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faitement les espèces aux conditions du sol et de l’at-
mosphère de l'endroit qui leur est destiné.
Champignon parasite. — (in na signalé jusqu'à aujourd'hui qu'un champignon parasite dont le rôle soit funeste aux Iris. Ce cryptogame est lHeterosporum gracile très voisin del ZZ. echinulatum. I s'attaque aux feuilles de certaines espèces, notamment à celles des Iris du groupe germanica, et souvent si abondant qu'elles périssent au fur et à mesure de leur développement.
M. L. Maugin, l'honorable professeur de cryptogamie au Museum, s’est prêté avec la plus obligeante bonne erâce à nous fournir des renseignements sur le traitement de ce parasite. Il nous indique les formules suivantes: 1° Bouillie bourguignonne mélassée à 1°/, de sulfate de cuivre, 1ko. 300 de carbonate de soude et 1 ko. de mélasse : soit 10 grammes de sulfate de cuivre, 15 er. de carbonate de soude et 10 gr. de mélasse par litre d’eau. — 2° Naphtol 6 à 1°/,. Le mélange sera employé en pulvérisations.
Insectes nuisibles. — Les insectes qui causent le plus de dommages aux Iris sont : les limaces (Limax), les escargots ({Hilix), les pucerons verts (Aphis L.) et
les courtillières (Gryllus Cryllotalpa L.).
Nous n'avons pas besoin d'entrer dans les détails pour faire connaître les divers procédés qu'on emploie généralement pour se débarrasser de toutes ces bestioles ; ils sont connus de tous.
Chacun sait l'effet merveilleux de la chaux vive en poussière pour la destruction des limaces et des escargots, et les résultats obtenus par les pulvérisations à l’eau nicotinée et Lysolée pour les pucerons.
Mais l’insecte le plus difficile à détruire est bien la
courtillière. [1 y a quelques années, dans le Bulletin de
la Société d'horticulture de Genève', nous avons fait
paraître un procédé très efficace pour détruire les cour-
tillères par l'emploi de la pâte phosphorée. On procède
de la maniere suivante: au printemps par un temps
doux, de préférence après une pluie on prend des jeunes feuilles de légumes verts — choux, salades, ete. — larges de deux doigts au plus, puis sur une face de ces feuilles avec une lame de couteau ou un autre instrument on applique un peu de pâte phosphorée —- de la
erosseur d'un pois environ. — On introduit ces feuilles
dans les galeries habitées en les pliant sur elles-mêmes si elles sont trop larges. Cette opération doit être faite dans toute l'étendue d’un jardin infesté.
Les courtillières mangent les feuilles phosphorées et meurent infailliblement, bien que leur agonie se prolonge parfois de vingt-quatre heures.
On renouvellera l'opération quelques jours après
pour celles qui n’ont pas été détruites du premier Coup.
1 1901, page 54.