‹ Les irrigations en ÉgypteChapitre 54 sur 159 · RITE DROITE · texte numérisé non relu

RITE DROITE

Emplacement

en kil.

du Nil à partir

de la pointe

du DelU.

kil.

Désignation.

Mataanah . .

Salamieh. . .

Naga-Hatab. .

Ahchi .

Khirbah Gebelaoui Hamad Hichah.

Aouled-Yahiah Galaouieh . .

Zaou

Maimar . . .

Abou-Zabibah.

Mazab-Abnoub Maabdab . . .

Nombre

des arches.

Ouverture des arches.

On peut dire» d'une façon générale, que les bassins sont ouverts du 5 au 15 août, qu'ils sont complètement remplis du 20 septembre au 5 octobre, que la vidapge commence vers le 5 octobre et est finie le 31 octobre.

Mais ces règles comportent en pratique des exceptions assez nombreuses pour les bassins qui se trouvent dans des conditions spécialement difficiles d'alimentation et de vidange; pour ceux, par exemple, qui ne peuvent être remplis, en raison de leur situation, qu'au moment même où commence la vidange des autres bassins et avec l'eau qui en provient. Citons notamment, comme rentrant dans cette catégorie, les bassins de la province de Ghizeh, sur la rive gauche du Nil, qui reçoivent la plus grande partie de leur eau des chaînes supérieures ; le remplissage n'y est complété que dans le courant d'octobre et la vidange ne s'achève guère que dans la seconde moitié de novembre. Comme exemple extrême, nous signalerons le grand bassin Iswid qui termine au nord la chaîne des bassins de Ghizeh ; en 1894, l'eau n'y entra que le 21 septembre à cause des nombreuses

récoltes qedi encore sur pied qu'il contenait ; son déversoir fut ouvert le 9 novembre et la vidange fut terminée le 24 novembre. En 1897, année de basae crue, les bassins de la chaîne de Ghizeh ne furent complètement remplis que le 20 novembre ; mais la réglementation des eaux s*est améliorée depuis celle époque.

Pour préciser les conditions du mouvement des eaux d'inondation dans les bassins, prenons Tannée 1898 qui fut une année de bonne crue, un peu lente à descendre.

Dans les provinces de Minieh et de Benisouef, tous les canaux d'ali* mentalion furent ouverts le 10 août.

A cette date du 10 août, la cote du Nil, à Téchelle d'Assouan, était de 8,53 m. (15 p., 19 k.) et depuis le commencement du mois elle avait varié comme il suit :

!<»' août. .

6 août . .

il, 3

Le Nil avait donc déjà dépassé à Assouan, le 4 août, les cotes de 4,32 m. et 4,86 m. qui correspondent à celles des plafonds de tous les grands canaux d'alimentation des bassins.

Dans la province d'Assiout, un tiers des bassins fut ouvert le 10 août et le reste entre le 10 et le 15 août, à Texception de deux bassins situés sur la rive gauche du Bahr Youséf (bassins Touna et Abou-Khaleb) qui ne furent ouverts que le 20 août à cause de la présence des récoltes qedi.

Dans les provinces situées au sud d'Assiout, les bassins furent ouverts à des dates variant du 10 au 18 août.

Les canaux de la province de Ghizeh furent ouverts aux mêmes dates.

Dans tous les systèmes, les déversoirs furent ouverts aux mêmes dates que les canaux d'alimentation pour donner de Teau limoneuse à contrepente dans les bassins qu^ls devaient décharger plus tard; les déversoirs furent fermés aussitôt que par TefFet des autres moyens de remplissage les bassins eurent atteint un niveau supérieur à celui du Nil. Ainsi le déversoir d'Aboutig fut fermé le 18 août, ceux de Choutb et deSelimle 13 août, celui de Motia, qui donne dans un petit bassin élevé, le 24 septembre ; le déversoir de Kocheicha, le 13 août. La répartition des eaux entre les différents bassins d'un même système et entre les différents systèmes de bassins commença du 15 au 31 août par la manœuvre des ouvrages régulateurs qui permettent le passage de l'excès d'eau d'un bassin dans l'autre ou d'un système dans le suivant, et aussi par la manœuvre des appareils de

fermeture des déversoirs au Nil, de façon à éviter que certains bassins ne s'élèvent au-dessus de leur plein niveau et que d'autres, au contraire, ne restent trop bas. Le très important régulateur du Sohaghieh à Âssiout, qui commande le passage de Teau dans les premiers bassins situés au nord de cette ville, commença à être réglé le 3 septembre. Plus au nord, le régulateur de Komi qui commande le passage des eaux du Kocheicha dans les bassins de Ghizeh était resté grand ouvert tant que le déversoir de Kocheicha était lui-même ouvert, afin que les bassins d'aval pussent profiter de celte alimentation directe d'eau limoneuse, puis le 13 août il fut fermé en même temps que le déversoir; le 24 août, il fut de nouveau ouvert pour passer Texcédent d'eau du Kocheicha dans les bassins de Ghizeh.

A part quelques exceptions, l'achèvement du remplissage complet de tous les bassins, depuis ceux de la province de Benisouef jusqu'à la limite méridionale de l'Egypte fut opéré du 20 septembre au 26 septembre; quelques-uns seulement ne furent pleins qu'après le 26 septembre à des dates variant jusqu'au 10 octobre.

La vidange, dans les bassins des provinces d'Esneh et de Keneh, commença le r^ octobre et fut terminée dans presque tous les bassins entre le 20 et le 25 octobre ; dans la province de Ghizeh, elle commença du 1" au 5 octobre et fut terminée à la fin du mois ; dans le sud de la province d'Âssiout (système Nord-Sohag), elle commença du 3 au 8 octobre et fut terminée le 10 novembre. Le déversoir de Kocheicha fut ouvert le 15 octobre. La vidange fut achevée pour la province d'Assiout dans les premiers jours de novembre, pour la province de Minieh entre le 10 et le 15 novembre, pour la province de Benisouef le 30 novembre et plus tard dans la province de Ghizeh. Le Nil était resté haut assez longtemps, de sorte que, lorsqu'on ouvrit le déversoir de Kocheicha, il n'y avait que 0,28 m. de différence de niveau entre l'eau du bassin et celle du Nil.

Pendant la très mauvaise crue de 1899 les conditions du remplissage et de la vidange furent beaucoup plus difficiles.

Les cotes du Nil à Assouan, dans les dix premiers jours du mois d'août, étaient :

lo*- août. .

6 août

Ces niveaux étaient mauvais pour donner un bon commencement d'alimentation, aussi certains canaux du district d'Assouan ne se mirent à couler que le 24 août.

La date générale d'ouverture des canaux fut le 10 août, $auf pour

quelques bassins des provinces du sud et un assez grand nombre de bassins de la province de Guirgueh, où cette date fut reculée entre le 42 et le 15 août à cause des cultures qedi. Dans les provinces d'Assiout, Minieh et Benisouef, Teau n'entra pas dans les canaux avant le 13 au 17 août et, dans la province de Ghizeh, avant le 12 au 15 août.

Le 14 août, le Ministère des Travaux Publics notifia dans toutes les provinces, par télégramme, que le Nil serait bas ; aussitôt furent mises en vigueur les règles édictées pour ce cas et qui ont spécialement pour but d'emmagasiner toute Teau disponible dans certains bassins de chaque système, destinés à jouer le rôle de réservoirs pour les bassins situés en aval. En même temps, on invitait les propriétaires à semer du nabari sur les terres hautes qu'on ne pouvait espérer inonder.

Ainsi, le régulateur du Sohaghieh, à Assiout, qui avait été laissé ouvert depuis le commencement de la crue pour donner le plus d'eau possible aux bassins d'aval, fut fermé le 15 septembre pour rendre possible le remplissage du grand bassin Zannar; vers le môme moment, le 19 septembre, était construit dans le Sohaghieh le barrage temporaire dont il a été parlé lors de la description du système Nord-SohagS pour submerger par l'effet de la retenue ainsi obtenue certains grands bassins qui, sans cela, seraient restés incultes. Les régulateurs de l'extrémité nord de la chaîne de bassins Assiout-Kocheicha, qui avaient été laissés ouverts au commencement, furent fermés le 5 septembre pour emmagasiner dans le bassin Rikka (voir pi. V) l'eau nécessaire aux bassins de la province de Ghizeh ; puis le régulateur de ce bassin fut ouvert partiellement pour assurer Tirrigation du nabari ; on le referma complètement le 9 novembre lorsque la vidange des bassins supérieurs achevait le remplissage des bassins Kocheicha et Rikka, et enfin il fut de nouveau ouvert en grand le 19 novembre pour assurer définitivement le remplissage des bassins de Ghizeh.

Des arrangements analogues furent pratiqués entre les divers systèmes de bassins et dans l'intérieur de chaque système.

Malgré ces dispositions, plusieurs des systèmes de la région du sud, qui ne sont pas dans des conditions faciles d'alimentation en très basse crue, reçurent trop peu d'eau et 60 000 hectares y restèrent à sec.

Dans la province de Guirgueh, les bassins-réservoirs furent bien remplis et leur eau fut utilisée au moment de la vidange pour les autres bassins, mais elle n'y séjourna que peu de temps ; il y eut toutefois des terres non arrosées tant sur la rive droite que sur la rive gauche, dans les parties hautes des systèmes, soit environ 22 000 hectares.

Dans les provinces d'Assiout, de Minieh et de Benisouef, sauf quelques

* Voir pages 89 et 90.

exceptions peu importantes, aucun bassin ne put être rempli que pendant la période de vidange : ceux de la province d'Assiout, au moyen des eaux duSohaghieh circulant de bassin en bassin; ceux des deux autres provinces, en créant, par la vidange des bassins supérieurs, un ûot artificiel dans le Bahr Yousef ; tous furent assez pleins, mais pour peu de jours. A ce moment là, c'est-à-dire pendant le mois d'octobre, on ferma pendant vingt jours tous les embranchements d'irrigation du canal Ibrahimieh et on envoya toute son eau dans le Bahr Yousef et dans les bassins ; c'était une mesure extrême, mais elle était nécessaire pour assurer le remplissage des vastes bassins de cette province.

La vidange des systèmes de bassins situés le plus au sud commença le 25 septembre sur la rive gauche et le 26 septembre sur la rive droite ; on voulait d'abord faire passer les eaux d'un système à l'autre, pour améliorer les conditions de la submersion ; mais comme le niveau du fleuve baissait rapidement, et qu'il atteignait à Assouan 6,99 m. (12 p. 23 k.) le 25 septembre et 5,08 m. (9 p. iO k.) le 15 octobre, et qu'il était nécessaire de conserver de l'eau en réserve pour pourvoir à l'arrosage du nabari, on reconnut que la petite quantité d'eau de vidange qui arriverait à la fin de chaque système serait à peine suffisante pour compenser les pertes par évaporation et par absorption, et on se décida à assécher certains systèmes indépendamment des autres sans attendre Teau des systèmes supérieurs qui fut finalement emmagasinée et utilisée pour le nabari. La vidange au sud de la province de Guirgueh fut ainsi terminée fin octobre, sans qu'aucune goutte d'eau eût été rejetée dans le Nil ou eût passé dans les bassins de cette dernière province. Ceci est un exemple des difficultés qu'on rencontre dans certaines mauvaises années pour appliquer la culture par inondation ; on ne pourrait sans doute remédier à ces inconvénients que par rétablissement de barrages de retenue au travers du Nil. Il est vrai que des crues aussi faibles que celles de 1899 ne s'étaient pas reproduites depuis 1877, mais nous avons voulu parler de cette année exceptionnelle pour bien montrer le soin qui doit présider au mouvement des eaux, et les obstacles contre lesquels les ingénieurs ont parfois à lutter pour mettre en pratique un système qui parait si simple au premier abord et si élastique dans l'application.

Dans la province de Guirgueh, les conditions furent meilleures ; la vidange commencée le 1*' octobre sur la rive gauche y fut terminée le 12 novembre ; sur la rive droite, elle dura du 5 octobre au 25 novembre.

Pour la chaîne des bassins d'Assiout-Kocheicha, la vidange commencée le 1®' octobre fut achevée le 10 décembre ; le déservoir de Kocheicha fut partiellement ouvert le 26 novembre et ouvert en grand le 2 décembre.

Pour la province de Ghizeh, rive gauche, nous avons vu que Teau des systèmes supérieurs y fut admise le 19 novembre; les bassins se rempli-

rent successivement ; le bassin Iswid, le dernier de la chaîne, fut plein le 6 décembre au matin et sa digue fut coupée le même jour pour déverser Teau dans le rayah de Behéra ; il y eut peu de terres non inondées de ce côté, mais les bassins de la rive droite restèrent presque complètement à sec.

Il est certainement remarquable que, par suite des arrangements des bassins et de la réglementation adoptée pour le mouvement des eaux, Teau du canal Sohaghieh, qui a sa prise à 528 kilomètres au sud du Delta, a pu être passée de bassin en bassin et de système en système en dehors du lit du Nil jusqu*à la branche de Rosette, à. 30 kilomètres au nord du Caire.

Autrefois, lorsqu'il y avait moins d unité de direction dans les services publics, ce passage de l'eau d'une province dans l'autre pour en compléter l'inondation au moment de la vidange, était célébré avec une certaine solennité. Des procès-verbaux étaient dressés, signés ou plutôt cachetés par les principales autorités des deux provinces intéressées. C'était une vieille tradition et comme une constatation officielle du fait par lequel la province d amont laissait pénétrer dans la province d'aval les éléments de fertilité qui ne lui étaient plus nécessaires. Mais pour ceux qui connaissent le pays, il s*agissait là plutôt de la signature d'un document contradictoire, prouvant que la province d'amont avait rempli son devoir vis-à-vis de la province d'aval, et que les autorités de celle-ci ne pouvaient rejeter sur celle-là les insuffisances ou les retards dans les submersions et par suite les difficultés qui pouvaient en résulter dans la mise en culture et finalement dans la perception des impôts de l'année.

ACTION DU REMPLISSAGE ET DE LA VIDANGE DES BASSINS SLîR LES NIVEAUX DU NIL

On évalue à 200000000 de mètres cubes par jour, soit 2300 mètres cubes par seconde, l'eau qui est prise au Nil pour Talimentation des bassins pendant une crue moyenne et durant une période de quarante jours entre le 15 août et le IS septembre. Or le Nil débite à ce moment là, à Assouan, en moyenne, 700 000 000 mètres cubes par jour, soit 8 000 mètres cubes par seconde. C'est donc les deux septièmes du débit qui sont ainsi détournés du fleuve.

M. Willcocks a calculé que, du Caire à la pointe du Delta, les sections moyennes du lit du fleuve aux différentes hauteurs, en prenant comme zéro la cote moyenne des étiages, sont les suivantes :

Au-dessous de

mètre .

Au-dessous de 8 mètres .

DESCRIPTION DES BASSINS DlNONDAtlON 107

La hauteur de crue du Nil pendant la période du remplissage des bassins est d'environ 8 mètres en moyenne, et la différence de section du Nil est au Caire, entre 7 et 8 mètres, d'après les chiffres ci-dessus, de ni8 mètres carrés. Si Ton prend comme vitesse moyenne de l'eau 1,50 m, on voit qu une diminution de débit au Caire do 2300 mètres par seconde correspondra à une réduction de section 1 500 mètres carrés, ce qui représentera un abaissement de 0,80 m. en chiffres ronds et en négligeant les phénomènes accessoires d'absorption et d'évaporation le long du parcours du fleuve. Ce n'est là d'ailleurs qu'une approxination, mais elle suffit pour donner une idée de l'importance du phénomène qui varie naturellement chaque année avec le niveau des crues.

Lorsque les eaux des bassins sont restituées au Nil dans le courant du mois d'octobre, un effet inverse se manifeste sous la forme d'un gonflement artificiel du fleuve. Comme la crue à cette époque est généralement encore très haute, il est nécessaire de diriger la vidange des bassins de façon à ne modifier le régime du Nil en aval que d'une façon ou avantageuse ou non dangereuse, suivant les cas, pour les cultures irriguées du Delta.

Ainsi, dans les faibles crues, on cherchera à vider les bassins de telle sorte que le plus grand volume d'eau possible arrive à la fois à la pointe du Delta et y produise un niveau plus élevé que celui que la crue naturelle aurait donné.

Dans les fortes crues, au contraire, on retardera la période de la vidange pour que les eaux des bassins ne parviennent au Delta qu'après que la crue naturelle aura commencé à baisser, ou on l'allongera pour que le gonflement que ces eaux produisent ne donne pas au fleuve un niveau plus élevé que celui de la crue naturelle, si celle-ci a déjà inspiré des craintes pour la sécurité des digues et des ouvrages d'art.

Avec les grands déversoirs construits pendant ces dernières années pour remplacer les anciennes coupures de digues au moyen desquelles on déchargeait les bassins dans le Nil, les ingénieurs ont entre les mains des moyens puissants pour régler lallure de cette onde, et ils sont maintenant habitués à la manœuvrer de façon à obtenir le meilleur résultat qu*on puisse en tirer pour le bénéfice des terres d'aval.

En 1899, année de crue anormalement basse, l'effet de la vidange des bassins fut seulement d arrêter pendant quelques jours la baisse des eaux.

En 1898, année de crue élevée, comme la coteau Caire était encore très haute le 1" octobre, soit 19,60 m. (23 p. 4 k.), on s'arrangea pour que la décharge des bassins du sud y parvînt avant celle des bassins Assiout- Kocheicha. La vidange en fut commencée partout du 1" au 5 octobre et terminée le 30 octobre. L'onde maxima à Assiout fut de 0,72 m. entre le 11 et

le 14 octobre ; elle arriva au Caire le 18 octobre. L'ouverture des portes du déversoir de Kocheicha fut faite lentement du 15 au 18 octobre. L'altitude la plus haute de la crue naturelle au Caire avait été de 19,73 k. (23 p. 10 k.) du 14 au 17 septembre. Le Nil s'éleva à l'altitude de 19,98 m. (23 p. 21 k.) du 17 au 20 octobre par l'effet de l'onde de vidange; on avait cherché à obtenir 19,78 m. (23 p. 12 k.). On avait ainsi réussi à ne dépasser que de 0,60 m. au Caire le niveau qu'aurait eu le fleuve à ce moment-là en tenant compte de la décrue.

En 1897, année de crue pauvre et tardive, l'onde des bassins du sud atteignit le déversoir de Kocheicha le 20 octobre, date à laquelle on l'ouvrit. On avait voulu réunir ensemble toutes les eaux de vidange parce que la cote maxima du Nil au Caire, cote atteinte le 26 septembre, n'avait été que de 18,40 m. (19 p. 21 k.), que le fleuve s'était rapidement abaissé depuis et qu'on trouvait utile d'atteindre une cote de 19,51 m. (23 p.) au Caire pour améliorer la situation de la Basse Egypte. On obtint pendant plusieurs jours 19,04 m. (22 p. 6 k.). Le niveau fut ainsi relevé de 1,20 m.

En 1895, on avait calculé la décharge de façon à obtenir au Caire une cote maxima de 19,51 m. (23 p.) ; on atteignit 19,49 m. (22 p. 23 km.).

En 1893, on s'efforça de produire un effet aussi grand que possible et on arriva à ce résultat que 1,08 m. de baisse à Assouan du 9 au 22 octobre se transforma en une hausse de 0,92 m. au Caire entre les dates correspondantes, soit du 14 au 27 octobre. L'action totale sur le Nil, au Caire, fut une surélévation de 2 mètres du niveau des eaux.

Ces quelques exemples montrent comment, certaines années, on utilise l'onde de vidange et comment, dans d'autres années, on corrige les inconvénients qu'elle pourrait produire.

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