ME A PE
sur 1,5 de large au milieu, plus étroites à leurs deux extrémités ; hampe à peu près nulle, uniflore; spathe uniflore, à valves étroites, vertes et membraneuses; fleurs d’un beau lilas ; labelles à limbe obové, plus court que l'onglet. avec au centre la crête jaune brillant ; étendards aussi longs que les labelles. Juin-juillet.
Cette délicieuse petite plante fait, à Floraire, l’admiration de tous les visiteurs, en été. Elle forme des touffes serrées et gazonnantes qui se couvrent de fleurs d'un lilas tendre tacheté d'or et font le plus gracieux effet. Il lui faut un sol graveleux et frais et le plein soleil.
I. lævigata Fisch. — Syn. de L Kæmpferi (Sieb.). L Gmelini Led.:; IL. violacea Klatt; L. versicolor Thumb.; Fig. Bot. Mag, t. 6132; IL hort., t. 157; Flore des serres, t. 2073-4, — Section Apogon. — Sibérie orientale et Japon.
Souche serrée et robuste ; feuilles minces, en forme d'épée, d’un vert pâle, finement rubanées, de 30 à 45 cent. sur 1 cent.; hampe de 45 à 50 cent., portant 2-3 feuilles réduites et généralement un seul fascicule de fleurs; spathes à 2-3 fleurs, à valves fermes, vertes et lancéolées ; tube de la longueur de l'ovaire; fleurs solitaires de 7 à 8 cent. de largeur, de couleur violet foncé brillant, à segments étalés horizontalement; labelles obovales-onguiculés, à onglet très court, étalés ; étendards beaucoup plus courts, obloncéolés onguiculés, de 1 à 1,5 cent. de large. Juin-juillet.
C’est le plus brillant et le plus populaire des Iris et les Japonais le cultivent, sous une foule de variétés,
RTL
depuis des siècles. Ceux-ci en forment de vrais champs autour de leurs demeures et c'est par centaines de mille que les fleurs s'y épanouissent'. Ils ont soin de tenir le sol toujours humide et constamment inondé avant et pendant la floraison. La plus belle plantation que J'en ai vue est celle de feu mon ami G. F. Wilson à Wisley qui transforma, en 1870, un petit lac en un étang bordé de plus de 30,000 pieds d'Iris lævigata de toutes les couleurs.
Peu après nous vimes à Genève un essai du même genre, tenté sur un plan plus réduit, par M. Marc Micheli au Château du Crest près Jussy. Dans un bassin dont le fond était constamment inondé il planta les plus belles variétés japonaises qu'il importa de Haarlem, d'Angleterre ou du Japon directement. Ce fut un succès véritable et la belle figure qui orne l'Index du Jardin du Crest? en donne une idée assez juste. M. Micheli ajoutait: « Cette espèce, absolument rustique, doit être cultivée comme demi-aquatique. Nous la placons dans des bassins de 50 cent. de profondeur, légèrement inclinés et au fond desquels circule un filet d'eau, et en plein soleil. Dans ces conditions sa floraison en juillet est très abondante. »
Messieurs Boehmer et C°., de Iokohama, qui en cultivent d'immenses quantités recommandent un sol argileux et riche avec une abondance d’eau et, si possible
1 Le Garden, du 18 févr. 1899, p. 105, donne une très belle illustration d’un jardin d’Iris lævigata à Horikiri (Japon). ? Le Jardin du Crest, pl. 6.