^., //, i^j; les, III, 264). Neveu de Zoroastre (V. Zoroastre). Va prêcher la réforme dans les villes iraniennes,
Medjouyh-al-Temyz.
Ascendant de Zohak (Gobineau, Hist. des Perses, t. I, p. 124. — V, Zobak), 248.
Meher {Mitbra), génie de la fertiUté (V. /^ûiï), 161.
MenouDJER. (Manuscitbra, Manucibr). Succède à rerydoun, son père Iredj, héritier direct , ayant été tué par ses frères Tour et Delm(V.
Iredj). Selm marche contre son neveu, du côté de l'ouest, pendant que les Touraniens, venant du nord, descendent vers l'Iran. Menoudjer se retranche sur les hauteurs de TEl-Bourz , harcelle les Touraniens, et se précipite sur son oncle, Selm, qu'il défait
414 JNDEX ALPHABÉTIQUE ANNOTÉ
et qu'il tne. Vainqueur, il oSrt la paix au chef des Touranieos» Afrasiab, descendant de Tour. Arrête la âontiire nord de l'Iran. Noouzer lui succède, 256, 259.
« M«nuscttbn (Manuclhr^. Ce P«ra- «IhltA est le premier qui semole appartenir h l'Eran proprement dit; les pricèdents sont plutôt des héros du monde. Les légendes lui donnent pour résidence Babylone et lui attribuent mille inventions d'art. L'Avesta n'en cite que le nom et cela seulement en invoquant son Fravashi. (foy. les , XIII, i}l).
t C'est sous son régne que nous devons placer l'invasion et la conquête de l'Eran
{)ar Franriv'VAi le Touranien criminel, equel chercha, comme Dah&ka» & saisir la lumière souveraine, la msjesté anraque pour devenir souverain légitime. Imhuscithra dut fuir et la souveraineté appartint au roi Dévhole; mais, d'après le Minokhtrcd, Manuscithra parvint à recouvrer sa couronne et à chasser l'usurpateur. » C. DB Harlez {Avesta p. cxli).
Mensonge. Poursuivi par l'amschaspand Ardibehescht (V. ce mot), 158. Le mazdéen doit avoir l'horreur du mensonge, 205, 2x8,
Mer de Kaous-Cam-
BYSE. La mer Rouge? 28.
Mers intérieures. Salées. Attribuées aux étoiles. Dernières formules dans le Boundehesch, 306 et
suiv.
M E R W {Marw), Point central du Khorassan septentrional, z8. Fertilité, (Pline, Strabon, Eug. Bur- XOUF, Comment, sur h Yaçna^ t. 11, p. civ\ Au bord du Mourgab. Climat (V. Mourgab et Ver)^ 19, 245.
Mesched. Point central du Khorassan occidental, 18.
MeschIA. Premier homme.
Théorie du premier couple. Dernière formule, 310 et suiv.
MescHIANÉ. Première femme .
Théorie du premier couple. Dernière formule, 3x0 et suiv.
Messie. Annoncé. C'est Zoroastre, 304 et suiv.
Mesures. Basées sur le temps et la longueur de la main de l'homme : besar, farsang, gàm, pas, 325.
M ET EL S. Ouragans de neiges en Khirvan (V. ce mot), 8.
MiEZD. Ensemble des offrandes aux prêtres (V. Zour et Hom), 179.
Présence rédle des fero&ers dans les offrandes consacrées (V. CtUU et Consécration), 187.
Miracles. La légende prête des miracles à Zoroastre, 227.
MiTH RA. Solide comme un pilier résistant (V. Mebtr), 135, 161.
MOBEDS. (F. Prêtres),
M I V E H (V. Arbres), 3 26.
Mois. Douze dans l'année, 324.
Monde (Le). Voulu par l'Ëternel existant seul, tout n'étant encore qu'une immense lumière (I^., II, 164). L'Ëtemel fit d'abord Ormuzd, puis, par Ormuzd, le monde, et ensuite Ahriman, 151. Créé plus pour les feroiiers (V. ce mot) que pour les hommes {les, III, 247 et suiv.), 164.
Cesserait d'être, si Dieu rappelait tous les fieroûers (V. ce mot), 198.
Mongols. Domineraient en Asie centrale, si le « rameau turc »
en dérivait (V. Touraniens). Série descendante : Mongol, Chinois, Tibétain, Dravidien, Indo- Chinois, Turc (A. Maurt, Im Terre, p. 41% 427). En Médie, ji.
Monstres. Imaginés dans le Boundehesch, 322. Les hommes-de> montagne, ayant une queue, issus de Djemschid et de Djemak, 322.
« La race jaune pure ou mélangée d'éléments blancs paraît occuper seule l'aire centrale. Elle en peuple le pourtour au nord, à l'est, au sud-est et i l'ouest.
Au sud, elle se mélange davantage ; mais elle n'en forme pas moins un élément important de la population. • Db Qua- TKEKAGES {Rev. scicnt. de U Rdp. franc., 32 mars sèSt).
Montagnes. Recèlent des métaux, des marbres, 32. Gravies,
rapprochent de Dieu, réellement {II., II, ii2y ji^)t 149. Génie de la montagne mystic^ue (V. El-Bordf), 161. Leur formation. Dernières formules, 307. Leurs ramifications, 309.
Morale. Leçons nombreuses dans l'Avesta, 98. L'homme moral, c'est Thomme sain. La nation bien nourrie sera la plus heureuse, la plus rdigieuse, la plus instruite {Vend., II, p. 284, 28$), 128. Zoroastre fera jaillir sa morale, très pure, des imperfections même du système religieux qu'il doit subir. Plaire à Ormuzd, c'est tout, 199. L'Iranien conserve le droit de choisir son dieu : Ormuzd ou Ahriman. Choisir Ormuzd, lui plaire, c'est exécuter la loi , 200. Règles principales :
propreté, conscience, travail, 203, 204. La première rè^le est de vivre selon la loi et la justice, dans la condition où l'on se trouve (G. Mas- FERO, Hist, anc., p. 468). La morale est la splendeur du bien. Il faut pratiquer 1 amitié et la charité, 204 ; le travail, la prière et l'aumône; avoir l'horreur du mensonge ; aimer, afin que l'humanité se perpétue, 205.
« En morale, le parsisme peut être considéré comme la première revendication de la liberté humaine. » A. Frajcck {Dict. des se. phil. p. 129J, e. a).
Mort. On meurt de neuf manières. Cause de la mort {Vend., II, J16 et S ^7), 125. N'est pas désirée par le mazdéen, qui aime la vie, 215.
Peine de mort, 129.
Morts. Réglementation des soins qui leur sont dus {Vend., II, S)o à ^S4)f 130-
MOURCAB (fleuve). Passe à Merw. Se perd dans les sables (H. de Blocqueville, Quatorze mois de capt.
cbei Us Turkomans, p. 267 ; A. Vam- BERG, Voy, i86j,p. iio), 19.
Moutons. De type européen (Aucher-Eloy, Rel. devoy.,p. }}S),
Mûrier aux baies rouges, de l'Arménie, 6.
Musique. Prières chantées , 187. L'atuorné doit dire' I.1 parole sainte avec une certaine modulation (Anquetxl du Perrok, i. //., p. 122 ; Hyde,/>. ^|j), 192.
« La récitation de ces longues prières n'était point une pure lecture. L*Avesta ss disait sur deux ou trois notes. Ces notes étaient même plus nombreuses dans les temps anciens, et cette espèce de chant éuit accompagnée du son des instruments de musique; de ceux, du moins, que les Parses ont encore conservés, & savoir :
des cymbales, du tambour et de la flûte.
■ C'est 1& ce qu'affirme AnquetU ; mais Hyde ne parle que d'une notation qui serait & peine une psalmodie monotone > (V. AMoysTiL, l , p. 2 et p. 122, note, et Hyde,^. 351). C. DB Harlbz {Jvesta,
p. CLXXXl).
M Y B O U D. Vieille ville maritime dans le désert de Khaver (V. ce mot), 28.
Myrkhond. Chronique. Donne, dans son Rou^ed-Esse/a , la généalogie de Ad (V. Ad), 246.
Mystères. Empruntés au culte touranien des démons, par les prêtres iraniens, 175. Obscurcissent la religion mazdéenne, 195. Trinité iranienne : Père, fils et feu, 195 et 196.
Nabybh. Succède à Gobad?
(V. Gobad), 262.
Nam-Zad. Fiançailles (V. Mariages),
NaONGHES. Démon tourmenicur de la terre (V. Dews), 168.
Nation iranienne. Résulte d'une série de groupements très hiérarchiques, aboutissant à une unité, 140.
Navires. Les ponts, sur les rivières, se formaient de bateaux accouplés, 156. Bateaux sur les fleuves {Vend., II, J12), 156. Vaisseaux que fit construire Djemscbid? 240.
Nasekh - Attevarykh.
Donne la généalogie d*Afrasiab (V.
4i6 INDEX ALPHABÉTIQUE ANNOTÉ
ce mot), 259, et celle de Zow (V. ce mot), 260.
Né AE se H s. V. Yescbt.
NÈGRES. En Médie, 51.
■ On trouve les races oèffres» pures ou métisses, depuis les îles Kioussiou jusqu'aux Andamaits. Sur le continent, elles ont raèli leur saiig à presque toutes les classes inférieures des deux presqu'îles gangêtiques. Elles se retrouvent encore pures dans toutes deux, remontent jusqu'au Kipaul et s'étendent & l'ouest jus-
[u'au golfe Persique. • De Q.uatrbfaces Rev. tcitnt. de la Rèp. franc., 22 mars
■ Nègres, bornant tout k la jouissance individuelle au sein d*une médiocrité générale, et substituant la jalousie et le désir du bien-être aux nobles poursuites de l'idéal.» £. Kwkn {Dialogues, p. 6 î).
NekaH. V. Yescbt et Mariages.
NÉRENGHS. V. Yescbt.
Neriosengh. Traducteur du Yaçna (V. ce mot), 70.
N E R I M A N . Ascendant de Zow (V. ce mot), 261, 262.
N EST OU G, roi de Rey. Vassal de Ferydoun, 253.
Newarek, Ascendant djcmschidite de Zohak (V. Zobak), 248.
NIÇA. (V. Ver), 245.
NiCHAPOUR. Ville-paradis des Persans (N. de Khanikof, Voy. en As. cent., /». 2yi). Fertilité de Nichapour ï Mesched (de BlocqueviLLE, Quatorxe mois de capt, cbe:^ les Turkomans, p. 2)6), 18, 19.
Nmana. Dénomination de la famille iranienne, unité sociale (V.
Iranietis), 237.
NOGAïQUE (Idiome). V. Tatare.
NOGAïS. Type. Tribus indépendantes, ou Auls (Moynet, Voy. au lit t. de la mer Caspienne, p. ii^; Klaproth, Ann. des voy., t. XXI, p. iiy). Chaque aul a son chaudron. Ce sont les janissaires de Stamboul, 43.
N O O U Z E R. Succède à Menoadjcr (V. pjemscbidites). Détesté. Révolte des Iraniens. Le chef des Çamides intervint entre le peuple et ce roi, 256. Dispute l'Iran à A^siab, soutenu tantôt par les Çamides.
tantôt par les Gawides. Vaincu par Afrasiao, eut la tête tranchée? 257.
Ascendant de Zow (V. ce mot), 260, et de Gobad (V. ce mot), 262.
N O U B Y S. Ennemis des premiers Iraniens, 237.
NOSKS. Divisions de TAvcsta (V. ce mot), 63.
N O U H . Ascendant de Ad, chef des Adites (V. Ad). La Bible le cite comme chef d'une dynastie, 246.
NOURKAN. Ascendant de Gobad (V. ce mot), 262.
Nourriture. Son importance au point de vue national, moral et religieux, 128. Le mazdéen doit se bien nourrir, 172.
Nuit. Il n*y avait pas de nuit avant le monde (/^., //, 164), 151.
Dernière formule du Boundehesch, 305 et suiv.
OdÉ. (V. Démons), 327.
OdJESCH. (V. Démons), 327.
Œuvres (Bonnes). Rachètent les péchés, 209.
Offrandes. Apportées aux prêtres par les mazdéens, 179. Le mazdéen parfait doit apporter aux
Erêtrcs le dixième de ce qu'il a, 181.
ait, liom, grains et viandes {les., III, p. 2/9), 181. Les prêtres réclament des mets délicats et des vins vieillis, 193.
Oiseaux. Oiseau mystique, près de TËternel, génie révolunonuaire des choses célestes, maître du temps et ordonnateur de la marche des astres (V. Ram), 161. Éorosch, chef des oiseaux, type indien, 184.
Les quatre oiseaux célestes, blancs, aux pieds d*or : L*Eorosch, THou-
frâschmodad, rEoroschasp et l'Achtrenghld {Vend.j II, 404; 7^., //, 22pi les., III, 22S), 184. Création des oiseaux dans le Boundehesch, }o8. L'oiseau Tchamrosch, 321. Un oiseau transporte les « germes » des végétaux utiles, 525.
Onagres. Maintenant cantonnés au nord de l'Hindou-Kousch (A.
Maury, La terre, p. 3/^), 51.
Onanisme. Œuvre d'Aliriman (V. ce mot), 216.
Ongles. Partie impure de rhomme (V. Hygiène), 121.
Or. Mines d*oren Touran, (Prjé- VALSKT, Mess, russe, off. p avril 1878).
OreOPESCH. V. Chiens.
Ormuzd. Dieu bon, 94. Veut le bonheur des hommes. Punit ceux qui ne le servent pas, en stérilisant leurs travaux (7^., //, p. 162), <)6.
Divinité des Iraniens de la Bactriane dont Zoroastre accepte la conception, maisqu*il va modifier, 145. Ormuzd, maître des rois, sera la sauvegarde des peuples, et la garantie du réformateur, 143. Il fait et défait les rois, 144. Il a choisi Zoroastre pour donner ' sa loi aux hommes et au roi (Em. Burnouf, La Science des relig., p. 16^ et 170). C'est par Zoroastre, soulevant le peuple au nom d'Or- , muzd, que le roi rebelle à la parole divine sera renversé, 144. Il est le principe et le centre de tout ce qui existe, le germe de tout ce qui est bon ; il a la science et le pouvoir (/?., //, 81, ip-, les., m, 146 et suiv.), 145. Dispensateur du bienêtre et de la santé. Dieu agissant.
Fait croître les arbres, tomber la
{>luie, germer les grains, verdir les es pâturages {Vend., il, joi), 146.
«Vous, grande Sapondamad, et vous, «aimaux, U sublime intelligence du cileste Ormuzd prend soin de vous; elle vous trace elle-même la voie (le chemin), en faùânt qu'il y ait des piturages là où il n'y en avait pas. > ^VaNoiD&i> /. //, p. lis).
Il ne s'impose pas à l'adorateur.
Ses mérites sont réels. Il a vaincu ses propres passions, pour veiller sur l'Iran ; il ne boit, ni ne dort (Vend,, II, 4x6, 41 y), 146. Ahriman est son antagoniste (V. Abriman), 147. Ses attributs (C. ScHOEBEL, Recherches, p. /^, 148. Il n'est pas incréé. Dieu secondaire, il devient dieu principal aux yeux du peuple qu'il protège, 148. Il dicte sa volonté à Zoroastre ; mais ne parle qu'au nom de la divinité supérieure, de (jui il émane, 148.
Il séjourne en un heu élevé (7^., 77, 104). Gravir les montagnes, c'est se rapprocher de lui, 149. Il donne la forme des vètemeuts sacerdotaux (V. Culte), 149. Il serait incapable de faire quelque chose de rien; mais il sait utiliser ce qui est, pour le bien de l'humanité, 149. C'est un dieu paternel, libéral, conservateur et mystérieux, 150. Il fut créé par l'Ëtcrnel, avant toutes choses, 151.
« Ormuzd est une émanation de l'éternité ou de rinfîni, au sein duquel il était Erimitivcment confondu avec les ténéres, et le monde est une émanation d'Ormuzd. • Ao. Franck (Dk/. des scitne, phil., au mot Perses, p. 12^1, c. 2).
Il fit le monde par la volonté et l'ordre de l'Étemel; il coordonna et organisa les choses, leur donnant une forme (Em. Burnouf, La Science des relig., p. ^84), 151. Il fit le monde en six gâbanbars ou époques et se reposa après sa création,
152. Il fit le « Taureau mystique », en même temps que le couple humain {les., III, 26 ^"i, 152. Emana tion de l'Éternel, il supplante son créateur dans l'esprit des Iraniens.
Le dieu-fils dépasse le dieu-père,
153. Il avait en dépôt la parole de l'Eternel, et il dicta la loi de réforme au moyen de cette parole, 155.
Devient positivement créateur (Spibgel; g. Maspero, Hist. anc. p. 466 ; C. DE Harlez, Avesta, p. clxxxiv;.
N'ayant pas eu de commencement, et ne devant pas avoir de fin, Ormuzd a créé le ciel, les astres, la terre, les végétaux, les animaux, l'homme et la lumière, 15). Con-
4i8 INDEX ALPHABÉTIQUE ANNOTÉ
trat entre rhomme et la divinité créatrice. Les Iraniens n'adoreront aa'Ormuxd , pourvu qu'Ormuzd livre le monde aux Iraniens, 154.
Créateur complet, exclusif, 155. Les amschaspands (V. ce mot) furent ses aides dans la création, et sont ses coadjuteurs dans l'administration du monde, 153, 157. Ne fut d'abord qu'un amschaspand ; le premier, 158. Génie du feu d'Ormuzd (V. lieds), 161. Ormuxd a son feroiicr (V. ce mot), 163.
Ahriman, cessant un jour de tourmenter le monde, deviendra l'ami du dieu bon et des Iraniens. Par leurs prières, les mazdéens pourront rapprocher l'époque où le bien triomphera du mal, 169. Ormuzd se confond avec Ahriman par l'influence des magiciens, des mages touraniens (F. Le- KORMANT, Manuel, t. //, A ii7)> '75* La face informe d'Ormuzd est quel-
Suefois représentée sur les parois 'un pyrée (V. Temple), dans un faisceau de roides langues de feu.
C'est ainsi que le feu est dit « fils d'Ormuzd ». Le feu n'exprime cependant que l'idée de l'ardeur réchauffante du dieu, 177. Fils de la trinité iranienne (V. Trinité). Tout feu, Ormuzd ne peut se manifester que sous la forme du feu, 195. Il est le feu de l'Éternel, 196. Finit par devenir le seul dieu immortel. Est qualifié à*Asba, « vrai dieu, essence », et de Paourvim, « premier » (C. Scuoebel, Rubercbes, p. 86), 202. Tout, au monde, est aj^réanle ou désagréable à Ormuzd (V. Bieit), 202. Son œuvre s'accomplit surtout par l'amour, 205. Il intervient directement contre le dieu mauvais en faveur du mazdéen sans péché, ou qui, ayant péché, a obtenu le pardon.
Cette protection s'exerce par le feroûer même du mazdéen, 211. Sa parole, répétée, chasse les démons, 215. Ormuzd a révélé la loi à Zoroastre, 225. Il avait voulu confier U réforme k Djemschid (Vend.
II, 2^1), 240; mais Djemschid ayant refusé, il le chargea de « protéger, de sunreiller et de nourrir le
monde » {Vend., II, p, 3ji), 241.
Pacte d'Ormuzd avec Djernschkl, conclu à l'ouest de l'Iran, 241, 242.
Dernière formule des œavRs d'Ormuzd dans le Boundehesch, 299 et suiv. Arbres utiles donnés par le dieu, 525. Ormuzd triomphcia définitivement, 531.
Ornements. Bracdeu de
fer, 135.
OrÔPSSCH. V. Chiens.
OROUÂKUSCH. (V. Sim), 26$.
OroUÊTOUR. Fils de Zoroastre (V. Zoroastre^, 228-, 229. Va, avec Pascboutan (V. ce mot), convenir les habitants de Verefschoûé ÇV. ce mot), 240. Prince confédéré (A'.
Princes), 327.
O S C H £ N. Invoqué pour la sanctification de l'acte marital (/er, ///, 112; — V. Mariages), 113.
O S M A N L I S. Parlent une langue touranienne (V. Touraniens), 53.
OUIGOUR (Idiome). Se divise en djagata'iquc et turkoman. Le djagataïque est l'idiome littéraire, 59.
O U L E V A N. Ascendant de Zohak (V. Zohak), 248.
Ouralo-AltaïQUE (langue^. V. Touraniens.
OURANOS. (V. Djemschid), 243.
O U R O U M I Y E H (Lac).En Aderbeidjan (L. Dubeux, Univ. piti.
Perse, p. 11, c.2), 16, ,
OURVA. (V. Ver), 246.
O U ST - O U R T (Désert deV Entre la mer Caspienne et la mer d'Aral, 9.
OXUS. V. Amou-Daria.
PaîRIKAS. Ennemis des premiers Iraniens, 237.
PaîTIS. Chefs de clan, on Ziatou iranien. N'avaient qu'un pouvoir limité, bien qu'héréditaire. Pàîiis influents, qualifiés de Vehrltana, «qui
tient le loup » ; de Douyak, « le dur»; deSugbdà, «le purifiant », etc.
Djemschid ne fut qu'un palti supérieur (V. Zantou, Iraniens et Djernscbid), 237.
Paix. Surveillée par Tarnschaspand Bahman (V. ce mot), 158.
Palmiers Cessent de croître après Firouzabad (V. Fanistan), 2$.
P A M I R B. Nœud orograpbique où s'entrecroisent THimalaya, le Kuen-Luen, le Tian-Chan et l'Hindou-Kousch (N. Forsyth, Les Tracés, p. 42 j ; Maunoir et Duvbyrier, T.
du monde, i8y6,p. 421). Coupole du monde. Toit du monde* Lacs, 14.
« Le Pamire est un pays très monueneux, dont «raelques pics aTtcigncnt la hauteur de rHimaJava. Le pic Kaufmann a 22,s8o pieds, le Gourounda 20,900, le Mousuy 2;, 800 La faune et la flore de Pamire offrent des spécimens de presque tous les genres, qu^on rencontre dans toutes les parties du monde ; il y en a de l'Himalaya et du Tbibet, des contrées des steppes, de la Finlande, de la Suisse, de la Russie, etc. » Sévbrtsow {Comm. d la Soc. rusu dt Géegr., 14 nov. 1S79).
« Parmi les mamelons, le Tagharma, le géant de TAsic, dont l'altitude atteint 7,800 mètres, est considéré par les habitants de la contrée comme le soutien central ou le pilier du « toit du monde ». N.
(Bull. Soc. géogr. d'Anvers, oct. iS'jé, p. 3}J à 2})).
« U est évidemment très supposable que ce massif énorme du centre de l'Asie (l'ensemble montagneux dont le plateau de Pam ire est le centre) forme le premier bou rsouflement, le premier relief au-dessus des eaux de l'Océan sans rives des raref^" ères époques. • {Rtv. scient, de la Rép.
'^anç., 22 mars j8Sj) ; V. db RiCMToysji, Ch ina, 1877),
Neiges, pluies congelées. Pâturages.
Froid excessif (Fedchenko, Ëxp.
dans le Kbokand ; L. Kostenko, Bull.
Soc. de giog.^ mars iA'77, p. )Oo\ E. DE UjPALVT, Bull.^ soc. géog.y mars iSjpy p. 247).
« Les steppes de Pamir (Daebt-i-Pamir ou Bami-Dunia , toit du monde) sont à l'ouest -de la chaîne de Pamir. Ce plateau, u'on estime avoir i^o ios (250 milles) c longueur du sud au nord, et plus de
zoo kos de largeur, a de nombreux lacs.
• De tous ces lacs sortent des cours d'eau qui se jettent dans l'Oxus. L'Oxus lui-même prend sa source du cdti ouest du col de karachunkur, dans la chaîne de Pamir, au-dessous du pic de Piiyakh, dans la chaîne de Karakorum.
« 11 neige fortement dans toutes les parties des steppes de Pamire pend.wt les mois d'oaobre, novembre (janvier?), février et mars ; il tombe aussi de la neige après les pluies qui ont lieu quelquefois aux mois de juin, juillet, août et septembre... On ne peut cultiver de grams ni de fruits sur les steppes de Pamir, qui, toutefois, contiennent les plus riches pâturages du monde pour les chèvres à châles, les moutons et les yaks » Moiu- UEj» Amim ; A. Stuart {Les Tracés, p. j2).
Sources de TOxus, du Yaxartès et du Kachfi^-Daria, 15. Son importance légendaire en Orient, 81. Berceau de Thumanité. Centre d'où sortent les « quatre grands fleuves » (G. Mâspero, nist. anc., p. 1)2), 81.
« On prête à la Russie l'intention de s'établir à Vakban, anx sources mêmes de la branche nord de l'Oxus, dans la région qu'on appelle plateau de Pamir. Pamir signifie précisément un plateau crayeux et aride, ce qu'on appelle dans la Loxère « une causse s, et on devrait dire, au lieu de Pamir, les Pamir s, le pays des plateaux. »