I. amœna D. C. — Syn. de Iris hybrida
I. aphylla L. — Syn. Iris nudicaulis Lam.: Iris hungarica W.et K.; Iris biflora Reich. non L.; Iris
bohemica Schmidt; Iris furcata Bot. Mag. — PI var. Hung, t. 226; Ic. FI. Germ., t. 332, fig. 759 ; Bot. Mag. t. 2361; Bot. Reg., t. 801. — Section Pogoniris. — Originaire de l’Europe orientale, de la Hongrie au Caucase.
Rhizome court et épais; feuilles en sabre, légèrement bleuâtres, de 15 à 30 cm. de long ; hampes (2 ou 3 par touffe) souvent fourchues à la base et hautes de 25 à 30 cm.; spathes unis ou biflores à valves oblongues et vertes ; tube du périanthe cylindrique et de 2 à 3 cm. de long ; labelles obovales, de 5 à 6 em. de long, d’un lilas foncé, réfléchis depuis leur milieu et se rétrécissant de là jusqu’à l’onglet qui est long et garni de poils blancs; étendards dressés, un peu plus larges que les labelles, brusquement rétrécis en un long onglet blanc, veiné de lilas. Maï.
Chez cette espèce, qui a un grand nombre de Syn0nymes dont nous n'avons indiqué que les plus connus, ilest à remarquer que la hampe semble s’élever nue du rhizome et non recouverte de bractées et que les feuilles disparaissent plus tôt que chez les autres espèces.
Cette espèce orientale a été découverte en France dès 1848 par l'excellent botaniste tarin le baron Perrier de la Bâthie à Albertville qui l’a trouvée en abondance dans les prairies au pied des escarpements du Mont Arclusaz près de St-Pierre d’Albigny (Savoie) à 1500 m. d'altitude. Comment cette plante, m’écrivait le baron Perrier, originaire de la Sibérie, de la Bohême et de la Russie méridionale est-elle venue s’implanter dans nos Alpes ? Mystère. Cette station d’Arclusaz est
la seule connue en France jusqu’à ce jour. et il est surprenant que les Flores françaises ne la mentionnent pas, non pas même celle de l'abbé Coste qui paraît en ce moment, La plante en question produit une quan- tité de graines et se sème d'elle-même avec abondance, ce qui n'est pas le cas pour l’Iris germanica.
I. arenaria W. et K. — PI. Rar. Hung, t.; 57 Red. L1., t. 296; Bot. Reg... t. 549; Reich. Ie. F1. Germ., t. 330, fig. 757. — Section Bodie
Originaire de Hongrie, Transylvanie et Russie méridionale dans les lieux secs et sablonneux.
Plante petite et très caractéristique ; souche très rameuse, rampante et stolonifère comme chez la plupart des plantes arénariennes, formant des touffes étalées : feuilles étroites, peu nombreuses; hampe de 8 à 10 cm. grêle et dressée, portant une ou deux fleurs d'un jaune brillant d'auréoline, striées de brun sur les onglets; tube de 1 ‘/, em. de long: labelles d’un beau jaune, oblongs, cunéiformes avec une barbe de même couleur : étendards un peu plus courts et étroits. Mai.
Cette belle et curieuse plante est rare dans les cultures; MM. Van Tubergen l'ont introduite dans les jardins du Continent et, en Angleterre, on la trouve assez fréquemment. I] lui faut un sol sablonneux et sec et elle fait bien, grâce à sa taille courte et ramassée, dans les niches d’une rocaille ensoleillée.
On en cultive une variété liliputienne sous Je nom de Z. arenaria minor Hort.