‹ Les irrigations en ÉgypteChapitre 50 sur 159 · C . ti'tnandjtiiiin uHlù^^'s · texte numérisé non relu

C . ti'tnandjtiiiin uHlù^^'s

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Fig. 18. — Irrigations de Nag Hamadi.

digue du fleuve et les digues des bassins d'inondation Rili et Makharr. Elle a 2850 hectares de superficie. Traversée parle canal Asfoun, qui est la grande artère d'alimentation des bassins de la région, et par le Sayalah Sahel, qui est le canal d'arrosage des terres hautes voisines du Nil pendant la crue, elle reçoit l'eau en étiage par un réseau spécial de canaux privés qui traversent en divers points les deux grands canaux ci-dessus et qui reçoivent de l'eau pompée dans le Nil au moyen de trois usines voisines l'une de l'autre. Quand les eaux, au moment de la crue, sont assez hautes pour que les canaux Sahel et Asfoun les distribuent au niveau des terres, on arrête les pompes et on arrose au moyen de ces deux canaux qui jouent alors leur rôle normal de canaux d'inondation pour les territoires environnants.

Les usines élévatoires de la Société égyptienne d'irrigation fournissent, d'autre part, un exemple d'une installation dans laquelle le sol n'appartient

pas aux propriétaires des pompes; ce sont les paysans qui possèdent la terre et ce sont eux-mêmes qui Tout aménagée pour être protégée contre l'inondation et pour recevoir les bénéfices de l'irrigation (fig. 18).

Au moyen de deux grandes usines construites Tune à El Derb (km. 632) et lautre à Kodérat (km. 627), cette société donne de Teau d'irrigation pendant les basses eaux sur un territoire qui n'a pas moins de 25 kilomètres de longueur et de 10 kilomètres dans sa plus grande largeur, et qui s^étend, sur la rive gauche du Nil, entre la digue du fleuve et les bassins Dahasah Ouest, Barkhanis et Samhoud. Pour la distribution des eaux ainsi pompées, on utilise principalement les lits des canaux actuels d'inondation de la région et plus spécialement ceux qui sont destinés aux cultures nabari, et aussi d'anciens canaux d'alimentation des bassins aujourd'hui transformés en terrains d'irrigation. Tout ce réseau de canaux, qui a conservé ses ouvrages de prise et ses régulateurs, reprend pendant la crue ses fonctions normales, donnant l'eau pour le remplissage des bassins qui subsistent encore, pour les cultures nabari et en même temps pour le coton et la canne à sucre qui sont alors en pleine végétation. Aussitôt que les eaux sont à un niveau assez élevé dans les canaux pour suffire à ces besoins, les pompes s'arrêtent et toute l'alimentation se fait par gravitation.

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