‹ Les iris dans les jardinsChapitre 45 sur 111 · LÉO ES · texte numérisé non relu

LÉO ES

Il est toute une catégorie d’[ris réunis sous ce nom ; leur origine est probablement horticole. Ce sont des plantes basses, à hampe fourchue près de la base et portant trois ou quatre spathes de fleurs de 6 cm. de haut ; labelles de 3 à 4 cm. de large, réfléchis depuis leur milieu, d’un violet rougeâtre foncé au sommet fortement veinés de violet foncé sur fond blanc pur à la partie inférieure; barbes jaunes ; étendards de 3à 4 cm. de large, dressés, obovales onguiculés, blanc pur ou légèrement teintés de lilas. Maiï-juin.

Cette plante diffère de neglecta surtout par ses spathes plus allongées. On en possède un certain nombre de variétés horticoles dont les plus répandues sont :

Alice Barr, Duc de Nemours, M. G. Darwin, M. H. Darwin, Georges Thorbeck et Victorine.

I. iberica Hoffm. — Syn. de Oncocyclus ibericus Siems. — Fig. Regel’s Gartenflora, t. 386 et 713 ; Flore des Serres, t. 1963; Bot. Mag., t. 5847; Revue horticole, 1873, p. 370. — Section Oncocyclus. — Caucase et Perse.

Rhizome épais et court; feuilles linéaires légèrement arquées, de 8-20 cm. de long à la floraison, 0,5 cm. de large, glaucescentes ; hampe très courte, uniflore; spathe uniflore, de 5 em. de long, à valves vertes, membraneuses et lancéolées ; tube verdâtre, cylindrique ; labelles obovés, grands, de 5 à 6 cm. de large, striés de rouge violet grenat, parfois presque noir, sur un fond blanc jaunâtre avec macule triangulaire noire au centre ; étendards dressés, blanc violacé, maculées et pictées à la base de violet grenat. Juin.

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On le rencontre dans les montagnes de lIbérie, de l'Arménie russe, de la Perse septentrionale, sur le mont Totschal près de Téhéran, jusqu’à 2200 m. d’altitude. Quand cette espèce fut introduite dans les jardins (vers 1860) elle provoqua une grande admiration et fit sensation. L'Iris de Suze et elle, étaient alors les seules espèces connues de ce groupe d’Iris en deuil. A l'heure qu'il est elles sont encore toutes deux d’entre les meilleures et, en tous cas, les plus faciles à cultiver de ce groupe des Oncocyelus si difficile à faire prospérer dans nos jardins.

On en possède plusieurs variétés: Z. à. Perryana (Fig. Florist 1873, 25), à fleurs plus petites que le type et à étendards d’un lilas pâle; ochrata Regel. — Fig. Regel’s Gartenflora, t. 386 ; à labelles d’un jaune d’ocre brunâtre ; Bell Bak., à étendards d’un lilas foncé ; paradoxoides Hort. Leichtl., à labelles jaunes, garnis de poils violets, les étendards violet-grenat réticulés plus foncé et Van Houttei Hort. Leichtl. qui est un hybride entre cette espèce et le Sapiana.

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