‹ Les iris dans les jardinsChapitre 86 sur 111 · Vartam Fost. — Fig. Fost. Bulb. Iris, fig. 8 et · texte numérisé non relu

Vartam Fost. — Fig. Fost. Bulb. Iris, fig. 8 et

Bot. Mag., t. 6942. — Section Xiphion: — Palestine. Bulbe étroitement ovoïde: feuilles quadrangulaires,

anguleuses, de 12 à 30 cm. ; spathes uniflores, à valves

lancéolées et verdâtres; tube de 6 à 8 cm.; labelle à

IRIS WARLEYENSIS

limbe ovale-lancéolé, subitement rétréci en un long et étroit onglet de teinte lilas ou bleu de lavande maculée et tachetée de jaune, de blanc et de brun ; étendards de la longueur des labelles, bleu de lavande: crêtes très longues, lancéolées. Hiver.

Cette belle espèce, qui nous vient des environs de Nazareth, n’est pas entièrement rustique et exige le châssis froid pour l'hiver.

I. Warleyensis Fost. — Fig. Gard. Chron., 14 juin 1902. — Section Juno. — Bokhara oriental.

Cette plante, nouvellement introduite par la maison van Tubergen, rappelle par son port et son apparence la variété cœrulea de VI. orchioides ; sa feuille est largement marginée de gris ; labelles à onglet violet clair, ondulés sur les bords et brusquement étalés en un limbe orbiculaire muni d’une crête crénelée d’un orangé vif mêlé à du violet qui se continue en une macule claire descendant sous l’onglet ; étendards petits, horizontalement étalés, mucronés et de couleur violette; styles violets avec crêtes ondulées sur les bords. Avril-mai.

Cette remarquable plante a été trouvée par le voyageur de la maison van Tubergen à des altitudes variant entre 2000 et 3000 m. dans les montagnes de Bokhara sur les rives du torrent Sureh-Ab et Foster lui a donné le nom des jardins de Warley Place, en Essex.

I. Wallmottiana Fost. — Fig. Garden, 8 juin 1901. — Section Juno. — Turkestan oriental.

Encore une nouveauté décrite par Foster dernière-

ment. Cette plante a l'aspect du caucasica mais la surface des feuilles est plus luisante et dépourvue de glaucescence ; les fleurs, 4 à 6 par tige, sont aussi sessiles mais leur couleur est totalement différente et de teinte bleu de lavande avec stries et macules pourpres, ou blanc ou violet; la fleur est plus petite que chez caucasica et les lanières de l'onglet sont moins marquées et se rapprochent de celles de l’orchioides ; les valves des spathes sont étroites, les crêtes triangulaires et petites comme dans orchioides et non grandes et quadrangulaires comme chez caucasica. Avril-mai.

Cette belle plante, introduite par la maison van Tubergen, est dédiée à Miss Willmott, l'amateur dévoué et distingué que nous envions à l'Angleterre où J'ai vu cette plante fleurie au printemps passé. Warley Place est d’ailleurs un sanctuaire pour le botaniste et l’amateur de plantes car on y voit tout ce qui paraît dans le monde en fait de plantes rares et nouvelles. La culture : de cet Iris est celle d’orchioides.

I. Xiphioides Ehr. —-- Fig. Bot. Mag., t. 687; Red. Lil, t. 212. — Section Xp/10on. —- Espagne.

Bulbe ovoïde; feuilles (six environ) en touffe basilaire et 3 ou 4 le long de la hampe; les supérieures de 30 cm., linéaires et profondément canaliculées ; hampe de 30 à 60cm., bi ou triflores; spathes de 7 à 8 cm., à valves vertes, ventrues et lancéolées; tube nul; fleurs de 6 à 7 cm. de haut, d’un lilas violet foncé; labelles à limbe oblong-arrondi, maculé d’orangé et d'or à la base et presque plus long que l’onglet deltoïde; étendards dressés, obloncéolés et de teinte violette rou-

IRIS XYPHIOIDES (ANGLICA).

geâtre, Styles de 3 cm. à crête large et presque quadrangulaire. Juillet.

Très belle plante cultivée depuis plusieurs siècles dans les jardins, surtout en Angleterre où elle a passé à la postérité sous le nom d'Iris anglais. On en possède beaucoup de variétés horticoles qui sont soigneusement cataloguées par les amateurs.

L’I. pyrenaica Bub. en est une variété à grandes

fleurs. Elle est originaire des Pyrénées.

Cette plante réussit dans tout sol sain et pas trop humide bien qu’elle aime, en été, la fraîcheur autour des racines.

I. Xyphium L. — Syn. de I. hispanica Hort. — Fig. Bot. Mag. t. 656; Red. Lil. F. 337; Fost. Bulb. Iris, 64. — Section Xiphion. — Régions méditerranéennes occidentales.

Bulbe ovoïde ; feuilles (4 à 6) insérées au dessous des valves de la spathe, les inférieures de 30 cm. ou plus de long, linéaires, presqu'arrondies, profondément canaliculées, les supérieures ressemblant graduellement aux valves ; hampe de 40 à 50 em. uni ou biflore ; tube presque nul; fleurs de 5 à 6 cm. de haut; labelles à limbe orbiculaire, réfléchi, de 12 mm. de large et de long, portés sur un large onglet, érigés et étalés, de couleur violet rougeâtre chez le type, de forme oblonoue ; styles de 3 em., à crêtes grandes et quadrangulaires. Juin.

La variété lusitanica a les valves renflées, le périanthe disposé un peu en entonnoir, l'onglet plus large, recouvrant le style des deux côtés et ses couleurs

Ms QC LUE

or, orange et brun violet sont exquises et merveilleuses.

La variété Viviani Spenger est à nervures transparentes et porte une grande macule d’or sur les segments ; la variété Battandieri Fost. a les feuilles très glauques, les fleurs d’un beau blanc maculées d’orange sur les labelles, l'onglet rattaché directement au limbe sans contracture, les rebords très révolutés et les étendards plus grands; c'est une plante algérienne. I'en existe également une foule de variétés horticoles et dont la collection ases collectionneurs et ses fervents adeptes.

IT faut à cet Iris et à ses variétés un sol riche et sec. bien drainé et une position ensoleillée.

Iris à tubercules.

I. tuberosa L. — Syn. de Hermodactylus tuberosus Salisb. Fig. Bot. Mag, t. 531; Red. Lil. t. 48 ; Flore des Serres, t. 1083. — Section Æermodactylus. — Régions méditerranéennes.

Souche courte et fibreuse, émettant 2 à 4 tubercules oblongs et nus; feuilles (3-4), linéaires-tétragones, de 15 à 20 cm.; hampe grêle, de 30 à 40 cm., uniflore; spathe à 1-2 valves lancéolés; tube très court; labelles non barbus, à limbe deux fois plus court que l'onglet, marquée d’une large et belle macule d’un noir velouté ; étendards courts et dressés. Mars-avril.

Cette plante plus curieuse que décorative aime les lieu mi-ombragés et le sol frais et profond: Elle croît à l’état sauvage sous les oliviers, dans les sols cultivés et

meubles et réussit chez nous à la condition d'être abritée contre le.froid.

Les Iris Regelio-cyclus.

Dans une visite que J'ai faite en mai 1901 à Haarlem, j'eus l’occasion de von: une nouvelle race d’Iris qui me paraît devoir remplacer avantageusement dans les jardins les Oncocyclus, fameux par les insuccès de leur culture.

Des centaines et des centaines d'amateurs d'Oncocyclus ont essayé de leur acclimation, mais il en est peu qui aient réussi. C’est pourquoi, en voyant chez M. van Tubergen, tout un carré d'Iris au port de Regelia, presque du germanica, aux teintes foncées et aux pétales veinés et marbrés des Oncocyelus, je fus vivement frappé.

Etourdi par les impressions violentes que je venais de ressentir après avoir parcouru des hectares et des hectares et encore des hectares de tulipes, de narcisses, d'iris, de toutes les espèces bulbeuses contenues dans le catalogue trop modeste du célèbre cultivateur hollandais, je commançais à être las et à crier grâce, Mais à la vue de ces iris merveilleux, le sang afflua de nouveau à mon cerveau et Je fus piqué d'une vive curiosité,

Il y en avait de brun-noir et blanc, de veloutés violet et noir, de lie de vin et noir, de pourpre et blanc; il y en avait à fleurs très grandes, d’autres à fleurs plus petites. Les uns avaient l’'étendard hardiment dressé

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