VI. — cinq arrosages en reprise et mé
lange avec eau du canal.
VIL — six arrosages en reprise et mé-
lange avec eau du canal.
De I à V, la teneur en matières solides diminue; mais elle augmente en VI et VII, ce qui tient au mélange avec Teau du canal et probablement à un entraînement de matières plus légères pendant Tarrosage.
De I à II, l'eau dépose 17,26 pour 100 des matières solides totales; de II à III, ce dépôt atteint 64,46 pour 100; de III à IV, 10,96 pour 100; de IV à V, 2,49 pour 100; puis il y a de nouveau augmentation.
Relativement aux matières en dissolution, une partie est utilisée par les herbes, mais la proportion en est bien plus faible que pour celles en suspension dans Teau d'arrosage. Dans ce dernier cas, le sol retient à peine 9 centièmes, et dans le premier 9 dixièmes des quantités primitives. La déperdition en potasse et en acide phosphorique, qui sont les éléments de nutrition les plus importants, est extrêmement faible par rapporta la teneur de l'eauducanal.
Bardeleben, en insistant sur le rôledominant des matières minérales limoneuses, lors de Tarrosage, fait observer que les prés du Boker Heide recevant les eaux de reprise, recouvrent un sol sablonneux dont le pouvoir absorbant est très limité.
4. Conclusions des expériences de Kônig. — Dans ses séries de recherches sur les eaux d'irrigation, dont les détails seraient trop longs à rapporter, le docteur J. Kônig(i) a confirmé et de beaucoup étendu les conduit) Vntersuchung ûber verànderung des Reiselwassers bei ofterer Benut- Zungd^sselben : LanJw^ Jahrbûcher, 1H77: Verânderungen'und Wirkungen des Reiselwassers beider Bcricselung : Landw. Jahrbûcher, 1JJ82.
ÛQ
CO
3 « iJ '-'
<n Cl «i
(iS-î'
ô O « eo
%rt
ir>
dddddddddoo
VO CkWVO ■* «-30 -V»»-. -T"
<o 1^«oo - Sî^;tî:r^i?
odooooooooo
sa
5 C E •» 2 -S iJ J= « ^ .•= o o «:J
sions que nous avons exposées quant au pouvoir oxydant et fertilisant du sol.
Il a ainsi constaté que dans les irrigations d'automne et d*hiver, les matières en suspension se réduisent notablement, quand l'eau est plusieurs fois utilisée par reprise; ce sont surtout largile et le carbonate de chaux qui se séparent.
Les matières en dissolution subissent en partie une faible réduction, comme chaux et comme potasse; mais le chlore, Tacide sulfurique, la magnésie et la soude augmentent plutôt qu'ils ne diminuent; ce qui n'a rien d'extraordinaire, car après les froids longs et rigoureux il n'y a pas encore de végétation active, le sol étant saturé par les pluies et les neiges.
Ainsi, la fixation des matières en dissolution semblerait dépendre de Tétat physique du sol, les matières en suspension, argiles et calcaires, se précipîtantmécaniquement ; un peu de potasse est absorbé, mais les autres matières que le sol n'absorbe pas sont plus complètement diluées. Il est manifeste qu'en conséquence un terrain sablonneux, aux époques où il est saturé d'humidité et sans végétation, ne saurait se prêter utilement à une forte irrigation.
Dans l'irrigation printanière, à partir delà fin d'avril, il y a, par contre, une diminution progressive et constante de tous les principes en dissolution dans l'eau; en été, elle est encore plus rapide, plus accentuée pour la potasse, et atteint la proportion de moitié à un tiers, dans l'eau non utilisée, c'est-à-dire dans l'eau de sortie.
Cette déperdition plus élevée ne devant s'attribuer qu'aux progrès de la végétation, Kônig croit pouvoir en déduire que l'emploi d'une eau d'arrosage est d'autant plus parfaij que la végétation est plus active, et que les principes nutritifs de l'eau sont directement absorbés par
les plantes arrosées. En outre, la température influerait également sur la perte; c'est-à-dire que la perte augmente avec la température de Teau, notée pendant les expériences, àsavoir : 9'*,55 en février; 8*^,69 en mai, et 22^,4 en été. Comme action fertilisante de l'eau, d'après Kônig, il faut moins considérer le pouvoir absorbant du sol que l'abandon des matières en suspension et l'absorption di rectedes principes nutritife de Teau par les plantes. Ses essais motivent en ce sens les observations suivantes :
1. La diminution de principes utiles dans l'eau d'arrosage est d'autant plus forte que la croissance des plantes est plus active ; elle est plus considérable dans les mois chauds qu'en hiver.
2. Dans les terres riches et tenaces, la réduction des matières minérales est moindre que dans les terrains pauvres et sablonneux.
3. Chaque principe nutritif de l'eau d'arrosage est réduit en proportions variables ; le pouvoir absorbant du terrain étant le même, c'est la plante qui règle les proportions d'après ses propres besoins. Une seule substance nutritive fait exception, la potasse, dont la réduction est réglée par le pouvoir absorbant du sol.
Appliquée aux prairies, l'eau d'irrigation, par son action épurante , tient lieu des façons que donnerait la bêche ou la charrue; car les substances organiques en dissolution augmentant, l'oxygène diminue dans la plupart des cas et l'acide carbonique augmente. Des expériences où Kônig a examiné l'eau d'arrosage, dont une partie était évacuée à la surface, et l'autre partie au niveau du sous-sol (voir tableaux Vil et VIII), se déduisent les observations suivantes ( i ) :