‹ Les irrigations (volume 2)Chapitre 53 sur 103 · O.OO064I · texte numérisé non relu

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Moulinet de Woltmann. — Cet instrument, destiné à évaluer la vitesse des courants, à des profondeurs

plus grandes que celles des rigoles d'irrigation, consiste en un arbre horizontal sur lequel sont fixées deux ailettes A B, à surfaces planes, inclinées à 45°, et tournant dans un plan vertical. Une vis sans fin, taraudée sur l'arbre horizontal, fait tourner un système de roues dentées qui permet de connaître le nombre de tours faits par les ailettes. Un excentrique C, mû par les deux cordons a a, soulève à volonté les roues dentées de façon à pouvoir les engrener au commencement, ou à les désengrener à la fin de l'expérience (fig. 1 5 1).

Fig. 1 5 1 - — Moulinet de Woltmamn.

Une des roues du compteur marque les unités, ou le nombre de tours des ailes de o à 5o, et l'autre marque les dizaines de o à 5oo; ce qui permet de faire faire au moulinet jusqu'à 5oo tours dans une expérience.

L'instrument doit être fixé à une tringle de fer DE qui plonge verticalement dans l'eau ; il est mobile autour de cette tige et armé à l'arrière d'un gouvernail F, dont la surface est calculée de manière à maintenir l'instrument en avant, dans le sens du courant.

Pour faire une expérience, on désengrène les roues du compteur et on amène leur zéro devant les repères; puis on descend l'instrument dans l'eau; les ailes se mettent

aussitôt à tourner sous l'action du courant et ne tardent pas à prendre un mouvement uniforme. On presse alors la détente d'un compteur à secondes, en même temps que Ton tire le cordon qui engrène les roues. Au bout de quelques minutes, on arrête l'aiguille des secondes et on tire le second cordon qui désengrène les roues. On connaît ainsi le nombre de. tours de moulinet exécutés pendant le temps qu'a duré l'essai. A l'aide de ces données, on possède les éléments pour le calcul de la formule spéciale que Baumgarten a indiquée (i).

Fie. i52. — Moulinet de Baumgarten.

Moulinet de Baumgarten. — Comme dans les courants très faibles, le moulinet à ailes planes est trop paresseux, Baumgarten a appliqué des ailes à surfaces hélicoïdales A (fig. i52), adaptées sur l'axe B qui porte la vis tangente.

(i) Dans la formule de Baumgarten : — = 0,3595 -

A h , v in-

dique la vitesse du courant d'eau, ou le chemin parcouru en une seconde; n le nombre de tours du moulinet pendant le temps t ; A et B des constantes qui dépendent des dimensions et des frottements de l'instrument. Ces coefficients de tarage sont obtenus par comparaison avec le fonctionnement de l'appareil dans l'eau tranquille.

Dans les moulinets ainsi modifiés qu'emploie le service des ponts et chaussées en France, le rayon extérieur de Fhéiice génératrice des ailes est de om,o4; le pas de l'hélice est de om,092 , et la surface hélicoïdale, bien que formant une spire complète, est partagée en quatre parties correspondant à quatre pas de om,o23. Ces quatre parties, ou ailes, sont assemblées de façon à ce qu'elles ne se recouvrent pas; à l'extérieur, elles sont ouvertes.

Les ailes hélicoïdales tournant beaucoup plus vite que les ailes planes, les roues doivent pouvoir compter un plus grand nombre de tours; aussi la première roue compte-t-elle par unité jusqu'à ioo tours; et la deuxième par dizaines jusqu'à 1,000 tours.

Une suspension de Cardan relie le moulinet à la tige C D, pour que Taxe de l'hélice soit toujours parallèle au filet de l'eau qui choque les ailes, en s'inclinant dans tous les sens. Le gouvernail E est formé de quatre palettes soudées à angle droit.

Les expériences se font comme avec le moulinet Wolt-

mann, et la vitesse — = x se calcule d'après la môme

formule (i).

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