PARTIEL
Il appartient à la Section Apogon et c’est une plante des lieux humides. Cependant, à Floraire où nous le tenons au sec, il atteint de jolies dimensions.
I. gracilipes À. Gray. — Fig. Bot. Mag., t. 7926. — Section Evansia. — Japon septentrional.
Souche grêle, longue, stolonifère et rameuse; feuilles minces, vertes, linéaires, de 30 cm. de long sur 1 de large dans le milieu, portant quelques fortes veines ; hampes très grêles, de la longueur des feuilles, 1-3
céphales; spathes uniflores, brunes et membraneuses ;
fleurs lilas, très éphémères, de 3 em. de long au plus; labelles obovés de 1 em. de large avec une crête jaune à l'onglet ; étendards oblancéolés. Juin.
Récoltée dans le Japon septentrional en 1854 par la Mission américaine, cette plante fut introduite dans les cultures par M. Leichtlin, de Baden-Baden:; au Jardin botanique de Cambridge où elle prospère par la culture en pots.
I. graminea L. — Syn. de L. Adami Wild; I. compressa Mœnch; Xyphion gramineum Alefeld. Fig. Bot. Mag. t. 681; Red. Lil, t. 299. — Section Apogon. — Europe méridionale ; Orient.
Souche touffue et ramassée; feuilles minces, linéaires, vertes, fortement nervées dépassant de beaucoup les fleurs; hampe ténue mais solide, monocéphale, portant 1-2 grandes feuilles caulinaires; spathe biflore, à valves lancéolées, vertes; fleurs légèrement odorantes, d’un violet lilacé brillant de 4 à 5 cm. de haut ; labelles à limbes orbiculaires, de 12 mm. de large, à onglets jaunes ; étendards dressés, oblancéolés ongui-
77 108 rare culés; styles pétaloïdes de 3 cm. de long. ; crêtes petites et deltoïdes. Maï.
Cette plante, dont les fleurs se cachent dans la verdure, gravit et égaie les pentes rocheuses des Alpes du Tyrol et de l'Italie supérieure où elle produit un effet charmant et où elle croît en plein soleil entre les roches calcaires. Elle se rencontre sur tout le littoral méditerranéen européen et jusqu’au Caucase.
M. Baker réunit à cette espèce l’Z. sylvestris Balb. — Syn. de I. Bayonnensis Darracq qu'il tient pour une variété plus forte et plus développée. Selon lui PZ. lamprophylla Lange. — Bot. Tids., XIIL 17, t. IL, ne ditfère du premier que par des feuilles plus longues, ses valves plus scarieuses et ses fleurs plus grandes.
Au Jardin botanique de Cambridge on cultive les variétés 2#0odora Foster et latifolia Foster.
L'I. graminea est l’un des plus faciles à cultiver.
I. Grand-Duffii Baker. — Fig. Bot. Mag.. t. 7604. — Section Apogon. — Palestine.
Souche brièvement rampante; feuilles linéaires, de 20 à 25 cm. de long. sur 5 mm. de large; hampe uniflore de 15 cm. de haut; valves étroites, accentuées et vertes, à fleurs jaune et blanc-jaunâtre, de 7 à 8 em. de haut; labelles de 1,5 cm. de large, à limbe jaune avec un onglet veiné de violet sur un fond blanc jaunâtre ; étendards de même largeur et de même couleur, oblong-onguiculés. Mai-juin.
Voisin des L tenax et sibirica il fut découvert en Palestine en 1863 par le voyageur anglais Lowne et envoyé vivant à Kew en 1888 des plaines d’Es-
draelon, par Sir M. G. Grand-Duff, auquel Baker l'a dédié,
I. Guldenstædiana Lepech. — Syn.[. halophila Pall.; L stenogyne Red.; I. diluta Bieb. — Fig. Red. Lil. t. 310. — Section Apogon. — Europe orientale et Asie.
Souche robuste, oblique et touffue; feuilles d'un vert pâle, en épée, de 30 à 50 cm. de long ; hampe épaisse, de 60 em. de haut; spathes bi ou triflores, à valves lancéolées, fermes et vertes, de 6 à 8 cm. de long : fleurs d’un jaune pâle, de 5 à 6 cm. de haut ; labelles à limbe orbiculaire de 1,5 à 2 cm., plus court que l'onglet étroit et jaune vif, veiné de lilas qui le porte; étendard plutôt plus court, dressé. Juin.
M. Baker pense que l’Z. Sogdiana Bunge, de la Sibérie, n’en est qu'une variété à fleurs lilas grisâtre.
Malgré son nom barbare cette espèce se rencontre dans beaucoup de jardins; elle croît à l’état sauvage en Transylvanie, en Moldavie et à travers toute l’Asie tempérée et froide, du Caucase au Cachemire et à la Mongolie.
1. hæmatophylla Fisch. — Fig. Sweet Brit. Flow. Garden, t. 1118, syn. de I. sibirica orientalis.