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son côté, que l'Elbe ne débite dans une année, à son embouchure, que le quart de la pluie reçue par le bassin.
Tandis que, pour la Grande-Bretagne, on calcule sur un quart à un tiers de la pluie annuelle, comme se rendant par les cours d'eau à la mer; en France, le régime hydrologique est très variable ( i ) .
Belgrand a calculé que le module de la Seine, c'est-àdire le débit moyen par seconde à Paris, étant de 249 m. cubes, donne lieu pour un bassin de 44,375 kilom. carrés, à une couche d'eau de o^^i^j , ou au tiers de la quantité de pluie tombée, qui est de o",53.
Pour la Garonne, d'après les calculs de Baumgarten, le module en aval du Lot, est de 659,70 m. cubes, correspondant à 0,646 de la pluie tombée annuellement.
La Saône, à Trévoux, pour un module de 496 m. cubes, offre un débit qui correspond à o,55 de la quantité moyenne d'eau pluviale.
En Italie, les données résultant des observations de Lombardini et d'autres ingénieurs, pour le Pô, le Tibre et l'Arno, sont les suivaçntes (2) :
Chute (Vefta Débit
plaTiAle. raoyeiu
Le Pô à Pontelagoscuro 1 .o5 0.75
L'Adda i.o5 1.29
Le Tibre à Ripetta 1.47 0.49
L'Arno i.ii 0.37
Ainsi, sans tenir compte de l'Adda, dont le bassin est presque tout en montagnes, le débit moyen des fleuves italiens correspond entre i /3 et 3/4 de la chute d'eau pluviale annuelle.
(ly Maiirotde Varcnne, Dm irrigations et dessèchements , ï^aris, ïSSj, p. 358.
(2) Antali di agricoltura. 1886; note de l'ingénieur Baldacci.
L'ensemble de ces données aurait un intérêt tout à fait pratique s'il était établi en corrélation avec la configuration des bassins hydrographiques (plaines et montagnes) et la nature des terrains baignés par les pluies.
2. Humidité des terrains. » La perméabilité n'est pas seule à régir le pouvoir d'absorption des terrains.
Leur ameublissement, par exemple, développe cette faculté : une terre meuble retient plus d'eau qu'une terre compacte ou à pores serrés : c'est ce dont le D' Heiden s'est assuré par des essais directs. Un sol qui, à l'état naturel, absorbe 42,5 pour 100 d'eau, quand il est fortement comprimé, n'en absorbe plus que 3 1, 5 pour 100 à la même température (i).
L'ombrage que fournissent les arbres feuillus; l'obstacle que les haies vives opposent au vent ou aux courants d'air, agissant à la surface des terres cultivées; le mode de fumure; la qualité des engrais, qui modifient plus ou moins l'état physique du sol, concourent au ralentissement de l'évaporation et au maintien d'un degré plus constant d'humidité, soit dans la couche arable, soit dans la couche d'air qui la baigne. >
De Gasparin (2) reconnaît , de son côté , que dans les sols maigres la faculté d'absorption de l'eau est moins grande que dans les sols fortement fumés; que dans une terre bien labourée, quoiqu'elle puisse paraître sèche à la surface, la capillarité fonctionnant plus difficilement, la fraîcheur se conserve plus longtemps dans les couches inférieures. « Cette fraîcheur, ajoute-t-il , c'est-à-dire cet état où la terre n'est ni trop humide ni trop sèche, mais oîi elle conserve en toute saison la quantité d'eau suffisante pour que la végétation y ait lieu d'une manière continue, » dépend de la profondeur de la couche perméable,
(0 Uhrbuch der Dûngerlehre. II ter band, 3'* abtheilung, Hanover, 1887. •2) Cours d^ agriculture, 3* édit., t. I, p. i5i.
de la pente, des conditions dimatériques, etc., plutôt que de l'infiltration.
De nombreuses expériences ont été faites sur l'aptitude des terrains à s'humecter et à se sécher. Schtibler, Meister, Trommer, Appun, Liebenberg, ont donné des résultats qui ne concordent pas entre eux, car ils s'appliquent à des sols imparfaitement définis sous le rapport de leur composition minéralogique et chimique et de leur état physique, et il n'a pas été tenu compte de la condition hygrométrique de Tair. On ne saurait donc leur attribuer qu'une valeur relative; aussi indiquons-nous, pour mémoire seulement, les données déjà anciennes des observations de SchUbler, mises d'accord avec celles de Gasparin, dans le tableau II qui suit.
Le professeur Meister a trouvé que i,ooo grammes de terre de marais retiennent i,o5o grammes d'eau, tandis que 1,000 grammes de terre sablonneuse (Nuremberg) en retiennent seulement 3o3 grammes. La même terre de marais, exppsée à la lumière diffuse, perd 34 pour 100 de son eau, tandis que la même terre sablonneuse en perd 73 pour 100; de telle sorte que là où un sol tourbeux exige le drainage pour ne pas être imbibé, un sol sablonneux peut être soumis à une trop grande sécheresse (i).
La force capillaire de la couche arable, par rapport au sous-sol, peut se mesurer soit par l'accroissement en poids d'un certain volume de terre ayant absorbé l'eau, soit par la hauteur à laquelle s élève le liquide dans de la terre préalablement disposée dans des récipients. D'après cela, la terre de marais aurait retenu 219 parties d'eau en poids, contre 28 parties que la terre sablonneuse a absorbées. Les hauteurs de l'eau fixée, dans les essais
(i) Travaux de CÉcole d'agriculture ds Weinestephan , i857-58.
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